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Sportmardi 16 juin 2026

Neymar forfait, le Brésil sous pression avant d’affronter Haïti

Privée de sa star, la Seleção doit impérativement se relancer face à une équipe haïtienne qui entend honorer une relation historique entre les deux nations.

L’image d’un Neymar resté à New Jersey pour parfaire sa rééducation, pendant que ses coéquipiers prenaient la route de Philadelphie, résume l’étrange début de parcours du Brésil dans cette Coupe du monde 2026. La Confédération brésilienne a officialisé jeudi l’absence du capitaine pour le deuxième match du groupe C, vendredi soir au Lincoln Financial Field. Victime d’une lésion musculaire au mollet droit depuis un mois, l’attaquant de 34 ans n’a toujours pas disputé la moindre minute dans le tournoi, et son retour est désormais envisagé avec prudence, peut-être seulement pour le troisième rendez-vous face à l’Écosse, voire pour les huitièmes de finale. Ce forfait ravive les interrogations sur la décision de Carlo Ancelotti de convoquer un joueur dont le club, Santos, n’avait initialement diagnostiqué qu’un simple œdème.

La presse brésilienne, de São Paulo à Rio, ne cache pas son inquiétude. Le nul inaugural contre le Maroc (1-1) a révélé une équipe sans identité claire, dominée dans l’engagement et incapable de créer du jeu collectif. Ancelotti, qui a défendu sa philosophie de « multiples identités » tactiques, a promis des ajustements pour ce match : Danilo devrait retrouver le couloir droit, Fabinho pourrait remplacer un Casemiro vieillissant, et Luiz Henrique postule sur l’aile. Mais la grande attente populaire concerne Endrick, le prodige de 19 ans resté sur le banc lors du premier match. L’entraîneur italien a salué son « talent extraordinaire » tout en prêchant la patience, une prudence qui agace une partie des commentateurs, pour qui l’heure est déjà à l’audace.

En face, Haïti aborde ce rendez-vous avec un mélange de respect et de détermination. Battus de justesse par l’Écosse (1-0) après une prestation saluée pour son intensité physique – ils furent l’équipe ayant le plus tiré au but lors de la première journée –, les Grenadiers savent qu’ils n’ont rien à perdre. Le sélectionneur français Sébastien Migné a évoqué une « montagne difficile à escalader » et la chance historique de se mesurer au Brésil, 52 ans après la seule précédente participation haïtienne, en 1974. L’attaquant Frantzdy Pierrot, qui évolue en Europe, a promis de « donner du travail » à la défense brésilienne, tout en rappelant l’affection particulière qui lie son pays au géant sud-américain.

Cette relation plonge ses racines dans un épisode méconnu mais chargé de symboles. En 2004, en pleine guerre civile, le Brésil avait disputé à Port-au-Prince un « match de la paix » sous l’égide de l’ONU, offrant à la population un moment de trêve et de joie. La presse brésilienne a exhumé ce souvenir cette semaine, rappelant que la révolution haïtienne, seule insurrection d’esclaves victorieuse de l’histoire, avait arraché son indépendance à la France napoléonienne au début du XIXe siècle. Le drapeau haïtien, bleu et rouge, est celui de la France sans le blanc – « sans les Blancs », souligne un journaliste. Aujourd’hui, malgré les embargos et le chaos, le Brésil demeure perçu comme un pays ami, et les supporteurs haïtiens de la Seleção, nombreux en diaspora, pourraient cette fois revêtir le maillot de leur propre nation.

Au-delà du résultat, ce match concentre les dynamiques contradictoires de ce Mondial élargi. D’un côté, une puissance historique qui doute, écartelée entre la gestion prudente d’un effectif vieillissant et l’irruption d’une jeune garde. De l’autre, une sélection modeste mais fière, qui entend prouver que l’écart de 79 places au classement FIFA – le plus grand de la phase de groupes – ne se traduira pas forcément sur le terrain. Dans un stade de Philadelphie à guichets fermés, le Brésil joue bien plus qu’une simple qualification : il lui faut rassurer tout un peuple et renouer avec une identité footballistique qui, pour l’instant, se cherche encore.

Comment la même histoire est racontée ailleurs.

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Stampa latinoamericanaStampa europea continentale
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Alors que Neymar est forfait pour la phase de groupes en raison d'une blessure au mollet, la Seleção subit pression et critiques après un match nul décevant. L'annonce d'une cinquième fille remet sa vie privée sous les projecteurs, entre polémiques sur les réseaux sociaux et distractions. L'équipe doit trouver des solutions sans sa star, mais les distractions ne manquent pas.

Stampa europea continentale/ mediterranea
trionfoironiadistacco

Neymar apporte de la joie aux fans en annonçant que lui et Bruna Biancardi attendent une petite fille, leur troisième enfant ensemble. La vidéo de révélation du sexe est devenue virale et le footballeur a plaisanté sur la formation d'un groupe avec ses filles. La Coupe du monde passe au second plan face à cette heureuse nouvelle familiale.

