
Mondial 2026 : face à la Norvège, les Bleus jouent pour un Deschamps endeuillé et la tête du groupe
Privés de leur sélectionneur rentré en France pour les obsèques de sa mère, les joueurs français veulent assurer la première place du groupe I, ce vendredi à Foxborough, en s’imposant face à une Norvège déjà qualifiée.
L’équipe de France dispute son dernier match de poule de la Coupe du monde 2026 sans l’homme qui l’incarne depuis quatorze ans. Didier Deschamps, rentré mardi en urgence dans le Pays basque après le décès de sa mère, ne sera pas sur le banc du Gillette Stadium de Foxborough ce vendredi soir. C’est son adjoint Guy Stéphan, fidèle compagnon de route depuis 2009, qui dirigera les Bleus face à la Norvège, avec une mission limpide énoncée par le milieu Aurélien Tchouaméni : « Le rendre le plus fier possible. » Dans la presse française comme dans les médias africains et du Moyen-Orient, l’émotion domine les récits d’avant-match, tous soulignant la volonté du groupe de transformer une épreuve intime en ressort collectif.
Sur le plan sportif, l’enjeu est réel sans être vital. Français et Norvégiens comptent six points chacun et sont déjà assurés de disputer les seizièmes de finale. Mais la première place du groupe I, promise au vainqueur ou aux Bleus en cas de match nul, offre un avantage logistique et symbolique : elle envoie son détenteur affronter un meilleur troisième à East Rutherford le 30 juin, quand le deuxième devra en découdre le même jour à Dallas avec le deuxième du groupe E. « La première place, c’est la meilleure », a martelé Guy Stéphan, mettant en avant des déplacements allégés. La presse française y ajoute une question de prestige, rappelant que les vice-champions du monde se doivent de gagner, même sans leur patron.
L’absence de Deschamps n’est pas une première. En 2022, déjà, Stéphan avait dû le suppléer lors d’un match de Ligue des nations, après la mort de son père. « Je m’efforce de rendre une situation difficile la plus normale possible », a confié le technicien de 69 ans, qui se dit plus à l’aise sur le terrain d’entraînement que face aux journalistes. Pour cette rencontre, il devra composer sans William Saliba, forfait sur blessure au dos, et devrait aligner Maxence Lacroix en défense centrale. Un turnover plus large est attendu, mais les médias norvégiens et français s’accordent sur un point : le relâchement souvent observé lors d’un troisième match sans enjeu capital ne devrait pas avoir cours côté tricolore.
Au-delà du résultat immédiat, les commentateurs du monde arabe et d’Afrique subsaharienne replacent ce match dans la trajectoire d’un sélectionneur en fin de cycle. Didier Deschamps, qui a annoncé son départ après le Mondial, espère conclure son mandat par un second sacre planétaire, après 2018, et deux finales perdues en 2016 et 2022. La presse française évoque déjà la succession, avec Zinédine Zidane en favori. Mais pour l’heure, c’est un homme meurtri que les joueurs veulent honorer, en attendant son retour samedi à Boston, où il retrouvera une équipe fixée sur son destin en huitièmes.
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La France fait face à un test de résilience en jouant sans son sélectionneur, parti assister aux obsèques de sa mère. Le groupe affirme vouloir transformer ses émotions en une performance en son honneur, mais la préparation a été perturbée. Le match contre la Norvège revêt désormais une complexité psychologique supplémentaire.
L'équipe de France se retrouve sans son sélectionneur pour un match de poule décisif en raison d'un deuil familial. Si les joueurs parlent d'unité, la situation expose la fragilité d'un système construit autour d'une seule figure. L'adjoint prendra les rênes, mais le contexte émotionnel pourrait s'avérer plus un handicap qu'une motivation.
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