
Mondial 2026 : huit Tunisiens positifs au clenbutérol, contamination alimentaire suspectée
Les tests antidopage de huit joueurs tunisiens révèlent des traces de clenbutérol, probablement dues à de la viande contaminée au Mexique, relançant le débat sur la sécurité alimentaire dans le sport.
L’élimination sans gloire de la Tunisie au premier tour du Mondial 2026 – trois défaites face à la Suède, au Japon et aux Pays-Bas, et le limogeage express de l’entraîneur Sabri Lamouchi – se double d’une affaire extra-sportive aux ramifications internationales. Selon des révélations de la presse britannique, reprises par de nombreux médias, huit joueurs des « Aigles de Carthage » ont présenté des résultats d’analyse anormaux au clenbutérol, un bronchodilatateur interdit par l’Agence mondiale antidopage (AMA) pour ses effets anabolisants. Les concentrations détectées, inférieures au seuil de 5 nanogrammes par millilitre, orientent toutefois l’enquête vers une contamination alimentaire accidentelle plutôt que vers un dopage intentionnel.
L’hypothèse privilégiée par les enquêteurs, et relayée aussi bien par les journaux latino-américains que par les agences russes, pointe la consommation de viande bovine contaminée lors du stage de la sélection à Monterrey. Le Mexique connaît en effet un problème endémique d’utilisation illégale du clenbutérol comme promoteur de croissance dans l’élevage, déjà à l’origine de plusieurs crises sportives. En 2011, cinq joueurs mexicains avaient été blanchis après des tests positifs lors de la Gold Cup, et la Coupe du monde des moins de 17 ans organisée la même année dans le pays avait vu 109 jeunes footballeurs contrôlés positifs sans qu’aucune sanction ne soit prononcée, la FIFA ayant retrouvé des traces de la substance dans près de 30 % des échantillons de viande prélevés dans les hôtels.
La nouvelle a immédiatement ravivé les inquiétudes des délégations encore en lice. La presse britannique souligne que l’équipe d’Angleterre, qui doit affronter son huitième de finale à Mexico, a renforcé ses protocoles en déplaçant sa propre brigade de cuisiniers afin de contrôler l’origine et la préparation des repas. Du côté des médias suédois, on rappelle que la Tunisie avait croisé la route de la Suède lors du premier match, sans que cela n’ait d’incidence sur le résultat. Les sources russes, quant à elles, replacent l’épisode dans une série de cas où la contamination involontaire a conduit à l’exonération des sportifs, à l’image du tennisman Jannik Sinner ou du boxeur Dillian Whyte.
Au-delà du cas tunisien, l’affaire met en lumière la fragilité des dispositifs antidopage face aux réalités agricoles de certains pays hôtes. Depuis 2022, l’AMA a d’ailleurs adapté son protocole : les résultats inférieurs au seuil sont classés comme « constatations atypiques » et donnent lieu à une enquête avant toute qualification de violation. La FIFA, qui n’a pas commenté officiellement, et la fédération tunisienne, restée silencieuse, laissent pour l’heure le dossier entre les mains des laboratoires. Si la contamination est confirmée, les joueurs ne devraient pas être sanctionnés, refermant un chapitre qui, une fois de plus, illustre la frontière ténue entre dopage et intoxication alimentaire dans le sport mondialisé.
| Presse latino-américaine | −0.30 | critical |
|---|---|---|
| Presse russe et CEI | −0.50 | critical |
Mexico rejects the doping accusations as a pretext for trade barriers. Mexican meat is safe and the analyses prove it.
The burden of proof is reversed: instead of proving contamination, those raising the issue are accused of having protectionist ulterior motives.
Russia denounces yet another smear campaign orchestrated by the West. Doping is a pretext to attack geopolitical adversaries.
A parallel is drawn between accusations against Russia and those against Mexico, suggesting a pattern of Western hypocrisy.
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