
Norvège : la princesse héritière Mette-Marit sauvée par une greffe pulmonaire
Après des mois de détérioration de sa santé, la princesse héritière de Norvège a subi avec succès une transplantation pulmonaire, une intervention lourde qui intervient dans un contexte de crise familiale.
La couronne norvégienne a annoncé, ce mercredi 17 juin, que la princesse héritière Mette-Marit avait bénéficié avec succès d’une transplantation pulmonaire à l’hôpital universitaire d’Oslo, le Rikshospitalet. Souffrant depuis 2018 d’une fibrose pulmonaire progressive et incurable, la princesse de 52 ans voyait son état se dégrader rapidement depuis plusieurs mois, au point que ses médecins l’avaient inscrite début juin sur la liste d’attente pour une greffe. L’intervention, qualifiée de « réussie jusqu’à présent » par le professeur Arnt Fiane, chef du service de chirurgie thoracique, a nécessité l’ouverture du thorax et l’arrêt temporaire du cœur, une procédure lourde dont les médias scandinaves et germaniques ont souligné le caractère dramatique.
La rapidité avec laquelle un organe compatible a été trouvé a surpris, mais les spécialistes rappellent que la liste d’attente pour une transplantation ne fonctionne pas comme une file classique : les patients sont sélectionnés en fonction de la compatibilité immunologique et de l’urgence vitale. Selon la presse suédoise, deux hypothèses sont envisagées : soit des poumons parfaitement adaptés au profil de la princesse sont devenus disponibles, soit son état s’est détérioré au point de justifier un accès prioritaire à des organes provenant de l’étranger. Le palais, soucieux de préserver l’anonymat du donneur, n’a pas précisé la date exacte de l’opération, une pratique courante en Scandinavie où le secret médical entourant les greffes est rigoureusement observé.
Cette éclaircie médicale survient dans un contexte familial particulièrement sombre. Deux jours avant l’annonce de la greffe, Marius Borg Høiby, le fils aîné de Mette-Marit né d’une précédente union, a été condamné à quatre ans de prison pour viols et violences, dont l’un des crimes a été commis dans la résidence du prince héritier Haakon. La presse espagnole et italienne a largement mis en parallèle ces deux événements, y voyant une monarchie norvégienne ébranlée par les scandales. Le roi Harald V et le prince Haakon ont refusé de commenter le verdict, tandis que des experts en réputation, cités par les médias britanniques et russes, évoquent une crise institutionnelle sans précédent.
La princesse restera hospitalisée plusieurs semaines pour ajuster le traitement immunosuppresseur, prévenir les complications et entamer une rééducation. Le professeur Are Holm, chef du service de pneumologie, a rappelé que cette surveillance prolongée est la norme pour tout greffé. Les médias allemands et suédois ont détaillé les risques : environ un patient sur dix décède dans l’année suivant une transplantation pulmonaire, mais pour la grande majorité, l’intervention représente un allongement significatif de l’espérance de vie. Sans greffe, les médecins estimaient qu’il ne restait à Mette-Marit qu’un à deux ans à vivre.
Au-delà du destin personnel de la future reine, cette greffe a déjà eu un effet collatéral notable : selon l’agence de presse norvégienne NTB, le nombre de donneurs d’organes potentiels a fortement augmenté dans le pays après l’annonce de l’inscription de la princesse sur la liste d’attente. Alors que le prince Haakon adapte son agenda officiel pour soutenir son épouse, la monarchie norvégienne espère que ce succès médical offrira un répit dans une période marquée par les épreuves judiciaires et les interrogations sur l’avenir de l’institution.
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La presse nordique et italienne rapporte la greffe pulmonaire réussie de la princesse héritière Mette-Marit, en citant les déclarations officielles du palais et de l'hôpital. La couverture met l'accent sur le succès de l'intervention et le calendrier de rétablissement standard, en maintenant un ton calme et factuel.
La presse africaine souligne la réussite de la greffe tout en insistant sur la gravité de la fibrose pulmonaire rare de la princesse, notant que sans intervention, l'espérance de vie n'aurait été que d'un à deux ans. L'article équilibre les faits médicaux avec un angle humain, exprimant un optimisme prudent.
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