
Pays-Bas : heurts et interpellations après la qualification du Maroc pour les huitièmes de finale
Des célébrations de la diaspora marocaine ont dégénéré en affrontements avec la police à La Haye, Amsterdam et Utrecht, faisant au moins 17 arrestations.
La qualification du Maroc pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026, acquise aux tirs au but face aux Pays-Bas dans la nuit du lundi 29 au mardi 30 juin à Monterrey (Mexique), a donné lieu à des scènes contrastées. Tandis que les villes marocaines vibraient dans une liesse pacifique, plusieurs cités néerlandaises ont été le théâtre d’affrontements entre des groupes de supporters et les forces de l’ordre.
Selon les autorités policières néerlandaises, les troubles les plus sérieux se sont concentrés dans le quartier de Schilderswijk à La Haye, où des « feux d’artifice de forte puissance » ont été tirés et des agents visés par des jets de pierres. Des unités antiémeutes ont fait usage de canons à eau et de matraques pour disperser la foule. Des échauffourées ont également été signalées à Amsterdam et Utrecht, avec des barrières de sécurité renversées par des individus cagoulés. Au total, au moins 17 personnes ont été interpellées à La Haye et Rotterdam pour violences sur la voie publique et outrages, d’après un bilan provisoire communiqué par la police.
Au Maroc, l’ambiance était radicalement différente. À Rabat, Casablanca et dans d’autres villes, des milliers de supporters ont envahi les artères, brandissant drapeaux et vuvuzelas, dansant et chantant « Dima Maghrib » (« Toujours Maroc ») jusqu’à l’aube, malgré l’heure tardive et les obligations professionnelles du lendemain. Aucun incident majeur n’a été rapporté par les médias locaux.
Cette rencontre revêtait une charge symbolique particulière aux Pays-Bas, qui abritent la plus importante communauté d’origine marocaine d’Europe. Plusieurs internationaux marocains, à l’image du défenseur Noussair Mazraoui, sont nés et formés dans le pays. La liesse a suscité la réaction du dirigeant d’extrême droite Geert Wilders, qui a appelé sur les réseaux sociaux à « nettoyer ces rues » et à expulser les fauteurs de troubles, selon des propos relayés par la presse espagnole.
Le calme est progressivement revenu en milieu de matinée, après les interventions policières. Les enquêtes se poursuivent pour identifier les auteurs des violences, tandis que le Maroc se prépare à affronter le Canada, pays coorganisateur, en huitièmes de finale.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
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The riots in the Netherlands are a football-related violence incident, but Latin American press frames it as a European problem of integration and public order, with no direct involvement. The focus is on security consequences and comparison with their own realities.
The riots in the Netherlands are unacceptable and pose a threat to public order. The police acted firmly, but concern remains about rising football-related violence and social tensions.
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