
Mexique : une buscadora assassinée, Amnesty International dénonce une violence systémique
Patricia Negrete Tafoya, qui cherchait sa sœur disparue depuis 2021, a été tuée par balles à Pénjamo, dans un État de Guanajuato marqué par une série d’homicides visant des femmes engagées dans la recherche de proches.
Patricia Negrete Tafoya, membre du collectif « Una Promesa por Cumplir », a été abattue dans la soirée du 23 juin à Pénjamo, dans l’État mexicain de Guanajuato. Selon les autorités locales, elle venait de terminer son service au sein de l’hôpital régional et circulait à moto lorsqu’elle a été interceptée par des individus armés qui ont ouvert le feu. Les secours n’ont pu que constater son décès.
La victime s’était engagée dans la recherche de personnes disparues après la disparition de sa sœur Laura Angélica en janvier 2021 dans la même municipalité. D’après les médias mexicains, il s’agit de la quatrième femme buscadora assassinée dans le Guanajuato en l’espace de quatre mois, et d’au moins la dixième depuis 2020. Les organisations de défense des droits humains, dont Amnistía Internacional, ont immédiatement condamné ce meurtre, exigeant une enquête « immédiate, exhaustive, indépendante et impartiale » qui prenne en compte l’activité de recherche de la victime comme ligne d’investigation prioritaire.
Ce drame s’inscrit dans un contexte de violences multiples. Le même État a été le théâtre, la veille, d’une attaque armée dans un bar de León alors que la rencontre de la sélection mexicaine de football était diffusée. Deux femmes – une employée et la propriétaire présumée de l’établissement – ont été tuées, et un client blessé, selon les rapports préliminaires de la police. À Culiacán, dans le Sinaloa, cinq personnes, dont deux femmes, ont été abattues lors de deux agressions distinctes ; un enfant a été blessé. Dans le quartier de Tepito, à Mexico, une vendeuse de tacos a été tuée par balles sur son lieu de travail, et un homme est décédé des suites de ses blessures.
Amnesty International a souligné que le meurtre de Patricia Negrete Tafoya « ne peut être considéré comme un fait isolé » et a rappelé que les personnes qui cherchent des disparus au Mexique sont exposées à des menaces et agressions constantes. L’organisation a appelé les autorités fédérales et étatiques à adopter des mesures urgentes de protection pour les collectifs de familles, alors que le pays compte plus de 133 000 personnes disparues, selon le registre national. Les investigations sur l’ensemble de ces homicides sont en cours, et aucune arrestation n’a été confirmée à ce stade.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
2 groupes éditoriaux · 1 langues
The murder of Patricia Negrete Tafoya, a woman dedicated to searching for missing persons, is portrayed as yet another act of systematic violence against activists in Mexico. Amnesty International demands a thorough investigation, while local media highlight the climate of impunity and the constant danger faced by female searchers. The story is placed within a context of daily crime news, with numerous other violent murders in the country.
Japanese and Korean media do not cover the murder of the female searcher in Mexico, instead focusing on local crime cases such as homicides and thefts. The international human rights story is completely ignored, reflecting a predominantly domestic focus. There is no analysis or comment on the context of violence in Mexico.
Élargis ton regard
Poutine reconnaît une pénurie de carburant après les frappes ukrainiennes sur les raffineries russes
12 langues · 37 sources
Depuis Economy & MarketsLe pétrole remonte après les frappes américano-iraniennes, la trêve reste fragile
6 langues · 15 sources
Depuis TechnologyAlerte sismique Android : efficacité prouvée, vie privée menacée
4 langues · 6 sources