
Argentine-Égypte : une remontada sous le sceau du soupçon arbitral
Le succès renversant de l’Albiceleste face aux Pharaons (3-2) en huitièmes de finale du Mondial 2026 a déclenché une tempête de récriminations, de l’Afrique au monde arabe, ravivant le débat sur l’intégrité de l’arbitrage.
Menée 2-0 à la 78e minute, l’Argentine a arraché sa qualification pour les quarts de finale du Mondial 2026 en inscrivant trois buts en l’espace de treize minutes face à une Égypte d’abord souveraine. Cristian Romero a réduit l’écart, Lionel Messi a égalisé dans la foulée, puis Enzo Fernández a scellé la victoire dans le temps additionnel, plongeant les Pharaons dans la stupeur au Mercedes-Benz Stadium d’Atlanta. Ce scénario, déjà haletant, s’est immédiatement doublé d’une controverse arbitrale qui a éclipsé l’exploit sportif.
Au cœur des griefs égyptiens, deux décisions du corps arbitral français dirigé par François Letexier. La première, l’annulation par la VAR d’un but de Mostafa Zico à la 58e minute, qui aurait porté le score à 3-1, pour un contact jugé fautif de Marwan Attia sur Lisandro Martínez en tout début d’action, à près de cent mètres du but argentin. La seconde, l’absence de penalty sifflé sur Mohamed Salah, bousculé par Julián Álvarez dans la surface argentine juste avant le contre décisif du 3-2. La presse du monde arabe et africain, du site égyptien Hespress au ghanéen Ghanaian Times, a relayé avec insistance l’indignation du sélectionneur Hossam Hassan, qui a évoqué un « match arrangé » et une volonté de la FIFA de « garder le champion du monde et Messi dans la compétition ».
Face à la bronca, Pierluigi Collina, directeur de l’arbitrage de la FIFA, a opposé une défense catégorique dans un entretien publié sur le site de l’instance. L’ancien arbitre italien a justifié l’intervention de la VAR par le protocole de la « phase de possession offensive », qui autorise l’examen de toute faute ayant influé sur un but, sans limite de distance ni de temps. Il a qualifié le contact entre Salah et Álvarez de « contact normal de football ». Surtout, il a balayé les accusations de partialité, affirmant que « personne ne peut prétendre que l’arbitrage de la FIFA puisse être influencé par quiconque, pas même par le président Infantino ». Les médias latino-américains, de l’argentin La Gaceta au brésilien Metrópoles, ont largement repris ce plaidoyer, tandis que la presse européenne, du français L’Équipe à l’italien Il Fatto Quotidiano, soulignait la crispation croissante autour de l’Albiceleste.
Au-delà du cas égyptien, ces polémiques s’inscrivent dans un récit plus large qui poursuit l’Argentine depuis son sacre de 2022. La presse asiatique, notamment indonésienne et indienne, rappelle que les champions du monde avaient déjà bénéficié de cinq penalties lors du tournoi qatari, et que Lionel Messi avait échappé à un carton rouge lors du match d’ouverture contre l’Algérie. La Fédération égyptienne a officiellement demandé l’exclusion de l’équipe arbitrale, une requête sans précédent à ce stade de la compétition. L’Argentine, elle, affrontera la Suisse en quarts, tandis que l’Égypte quitte le tournoi avec le sentiment tenace d’une injustice historique.
| Presse du Golfe arabe | +0.20 | neutral |
|---|---|---|
| Presse arabe Levant-Maghreb | −0.40 | critical |
| Presse d'Asie du Sud-Est | −0.50 | critical |
FIFA, through Collina, rejects the accusations and reaffirms its technical and moral authority.
By invoking Collina's authoritative figure and VAR technology, a narrative of technical correctness and unassailable decisions is constructed.
The context of Egypt's widespread protests and the Balogun case (Trump's involvement) is omitted, which could weaken the claim of absolute independence.
Egypt and its supporters denounce a refereeing injustice and demand justice.
By emphasizing Egyptian protests and the details of controversial decisions, a sense of victimhood is created, shifting focus from the technical explanation to alleged bias.
Collina's detailed justifications for the decisions are omitted, as is the fact that VAR confirmed their correctness.
World Cup critics accuse FIFA of favoritism towards Argentina and question the tournament's integrity.
By linking refereeing decisions to an alleged design to favor Messi, systemic suspicion is fueled, turning an episode into evidence of corruption.
The lack of concrete evidence for conspiracy claims is omitted, as is the fact that Collina also defended other decisions unrelated to Argentina.
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