
Mondial 2026 : le Brésil en quête de rachat, l’Écosse aux portes de l’histoire
La deuxième journée des groupes C et D met en scène des sélections aux trajectoires contrastées, entre urgence brésilienne, espoir écossais et confirmation américaine.
La phase de groupes du Mondial 2026 entre dans une zone de turbulences où les premiers résultats ont déjà redistribué les cartes. Le Brésil, accroché par le Maroc (1-1) lors de son entrée en lice, aborde son duel contre Haïti avec une pression palpable. La presse brésilienne, de CNN Brasil à Jovem Pan, pointe un manque de fluidité collective et s’interroge sur les choix de Carlo Ancelotti, qui a confirmé des changements sans en dévoiler la teneur. L’absence de Neymar, resté à New York pour soigner un mollet récalcitrant, alimente les débats, tandis que la possible titularisation de Danilo et Matheus Cunha traduit une recherche d’équilibre plutôt qu’un pari sur la jeunesse d’Endrick. En face, Haïti, de retour en Coupe du monde après cinquante-deux ans d’absence, a opposé une résistance organisée à l’Écosse (défaite 1-0) et s’appuie sur une diaspora sportive renforcée – seize des vingt-six convoqués sont nés à l’étranger. La rencontre ravive aussi la mémoire du « Jogo da Paz » de 2004, lorsque la Seleção avait foulé la pelouse de Port-au-Prince en pleine mission de stabilisation de l’ONU, et rappelle que près de deux cent mille Haïtiens vivent aujourd’hui au Brésil.
Dans le même groupe C, l’Écosse caresse un rêve inédit : franchir enfin le premier tour d’un grand tournoi, après huit échecs depuis 1954. Le succès étriqué face à Haïti (1-0, but de John McGinn) a placé les hommes de Steve Clarke en tête, mais la presse britannique souligne que la performance n’a pas pleinement convaincu. Le Maroc, qui a tenu tête au Brésil avec une maîtrise tactique remarquée, fait figure de favori. Les médias marocains et français (Le Figaro) rappellent que les Lions de l’Atlas, demi-finalistes en 2022, ne sont plus une surprise mais une puissance établie, portée par une académie nationale et des joueurs évoluant dans les grands clubs européens. Le seul précédent entre les deux nations, en 1998, avait tourné à l’avantage du Maroc (3-0), un souvenir que les Écossais espèrent effacer pour entretenir leur élan.
Le groupe D propose un choc entre deux équipes victorieuses d’entrée. Les États-Unis, co-organisateurs, ont balayé le Paraguay (4-1) avec un doublé de Folarin Balogun, mais l’incertitude plane sur la participation de Christian Pulisic, touché au mollet. La presse américaine, de Fox News au Los Angeles Times, relaie les propos prudents de Mauricio Pochettino, qui insiste sur la mentalité « de combat » nécessaire face à une Australie dont la victoire contre la Turquie (2-0) a surpris. Les Socceroos, portés par un collectif rodé et la confiance insufflée par Tony Popovic, ont trouvé dans les commentaires dédaigneux de certains consultants américains un carburant supplémentaire. La rencontre, à Seattle, pourrait offrir un billet anticipé pour les seizièmes de finale au vainqueur.
Au-delà des pelouses, ce Mondial élargi à quarante-huit sélections redessine les stratégies : la possibilité de qualification pour les huit meilleurs troisièmes incite à la prudence, comme en témoigne la gestion de la blessure de Pulisic. En marge, la plainte de la fédération iranienne contre les restrictions de voyage imposées par les organisateurs rappelle que la logistique et la politique ne sont jamais loin. Les prochaines heures diront si le Brésil retrouve son allant, si l’Écosse écrit une page historique et si les États-Unis confirment leur statut de prétendant à domicile.
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Le Mexique a déjà composté son billet pour les huitièmes, mais tous les regards se tournent désormais vers le Brésil, contraint de battre Haïti après un nul décevant face au Maroc pour ne pas compliquer son parcours. Les États-Unis, pays hôte, peuvent eux aussi valider leur qualification en cas de nouvelle victoire.
Le programme du jour de la Coupe du monde propose États-Unis-Australie et Brésil-Haïti. Les Américains peuvent assurer leur qualification en cas de victoire, tandis que le Brésil cherche son premier succès après le nul initial. Les matchs seront diffusés en direct sur plusieurs plateformes.
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