
Neymar, remplaçant frustré : le casse-tête d’Ancelotti avant Brésil-Norvège
Carlo Ancelotti gère l’insatisfaction de Neymar, cantonné au banc, alors que le Brésil affronte une Norvège historique et un Erling Haaland redoutable en huitièmes de finale du Mondial 2026.
À la veille du huitième de finale contre la Norvège, la question Neymar domine les débats au sein de la Seleção. Rétabli d’une blessure au mollet droit, l’attaquant de 34 ans n’a disputé que quatorze minutes dans ce Mondial 2026, lors du match de poule contre l’Écosse. Pourtant, Carlo Ancelotti assure qu’il est apte à jouer l’intégralité d’une rencontre. « Il peut jouer 90 minutes », a déclaré le technicien italien à la Folha de S. Paulo, tout en reconnaissant que son joueur « n’est pas satisfait » de son statut de remplaçant. La presse brésilienne, de Jovem Pan à CNN Brasil, relaie cette frustration contenue, qu’Ancelotti juge néanmoins « positive » car un compétiteur ne saurait se contenter du banc.
Cette gestion délicate s’inscrit dans un contexte d’infirmerie chargée : les milieux Lucas Paquetá et Raphinha sont forfaits, obligeant le sélectionneur à repenser son animation offensive. Le jeune Endrick, 19 ans, pourrait en bénéficier. L’attaquant du Real Madrid, prêté à Lyon la saison passée, a confié à la presse anglophone (Citizen TV) sa polyvalence – « faux neuf, ailier droit » – et son admiration pour Neymar, auprès duquel il cherche à « tout apprendre ». Dans les médias brésiliens, Endrick a souligné l’importance des cadres comme Marquinhos, Casemiro ou Alisson, décrivant un vestiaire où l’expérience côtoie l’insouciance.
Face au Brésil, la Norvège aborde ce rendez-vous avec la confiance d’une équipe qui n’a jamais perdu contre la Seleção en quatre confrontations (deux victoires, deux nuls), dont un succès marquant en phase de groupes du Mondial 1998. La presse européenne (AFP, The Punch) rappelle que le Brésil n’a plus battu un adversaire européen en match à élimination directe depuis son sacre de 2002. Ancelotti, lui, se méfie d’un collectif « très bien organisé défensivement » et d’un Erling Haaland décrit comme « l’un des meilleurs joueurs du monde ». Du côté norvégien, le jeune Antonio Nusa, 21 ans, ne cache pas son admiration pour Neymar, son « héros » d’enfance, dont il a déjà croisé la route lors d’un amical avec Leipzig contre Santos.
Interrogé par la Folha de S. Paulo, l’entraîneur italien a livré une réflexion sur la fragilité de sa fonction : « Le succès revient aux joueurs, la faute à l’entraîneur. » Une lucidité qui l’amène à refuser les étiquettes de génie ou d’idiot, tout en assumant ses choix tactiques, comme le maintien de Casemiro face au Japon. Alors que le Brésil espère retrouver le MetLife Stadium pour la finale du 19 juillet, ce huitième de finale contre la Norvège, programmé dimanche à 17 heures (heure de Brasília), s’annonce comme un test de maturité pour une équipe en quête d’équilibre entre ses talents individuels et la rigueur collective prônée par son sélectionneur.
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La décision de mettre Neymar sur le banc et de faire confiance à un jeune comme Endrick est perçue comme une preuve supplémentaire d'une gestion technique confuse et d'une fédération incapable de construire un projet solide. Le Brésil aborde le match contre la Norvège sous pression, les supporters voyant plus d'ombres que de lumière. Le choix de l'entraîneur est considéré comme un pari risqué.
Le match entre le Brésil et la Norvège est présenté comme une rencontre normale de Coupe du Monde, sans insistance particulière sur les choix de composition. L'accent est mis sur le tournoi dans son ensemble, le Brésil étant considéré comme l'un des favoris, mais sans dramatiser les décisions de l'entraîneur.
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