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Géopolitique et Politiquemercredi 24 juin 2026

Russie : la justice frappe Iabloko, seul parti anti-guerre encore admis aux élections

La condamnation d’un dirigeant à sept ans de colonie et une amende visant un militant illustrent une pression accrue sur la dernière formation d’opposition tolérée, à l’approche des législatives.

Le tribunal Zamoskvoretski de Moscou a condamné le 24 juin Maksim Krouglov, vice-président du parti Iabloko et ancien député municipal, à sept ans de colonie à régime général pour diffusion de « fausses informations » sur l’armée russe. Le même jour, un tribunal de Pskov a infligé une amende à Ivan Prichchepa, militant local de la même formation, pour avoir affiché une symbolique jugée extrémiste liée aux équipes d’Alexeï Navalny. Ces deux décisions visent le seul parti autorisé à participer aux scrutins tout en s’opposant ouvertement à la guerre en Ukraine, et interviennent quelques mois avant les élections à la Douma d’État prévues à l’automne.

Pour les autorités judiciaires russes, ces sanctions relèvent de l’application stricte de la législation. Le parquet a établi que M. Krouglov avait publié en avril 2022, sur sa chaîne Telegram, des messages présentés comme des informations avérées sur les actions des forces armées russes contre des civils ukrainiens, notamment à Boutcha et à Marioupol. La qualification de « haine politique » a été retenue, alourdissant la peine. Dans l’affaire de Pskov, le département de lutte contre l’extrémisme a identifié une vidéo contenant le slogan « Navalny 20!8 », associé à des organisations déclarées extrémistes en 2021. Selon la présidence et les services de sécurité, ces poursuites visent à protéger l’espace informationnel et la stabilité intérieure.

Du côté de Iabloko et de l’opposition russe, ces décisions sont perçues comme une criminalisation du désaccord politique. Dans sa dernière prise de parole, M. Krouglov a dénoncé un « amalgame entre dissidence et haine », estimant que le procès consacrait un « interdit du désaccord ». Le parti, qui a déjà vu plus de dix de ses membres sanctionnés pour des motifs similaires en 2025-2026, considère que la justice cherche à l’écarter du jeu électoral. Les chancelleries occidentales – des diplomates d’Irlande, de France, d’Allemagne, des Pays-Bas, de République tchèque et des États-Unis ont assisté au procès – y voient un rétrécissement continu de l’espace politique, en contradiction avec les engagements internationaux de la Russie. Les organisations de défense des droits humains, notamment européennes, soulignent que les données de l’ONU sur les victimes civiles, citées par l’accusé, ont été ignorées par la cour.

Les implications électorales sont directes : si l’amende de M. Prichchepa entre en vigueur, il perdra pour un an le droit de se présenter, et d’autres militants de Iabloko pourraient subir le même sort, réduisant la capacité du parti à aligner des candidats. Le dirigeant historique de la branche de Pskov, Lev Chlosberg, est déjà en détention provisoire pour des accusations similaires. Depuis 2022, les lois pénales sur les « infox » et le « discrédit » des forces armées ont servi de base à des poursuites contre des figures critiques, tandis que la reconnaissance comme extrémiste du réseau de Navalny a élargi le champ des sanctions administratives. La défense de M. Krouglov a annoncé son intention de faire appel, dénonçant un verdict « non motivé » ; le jugement de Pskov n’a pas encore force exécutoire.

Comment la même histoire est racontée ailleurs.

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Presse russe et CEIPresse atlantique / anglosphère
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PragmatismeDétachement

Un tribunal de Moscou a condamné le vice-président de Iabloko, Maxime Krouglov, à sept ans de colonie pénitentiaire pour diffusion de fausses informations sur l'armée russe. Le verdict s'appuie sur deux publications de 2022 concernant Boutcha et Marioupol, jugées motivées par la haine politique. La loi contre les infox a été appliquée de manière ordinaire.

Presse atlantique / anglosphère/ Progressiste
AlarmeIndignation

Les autorités russes ont imposé une 'interdiction de la dissidence' en emprisonnant un responsable de l'opposition pour sept ans à cause de deux publications sur les réseaux sociaux. Ces publications décrivaient simplement la mort de civils lors de l'invasion de l'Ukraine, mais le Kremlin utilise les lois sur les 'infox' pour faire taire toute voix contre la guerre. C'est un exemple flagrant de répression politique.

