
Mondial 2026 : le Maroc écarte les Pays-Bas et s’affirme dans l’élite
Au terme d’un match intense conclu aux tirs au but, les Lions de l’Atlas rejoignent le Canada en huitièmes de finale, confirmant leur ancrage parmi les grandes nations du football.
C’est sur un ultime tir au but d’Ismael Saibari, après une séance que la presse française qualifie d’« hitchcockienne », que le Maroc a composté son billet pour les huitièmes de finale. Le gardien Yassine Bounou venait de repousser la tentative de Crysencio Summerville, offrant une balle de match que le milieu offensif a convertie sans trembler (3-2). Les deux équipes avaient pourtant échoué à deux reprises chacune dans l’exercice, Achraf Hakimi et Neil El Aynaoui trouvant les montants pour les Marocains, tandis que les Néerlandais manquaient le cadre ou butaient sur un Bounou décisif, comme face à l’Espagne en 2022.
Le scénario du match avait longtemps semblé échapper aux Lions de l’Atlas. Dominateurs dans la possession – leur sélectionneur Mohamed Ouahbi évoque 70 % de maîtrise –, ils se sont heurtés à un Bart Verbruggen impérial et à un bloc néerlandais regroupé en 5-4-1, une organisation défensive qui a surpris le staff marocain. Selon les déclarations d’après-match rapportées par les médias indonésiens et français, Ouahbi a reconnu avoir dû adapter son plan de jeu à la pause, ses joueurs souffrant face à ce dispositif inattendu. Les Pays-Bas ont pourtant ouvert le score à la 72e minute par Cody Gakpo, dont le but a été suivi d’une célébration collective chargée d’émotion, l’attaquant ayant récemment perdu un enfant à naître. Mais dans le temps additionnel, le défenseur Issa Diop a surgi pour placer une tête imparable sur un centre de Chemsdine Talbi, arrachant la prolongation.
Au-delà du résultat brut, la rencontre a été lue comme un marqueur du nouveau statut du Maroc. La presse marocaine et les médias panafricains soulignent que les Néerlandais, réputés pour leur football offensif, ont choisi la prudence, un choix interprété par Ouahbi comme « une forme de respect ». Les commentateurs européens, notamment aux Pays-Bas et en France, relèvent que cette élimination est la quatrième des Oranje aux tirs au but en Coupe du monde, un record partagé avec l’Espagne. Pour le Maroc, cette qualification confirme la dynamique enclenchée en 2022 : les Lions de l’Atlas deviennent la troisième nation africaine à enchaîner deux huitièmes de finale consécutifs, après le Nigeria et le Ghana, et leur classement FIFA provisoire les place au sixième rang mondial.
Prochaine échéance : un face-à-face avec le Canada, pays coorganisateur, le 4 juillet à Houston. Les deux sélections s’étaient déjà croisées lors de la phase de groupes au Qatar, où le Maroc l’avait emporté 2-1. Ouahbi, tout en affirmant que son équipe peut être « inarrêtable » si elle évolue à son niveau, a mis en garde contre tout excès de confiance, rappelant que le Canada, sous la houlette d’un « grand entraîneur », posera des problèmes. La presse canadienne francophone, de son côté, voit dans ce rendez-vous une occasion de revanche et un test grandeur nature pour la sélection hôte.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
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Le Maroc a prouvé que sa demi-finale historique de 2022 n'était pas un hasard, en éliminant les Pays-Bas aux tirs au but et en se qualifiant pour les huitièmes de finale contre le Canada. La presse du Golfe célèbre cette victoire comme la confirmation que le Maroc est devenu une puissance du football africain et mondial, dépassant le Ghana et le Nigeria en tant que nation africaine la plus titrée en Coupe du monde.
Une liste de trois équipes qualifiées pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026 inclut le Maroc, mais l'accent est mis sur le Paraguay qui a battu l'Allemagne. La nouvelle est présentée de manière sèche, sans insister sur le résultat du Maroc.
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