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Géopolitique et politiquejeudi 18 juin 2026

Trump admet devoir restituer les fonds iraniens gelés, tout en rejetant un plan de reconstruction à 300 milliards

Le président américain reconnaît que la crédibilité du dollar exige la restitution des avoirs iraniens, mais nie toute participation des États-Unis à un fonds financé par les monarchies du Golfe.

En marge du sommet du G7 à Biarritz, Donald Trump a créé la surprise en reconnaissant que les États-Unis détenaient une « grande quantité » d’avoirs iraniens gelés et qu’ils devraient, à terme, les restituer. « Ce n’est pas notre argent, c’est le leur, et nous l’avons bloqué », a-t-il déclaré, avant d’ajouter une justification rarement entendue de la bouche d’un président américain : « Si nous ne le rendons pas, personne n’investira plus jamais dans le dollar. » La presse iranienne, citant ces propos, y a vu un aveu implicite de la vulnérabilité du billet vert face à l’usage punitif des sanctions financières, tandis que des médias économiques brésiliens et américains soulignaient le caractère inédit de cet argument.

Pourtant, le locataire de la Maison Blanche a simultanément qualifié de « faux » les rapports évoquant un fonds de reconstruction de 300 milliards de dollars qui serait abondé par les alliés du Golfe dans le cadre d’un mémorandum d’entente entre Washington et Téhéran. Interrogé par un journaliste de Fox News lors d’un entretien bilatéral avec le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, Trump a martelé : « Nous n’investirons pas, nous ne mettrons pas même 10 centimes. » Selon des sources proches des monarchies du Golfe, relayées par la presse arabophone, l’idée d’un tel fonds aurait circulé comme contrepartie à l’engagement iranien de ne pas perturber la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz, mais Trump a renvoyé la balle aux pays tiers : « Les gens peuvent décider d’investir s’ils le veulent, cela les regarde. »

Cette clarification n’efface pas l’ambiguïté stratégique entretenue par Washington. D’un côté, Trump insiste sur le fait que les États-Unis ne verseront pas un dollar à l’Iran, y compris pour un éventuel fonds de reconstruction, et que les sanctions maintiendront le pays dans une « pauvreté extrême » tant qu’il ne se pliera pas aux exigences américaines, notamment sur le dossier nucléaire. De l’autre, il laisse entendre qu’un allègement des sanctions pourrait intervenir « dès que l’Iran se comportera bien ». La presse indonésienne, qui a largement couvert ces déclarations, y lit une forme de pragmatisme transactionnel, où la restitution des avoirs gelés deviendrait une monnaie d’échange.

Pour les observateurs européens et francophones, ces déclarations contradictoires illustrent la complexité d’une architecture de pression maximale qui menace la confiance internationale dans le dollar. Si la restitution des fonds iraniens est présentée comme une nécessité pour préserver le statut de la devise américaine, elle pourrait aussi ouvrir une brèche dans le régime de sanctions unilatérales. Les capitales africaines et canadiennes, attentives aux répercussions sur les marchés des matières premières et les flux commerciaux, perçoivent dans ce débat un test pour la crédibilité des engagements occidentaux. Alors que la France accueillait ce G7 sous le signe de la réduction des tensions, la question des avoirs iraniens gelés rappelle que la stabilité du Moyen-Orient et celle du système monétaire international restent étroitement liées.

Comment la même histoire est racontée ailleurs.

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Trump a démenti que les alliés du Golfe financeraient un fonds de reconstruction de 300 milliards de dollars pour l'Iran, qualifiant cette information de fausse. Il a précisé que les avoirs iraniens gelés appartiennent à l'Iran, pas aux États-Unis, et qu'ils pourraient devoir être restitués. Ces déclarations ont été faites lors d'une conférence de presse en marge du sommet du G7.

Stampa sud-est asiatica
pragmatismodistacco

Trump a reconnu que les États-Unis détiennent une grande quantité d'argent iranien et a déclaré qu'il doit être restitué car il appartient à l'Iran. Il a également indiqué que les États-Unis et leurs partenaires régionaux s'engagent dans un plan conjointement convenu doté d'au moins 300 milliards de dollars pour la reconstruction et le développement économique de l'Iran. Cette déclaration laisse entrevoir un possible allègement des sanctions.