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mardi 16 juin 2026

Neymar forfait, le Brésil sous pression avant d’affronter Haïti

Privée de sa star, la Seleção doit impérativement se relancer face à une équipe haïtienne qui entend honorer une relation historique entre les deux nations.

L’image d’un Neymar resté à New Jersey pour parfaire sa rééducation, pendant que ses coéquipiers prenaient la route de Philadelphie, résume l’étrange début de parcours du Brésil dans cette Coupe du monde 2026. La Confédération brésilienne a officialisé jeudi l’absence du capitaine pour le deuxième match du groupe C, vendredi soir au Lincoln Financial Field. Victime d’une lésion musculaire au mollet droit depuis un mois, l’attaquant de 34 ans n’a toujours pas disputé la moindre minute dans le tournoi, et son retour est désormais envisagé avec prudence, peut-être seulement pour le troisième rendez-vous face à l’Écosse, voire pour les huitièmes de finale. Ce forfait ravive les interrogations sur la décision de Carlo Ancelotti de convoquer un joueur dont le club, Santos, n’avait initialement diagnostiqué qu’un simple œdème.

La presse brésilienne, de São Paulo à Rio, ne cache pas son inquiétude. Le nul inaugural contre le Maroc (1-1) a révélé une équipe sans identité claire, dominée dans l’engagement et incapable de créer du jeu collectif. Ancelotti, qui a défendu sa philosophie de « multiples identités » tactiques, a promis des ajustements pour ce match : Danilo devrait retrouver le couloir droit, Fabinho pourrait remplacer un Casemiro vieillissant, et Luiz Henrique postule sur l’aile. Mais la grande attente populaire concerne Endrick, le prodige de 19 ans resté sur le banc lors du premier match. L’entraîneur italien a salué son « talent extraordinaire » tout en prêchant la patience, une prudence qui agace une partie des commentateurs, pour qui l’heure est déjà à l’audace.

En face, Haïti aborde ce rendez-vous avec un mélange de respect et de détermination. Battus de justesse par l’Écosse (1-0) après une prestation saluée pour son intensité physique – ils furent l’équipe ayant le plus tiré au but lors de la première journée –, les Grenadiers savent qu’ils n’ont rien à perdre. Le sélectionneur français Sébastien Migné a évoqué une « montagne difficile à escalader » et la chance historique de se mesurer au Brésil, 52 ans après la seule précédente participation haïtienne, en 1974. L’attaquant Frantzdy Pierrot, qui évolue en Europe, a promis de « donner du travail » à la défense brésilienne, tout en rappelant l’affection particulière qui lie son pays au géant sud-américain.

Cette relation plonge ses racines dans un épisode méconnu mais chargé de symboles. En 2004, en pleine guerre civile, le Brésil avait disputé à Port-au-Prince un « match de la paix » sous l’égide de l’ONU, offrant à la population un moment de trêve et de joie. La presse brésilienne a exhumé ce souvenir cette semaine, rappelant que la révolution haïtienne, seule insurrection d’esclaves victorieuse de l’histoire, avait arraché son indépendance à la France napoléonienne au début du XIXe siècle. Le drapeau haïtien, bleu et rouge, est celui de la France sans le blanc – « sans les Blancs », souligne un journaliste. Aujourd’hui, malgré les embargos et le chaos, le Brésil demeure perçu comme un pays ami, et les supporteurs haïtiens de la Seleção, nombreux en diaspora, pourraient cette fois revêtir le maillot de leur propre nation.

Au-delà du résultat, ce match concentre les dynamiques contradictoires de ce Mondial élargi. D’un côté, une puissance historique qui doute, écartelée entre la gestion prudente d’un effectif vieillissant et l’irruption d’une jeune garde. De l’autre, une sélection modeste mais fière, qui entend prouver que l’écart de 79 places au classement FIFA – le plus grand de la phase de groupes – ne se traduira pas forcément sur le terrain. Dans un stade de Philadelphie à guichets fermés, le Brésil joue bien plus qu’une simple qualification : il lui faut rassurer tout un peuple et renouer avec une identité footballistique qui, pour l’instant, se cherche encore.

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Alors que Neymar est forfait pour la phase de groupes en raison d'une blessure au mollet, la Seleção subit pression et critiques après un match nul décevant. L'annonce d'une cinquième fille remet sa vie privée sous les projecteurs, entre polémiques sur les réseaux sociaux et distractions. L'équipe doit trouver des solutions sans sa star, mais les distractions ne manquent pas.

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Neymar apporte de la joie aux fans en annonçant que lui et Bruna Biancardi attendent une petite fille, leur troisième enfant ensemble. La vidéo de révélation du sexe est devenue virale et le footballeur a plaisanté sur la formation d'un groupe avec ses filles. La Coupe du monde passe au second plan face à cette heureuse nouvelle familiale.

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