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mercredi 24 juin 2026

Russie : la justice frappe Iabloko, seul parti anti-guerre encore admis aux élections

La condamnation d’un dirigeant à sept ans de colonie et une amende visant un militant illustrent une pression accrue sur la dernière formation d’opposition tolérée, à l’approche des législatives.

Le tribunal Zamoskvoretski de Moscou a condamné le 24 juin Maksim Krouglov, vice-président du parti Iabloko et ancien député municipal, à sept ans de colonie à régime général pour diffusion de « fausses informations » sur l’armée russe. Le même jour, un tribunal de Pskov a infligé une amende à Ivan Prichchepa, militant local de la même formation, pour avoir affiché une symbolique jugée extrémiste liée aux équipes d’Alexeï Navalny. Ces deux décisions visent le seul parti autorisé à participer aux scrutins tout en s’opposant ouvertement à la guerre en Ukraine, et interviennent quelques mois avant les élections à la Douma d’État prévues à l’automne.

Pour les autorités judiciaires russes, ces sanctions relèvent de l’application stricte de la législation. Le parquet a établi que M. Krouglov avait publié en avril 2022, sur sa chaîne Telegram, des messages présentés comme des informations avérées sur les actions des forces armées russes contre des civils ukrainiens, notamment à Boutcha et à Marioupol. La qualification de « haine politique » a été retenue, alourdissant la peine. Dans l’affaire de Pskov, le département de lutte contre l’extrémisme a identifié une vidéo contenant le slogan « Navalny 20!8 », associé à des organisations déclarées extrémistes en 2021. Selon la présidence et les services de sécurité, ces poursuites visent à protéger l’espace informationnel et la stabilité intérieure.

Du côté de Iabloko et de l’opposition russe, ces décisions sont perçues comme une criminalisation du désaccord politique. Dans sa dernière prise de parole, M. Krouglov a dénoncé un « amalgame entre dissidence et haine », estimant que le procès consacrait un « interdit du désaccord ». Le parti, qui a déjà vu plus de dix de ses membres sanctionnés pour des motifs similaires en 2025-2026, considère que la justice cherche à l’écarter du jeu électoral. Les chancelleries occidentales – des diplomates d’Irlande, de France, d’Allemagne, des Pays-Bas, de République tchèque et des États-Unis ont assisté au procès – y voient un rétrécissement continu de l’espace politique, en contradiction avec les engagements internationaux de la Russie. Les organisations de défense des droits humains, notamment européennes, soulignent que les données de l’ONU sur les victimes civiles, citées par l’accusé, ont été ignorées par la cour.

Les implications électorales sont directes : si l’amende de M. Prichchepa entre en vigueur, il perdra pour un an le droit de se présenter, et d’autres militants de Iabloko pourraient subir le même sort, réduisant la capacité du parti à aligner des candidats. Le dirigeant historique de la branche de Pskov, Lev Chlosberg, est déjà en détention provisoire pour des accusations similaires. Depuis 2022, les lois pénales sur les « infox » et le « discrédit » des forces armées ont servi de base à des poursuites contre des figures critiques, tandis que la reconnaissance comme extrémiste du réseau de Navalny a élargi le champ des sanctions administratives. La défense de M. Krouglov a annoncé son intention de faire appel, dénonçant un verdict « non motivé » ; le jugement de Pskov n’a pas encore force exécutoire.

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Un tribunal de Moscou a condamné le vice-président de Iabloko, Maxime Krouglov, à sept ans de colonie pénitentiaire pour diffusion de fausses informations sur l'armée russe. Le verdict s'appuie sur deux publications de 2022 concernant Boutcha et Marioupol, jugées motivées par la haine politique. La loi contre les infox a été appliquée de manière ordinaire.

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Les autorités russes ont imposé une 'interdiction de la dissidence' en emprisonnant un responsable de l'opposition pour sept ans à cause de deux publications sur les réseaux sociaux. Ces publications décrivaient simplement la mort de civils lors de l'invasion de l'Ukraine, mais le Kremlin utilise les lois sur les 'infox' pour faire taire toute voix contre la guerre. C'est un exemple flagrant de répression politique.

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