
Premier cas d’Ebola confirmé en France métropolitaine chez un médecin de retour du Congo
Un humanitaire français a été isolé dès son arrivée après avoir contracté le virus Bundibugyo en République démocratique du Congo, où l’épidémie a déjà fait plus de 250 morts.
La France a annoncé mercredi 24 juin la détection de son premier cas de maladie à virus Ebola sur le territoire métropolitain. Le patient, un médecin revenant d’une mission humanitaire dans l’une des zones de circulation active du virus en République démocratique du Congo (RDC), a été placé en isolement dès son arrivée, avant même la confirmation biologique, puis transféré dans un établissement spécialisé respectant des protocoles de sécurité biologique stricts, dont une chambre à pression négative. Selon le ministère français de la Santé, son état est stable et sa charge virale très faible. Une enquête épidémiologique a été ouverte pour identifier les contacts, qui devront observer un isolement domiciliaire de vingt et un jours sous surveillance médicale.
Ce cas constitue la première infection par le virus Ebola diagnostiquée en dehors du continent africain depuis le début de l’épidémie actuelle, déclarée le 15 mai dans la province de l’Ituri, dans l’est de la RDC. Le foyer principal reste concentré dans cette région minière mais instable, où plus de 90 % des contaminations sont recensées, et s’est étendu aux provinces voisines du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, en partie contrôlées par la rébellion du M23, ainsi qu’à l’Ouganda voisin. Les autorités congolaises font état de plus de 1 000 cas confirmés et d’au moins 267 décès, un bilan que de nombreux experts jugent sous-estimé en raison de l’isolement géographique des zones touchées et des difficultés d’accès humanitaire.
L’épidémie est provoquée par la souche Bundibugyo, une variante rare du virus pour laquelle il n’existe à ce jour ni vaccin ni traitement approuvé. Les vaccins développés lors des flambées précédentes ne sont efficaces que contre la souche Zaïre. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré une urgence de santé publique de portée internationale le 17 mai et estime que la mise au point d’un vaccin spécifique pourrait prendre de six à neuf mois. Les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC) et les autorités sanitaires américaines considèrent que cette flambée a le potentiel de devenir l’une des plus importantes jamais enregistrées, en raison de la rapidité de sa progression initiale.
Les évaluations de risque divergent selon l’échelle géographique. Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) juge le risque d’infection faible pour les résidents et voyageurs se rendant dans les zones de transmission active, et très faible pour la population européenne générale. L’OMS, tout en reconnaissant un risque élevé au niveau régional, s’oppose aux fermetures de frontières, qu’elle juge contre-productives. En France, un dispositif de suivi renforcé a été mis en place pour les humanitaires de retour de RDC, et le gouvernement assure suivre la situation de près. La prochaine étape déterminante sera l’achèvement de l’enquête épidémiologique et la fin de la période de surveillance des contacts, tandis que la communauté internationale suit l’évolution de la riposte dans l’est congolais, entravée par l’insécurité et le sous-financement des systèmes de santé locaux.
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La France a confirmé un premier cas d'Ebola sur son territoire, un médecin de retour d'une mission humanitaire en République démocratique du Congo. Le patient est isolé et les autorités assurent que le risque pour la population européenne est faible. Pendant ce temps, l'épidémie au Congo progresse plus vite que la réponse, et des organisations comme MSF préviennent que le pic n'est pas encore atteint et qu'elle pourrait durer un an.
L'épidémie d'Ebola en République démocratique du Congo a enregistré le plus grand nombre de cas confirmés au cours du premier mois de toute épidémie jamais documentée, avec plus de 1 000 infections et 267 décès. Le virus a atteint des centres urbains comme Bunia et la détection tardive a favorisé sa propagation. La France a maintenant signalé le premier cas hors d'Afrique, un médecin de retour de la zone touchée.
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