
Mémorandum d’Islamabad : fin des hostilités, réouverture du détroit d’Ormuz et levée du blocus
Sous médiation pakistanaise et qatarie, le mémorandum d’Islamabad engage Téhéran et Washington à une désescalade immédiate et à des pourparlers techniques en Suisse.
Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a annoncé jeudi la signature électronique d’un mémorandum d’entente historique entre les États-Unis et l’Iran, mettant un terme à plusieurs semaines d’affrontements militaires dans le Golfe. Endossé par les présidents Donald Trump et Massoud Pezeshkian, et contresigné par le médiateur pakistanais, l’accord est entré en vigueur immédiatement. Sa première mesure concrète prévoit la réouverture sans délai du détroit d’Ormuz par Téhéran, tandis que Washington lève simultanément le blocus naval imposé aux ports iraniens. Cette désescalade éclair intervient dans un contexte régional bouleversé par l’opération conjointe américano-israélienne du 9 esfand, qui avait coûté la vie au guide suprême Ali Khamenei et porté son fils, Mojtaba Khamenei, à la tête de la République islamique.
La crise avait rapidement dégénéré en un conflit asymétrique, marqué par la fermeture du détroit d’Ormuz – point de passage d’un cinquième du trafic pétrolier mondial – et par un blocus naval américain asphyxiant l’économie iranienne. Les médias iraniens, citant le message de Sharif sur le réseau X, ont salué la « sagesse » et la « clairvoyance » de leur nouveau leadership, tandis que la presse américaine, notamment Voice of America, insistait sur l’obligation faite à Téhéran de rouvrir immédiatement le détroit. Les chaînes arabes, de CNN en arabe à Sky News Arabia, ont mis l’accent sur le rôle central joué par Islamabad et Doha, dont la médiation conjointe a permis de rapprocher des positions apparemment irréconciliables.
Le mémorandum d’Islamabad, dont le nom souligne la centralité de la diplomatie pakistanaise, prévoit également une cérémonie officielle en Suisse le 19 juin 2026, co-organisée par le Pakistan et le Qatar. Ce choix de la Confédération helvétique comme lieu de célébration et de lancement des discussions techniques n’est pas anodin : il renoue avec une longue tradition de bons offices sur le sol européen, chère à la neutralité suisse. Les remerciements appuyés de Shehbaz Sharif envers le vice-président américain J.D. Vance, le gendre et conseiller Jared Kushner, l’émissaire Steve Witkoff, ainsi qu’envers le nouveau guide iranien Mojtaba Khamenei, illustrent l’épaisseur diplomatique d’un processus qui a mobilisé les plus hauts niveaux des deux États.
Si l’accord immédiat sur la liberté de navigation dans le Golfe soulage les marchés énergétiques mondiaux – et par ricochet les économies francophones d’Afrique et d’Europe dépendantes des hydrocarbures –, il ne constitue qu’un premier pas. Les pourparlers techniques qui s’ouvriront en Suisse devront aborder les contentieux de fond : levée des sanctions, programme nucléaire iranien et architecture de sécurité régionale. La transition à Téhéran, où Mojtaba Khamenei n’a encore fait aucune apparition publique depuis la mort de son père, ajoute une inconnue de taille. Dans ce contexte fragile, le Pakistan et le Qatar, médiateurs inattendus d’une paix précaire, pourraient être appelés à jouer un rôle durable de facilitateurs entre Washington et un régime iranien en pleine redéfinition.
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Le Premier ministre pakistanais a déclaré que le mémorandum oblige l'Iran à rouvrir immédiatement le détroit d'Ormuz, tandis que les États-Unis lèveront sans délai le blocus naval. L'accord, signé par les présidents Trump et Pezeshkian, constitue une résolution diplomatique de l'impasse militaire, Washington soulignant le respect par la République islamique comme première étape.
Le Premier ministre pakistanais a célébré la signature électronique du mémorandum historique d'Islamabad, exprimant sa gratitude au Guide suprême et au président iraniens. Il a confirmé l'entrée en vigueur immédiate de l'accord, avec la réouverture du détroit d'Ormuz par l'Iran et la levée du blocus naval par les États-Unis, et a annoncé une cérémonie de célébration en Suisse.
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