
Pékin et Hong Kong déploient de nouveaux outils pour le yuan, l'or et les obligations
Annonce mardi d'une série de mesures – extension des quotas obligataires, nouvelle plateforme électronique, chambre de compensation pour l'or – visant à consolider la place de Hong Kong comme centre offshore du yuan face à la concurrence de Singapour.
Le 7 juillet, les autorités chinoises et hongkongaises ont dévoilé un ensemble de mesures destinées à renforcer les infrastructures financières de l'ancienne colonie britannique. La facilité de liquidité en yuan mise à disposition des banques par l'Autorité monétaire de Hong Kong passe de 200 à 500 milliards de yuans (environ 68 milliards d'euros), tandis que le quota du programme « Bond Connect » permettant aux investisseurs continentaux d'acheter des titres à Hong Kong est relevé de 500 à 800 milliards de yuans. Ces décisions interviennent alors que le plafond précédent était saturé, signe d'une demande internationale croissante pour les actifs libellés en monnaie chinoise.
Sur le volet obligataire et des changes, une plateforme électronique de négociation sera mise en place conjointement par le China Foreign Exchange Trade System et l'opérateur boursier HKEX. Selon la Commission des valeurs mobilières et des contrats à terme de Hong Kong (SFC), cette plateforme, en attente d'une licence, vise à améliorer l'efficacité des transactions sur le marché secondaire, jusqu'ici moins développé que le marché primaire. Dans le même temps, Hong Kong a lancé une chambre de compensation centralisée pour l'or et relancé les contrats à terme sur le métal jaune en dollars, tout en étudiant l'introduction de contrats en yuans. L'objectif affiché est de faire de la ville un centre régional de réserve pour l'or, avec une capacité de stockage qui devrait dépasser 2 000 tonnes d'ici 2030.
Ces annonces s'inscrivent dans la stratégie de Pékin visant à internationaliser le yuan face à un système monétaire mondial de plus en plus multipolaire. Le gouverneur de la Banque populaire de Chine, Pan Gongsheng, a souligné que la demande pour la devise chinoise s'étend désormais au-delà des règlements commerciaux, vers l'investissement, le financement et les réserves. Les milieux financiers asiatiques estiment que ces mesures arrivent à point nommé : la plateforme Swap Connect, dédiée aux produits dérivés, a vu ses contrats bondir de 50 % au deuxième trimestre sur un an, illustrant l'appétit des investisseurs étrangers pour des outils de couverture du risque de change. Hong Kong entend ainsi se démarquer de Singapour, son principal rival dans la région, en capitalisant sur son rôle de pont entre les marchés onshore et offshore.
La mise en œuvre de ces dispositifs sera progressive. L'extension des quotas et de la facilité de liquidité prend effet ce vendredi, tandis que la plateforme électronique doit encore obtenir le feu vert du régulateur hongkongais. Un programme « Delivery Connect » avec la Bourse de l'or de Shanghai facilitera par ailleurs les règlements transfrontaliers sur le métal précieux. À plus long terme, la capacité de stockage d'or de Hong Kong devrait être décuplée, un objectif qui dépendra de la capacité de la place à attirer les flux physiques en provenance des grands producteurs et consommateurs asiatiques.
| Presse chinoise | +1.00 | aligned |
|---|---|---|
| Presse russe et CEI | 0.00 | neutral |
| Presse du Golfe arabe | 0.00 | neutral |
| Presse européenne continentale | 0.00 | neutral |
Pékin célèbre l'expansion comme une victoire de la stratégie d'internationalisation du yuan, parlant au nom du système financier chinois.
Utilise des chiffres précis et le concept de 'demande internationale' pour présenter l'initiative comme inévitable et bénéfique pour tous, cachant la dimension géopolitique.
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