
Mondial 2026 : l’Arabie saoudite fait trembler l’Uruguay et bouscule le groupe H
À Miami, un but sur corner d’Abdulelah Al-Amri offre une avance inattendue aux Saoudiens face à une Celeste sans éclat, dans un groupe déjà secoué par le nul entre l’Espagne et le Cap-Vert.
Le scénario que redoutaient les observateurs sud-américains s’est matérialisé dès la première période au Hard Rock Stadium de Miami : l’Uruguay, monument historique du football mondial, s’est retrouvé mené 1-0 par une Arabie saoudite opportuniste, ravivant le souvenir du coup d’éclat contre l’Argentine au Qatar en 2022. Sur un corner mal négocié par la défense uruguayenne, le défenseur Abdulelah Al-Amri a trompé Fernando Muslera, infligeant à la Celeste une blessure d’autant plus symbolique qu’elle survient dans un groupe H où l’Espagne, championne d’Europe en titre, venait quelques heures plus tôt de buter sur le modeste Cap-Vert (0-0).
La presse asiatique et moyen-orientale souligne la résilience d’une sélection saoudienne pourtant arrivée en Floride dans un climat d’incertitude. Le technicien grec Georgios Donis, nommé moins de deux mois avant le tournoi, a dû composer avec une préparation chaotique – trois défaites consécutives face à l’Égypte, la Serbie et l’Équateur – et l’absence sur blessure du gardien Nawaf Al-Aqidi. Mais le collectif saoudien, articulé autour de Mohamed Kanno et du vétéran Salem Al-Dawsari, a su exploiter la moindre faille, confirmant que le football asiatique n’est plus un simple faire-valoir dans les grands rendez-vous.
Du côté uruguayen, les analyses de la presse du Cône Sud insistent sur le malaise identitaire qui traverse la sélection dirigée par Marcelo Bielsa. Pour sa quinzième participation à une phase finale, la cinquième consécutive, l’Uruguay peine à incarner la rupture promise par l’entraîneur argentin. Privée de plusieurs cadres, l’équipe a certes dominé la possession et dicté le rythme, mais sans mordant dans les trente derniers mètres, à l’image d’une frappe de Maximiliano Araujo brillamment détournée par Mohammed Al-Owais en tout début de match. La « garra charrúa » semble pour l’heure diluée dans un football de transition qui n’a pas encore trouvé ses repères.
Les médias européens, notamment ibériques, replacent cette surprise dans une dynamique plus large de remise en cause des hiérarchies traditionnelles. Le nul entre l’Espagne et le Cap-Vert, conjugué à ce avantage saoudien, dessine un groupe H où chaque point vaudra son pesant d’or et où les favoris ne pourront se permettre aucun relâchement. L’arbitrage de l’Italien Maurizio Mariani, choisi pour cette affiche, rappelle aussi la volonté de la FIFA d’imposer une rigueur technique dans un tournoi nord-américain qui se veut vitrine d’un football globalisé.
La seconde période s’annonce comme un test existentiel pour l’Uruguay de Bielsa, contraint de renverser une situation que peu envisageaient. Au-delà du résultat immédiat, ce match pourrait préfigurer les nouveaux équilibres d’un sport où les nations émergentes, portées par des investissements massifs et une préparation méthodique, n’hésitent plus à défier les légendes. Le Hard Rock Stadium, écrin de cette rencontre, est déjà le théâtre d’un possible basculement générationnel.
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Les médias latino-américains présentent le match comme un événement logistique, se concentrant exclusivement sur les horaires de diffusion et les chaînes pour le regarder en direct. Une couverture sèche, sans analyse narrative, énumérant simplement la composition du groupe et les options de visionnage.
La presse d'Asie du Sud-Est présente le match comme un duel crucial entre l'outsider et le favori, l'Uruguay étant donné vainqueur en raison d'un effectif plus étoffé. La couverture souligne l'urgence d'un départ positif pour l'Arabie saoudite et les conséquences pour accompagner l'Espagne au tour suivant.
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