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jeudi 18 juin 2026

Trump admet devoir restituer les fonds iraniens gelés, tout en rejetant un plan de reconstruction à 300 milliards

Le président américain reconnaît que la crédibilité du dollar exige la restitution des avoirs iraniens, mais nie toute participation des États-Unis à un fonds financé par les monarchies du Golfe.

En marge du sommet du G7 à Biarritz, Donald Trump a créé la surprise en reconnaissant que les États-Unis détenaient une « grande quantité » d’avoirs iraniens gelés et qu’ils devraient, à terme, les restituer. « Ce n’est pas notre argent, c’est le leur, et nous l’avons bloqué », a-t-il déclaré, avant d’ajouter une justification rarement entendue de la bouche d’un président américain : « Si nous ne le rendons pas, personne n’investira plus jamais dans le dollar. » La presse iranienne, citant ces propos, y a vu un aveu implicite de la vulnérabilité du billet vert face à l’usage punitif des sanctions financières, tandis que des médias économiques brésiliens et américains soulignaient le caractère inédit de cet argument.

Pourtant, le locataire de la Maison Blanche a simultanément qualifié de « faux » les rapports évoquant un fonds de reconstruction de 300 milliards de dollars qui serait abondé par les alliés du Golfe dans le cadre d’un mémorandum d’entente entre Washington et Téhéran. Interrogé par un journaliste de Fox News lors d’un entretien bilatéral avec le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, Trump a martelé : « Nous n’investirons pas, nous ne mettrons pas même 10 centimes. » Selon des sources proches des monarchies du Golfe, relayées par la presse arabophone, l’idée d’un tel fonds aurait circulé comme contrepartie à l’engagement iranien de ne pas perturber la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz, mais Trump a renvoyé la balle aux pays tiers : « Les gens peuvent décider d’investir s’ils le veulent, cela les regarde. »

Cette clarification n’efface pas l’ambiguïté stratégique entretenue par Washington. D’un côté, Trump insiste sur le fait que les États-Unis ne verseront pas un dollar à l’Iran, y compris pour un éventuel fonds de reconstruction, et que les sanctions maintiendront le pays dans une « pauvreté extrême » tant qu’il ne se pliera pas aux exigences américaines, notamment sur le dossier nucléaire. De l’autre, il laisse entendre qu’un allègement des sanctions pourrait intervenir « dès que l’Iran se comportera bien ». La presse indonésienne, qui a largement couvert ces déclarations, y lit une forme de pragmatisme transactionnel, où la restitution des avoirs gelés deviendrait une monnaie d’échange.

Pour les observateurs européens et francophones, ces déclarations contradictoires illustrent la complexité d’une architecture de pression maximale qui menace la confiance internationale dans le dollar. Si la restitution des fonds iraniens est présentée comme une nécessité pour préserver le statut de la devise américaine, elle pourrait aussi ouvrir une brèche dans le régime de sanctions unilatérales. Les capitales africaines et canadiennes, attentives aux répercussions sur les marchés des matières premières et les flux commerciaux, perçoivent dans ce débat un test pour la crédibilité des engagements occidentaux. Alors que la France accueillait ce G7 sous le signe de la réduction des tensions, la question des avoirs iraniens gelés rappelle que la stabilité du Moyen-Orient et celle du système monétaire international restent étroitement liées.

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Trump a démenti que les alliés du Golfe financeraient un fonds de reconstruction de 300 milliards de dollars pour l'Iran, qualifiant cette information de fausse. Il a précisé que les avoirs iraniens gelés appartiennent à l'Iran, pas aux États-Unis, et qu'ils pourraient devoir être restitués. Ces déclarations ont été faites lors d'une conférence de presse en marge du sommet du G7.

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Trump a reconnu que les États-Unis détiennent une grande quantité d'argent iranien et a déclaré qu'il doit être restitué car il appartient à l'Iran. Il a également indiqué que les États-Unis et leurs partenaires régionaux s'engagent dans un plan conjointement convenu doté d'au moins 300 milliards de dollars pour la reconstruction et le développement économique de l'Iran. Cette déclaration laisse entrevoir un possible allègement des sanctions.

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