
Malgré les séismes, Caracas maintient le cap d’une production pétrolière en hausse
La présidente par intérim Delcy Rodriguez affirme que l’extraction de brut, concentrée loin des zones sinistrées, a atteint 1,2 million de barils par jour et poursuit sa trajectoire de croissance.
La production pétrolière vénézuélienne n’a pas été perturbée par le double séisme du 24 juin, a déclaré lundi la présidente par intérim Delcy Rodriguez. Alors que le bilan humain dépasse désormais les 4 500 morts et que les dégâts matériels sont estimés à 37 milliards de dollars par les Nations unies, l’extraction de brut s’est maintenue à 1,203 million de barils par jour, en légère hausse par rapport aux 1,179 million de barils rapportés à l’OPEP en mai. Cette résilience s’explique par la géographie pétrolière du pays : les secousses de magnitude 7,2 et 7,5 ont principalement frappé l’État de La Guaira et la capitale Caracas, sur la côte nord, tandis que les gisements sont situés à l’ouest, dans le lac de Maracaibo, et à l’est, dans la ceinture de l’Orénoque.
Cette stabilité est cruciale pour un État dont les recettes d’exportation pétrolière ont crû de 21 % au premier trimestre 2026, passant de 4,5 à 5,5 milliards de dollars, selon la Banque centrale. Le pays, qui possède les plus grandes réserves prouvées de la planète, tente de remonter une pente sévère : après deux décennies de mauvaise gestion et de corruption, la production s’était effondrée de plus de 3 millions de barils par jour au début des années 2000 à un plancher historique de 350 000 barils en 2020. L’objectif affiché par le gouvernement est de poursuivre cette reprise, portée par une réforme majeure du secteur qui réduit le contrôle de l’État et vise à attirer les investisseurs étrangers.
Arrivée au pouvoir en janvier après la capture de Nicolas Maduro par les forces américaines, Delcy Rodriguez gouverne sous la pression de Washington. Elle a fait de la relance pétrolière un pilier de sa légitimité, tout en demandant la levée des sanctions qui pèsent encore sur l’industrie. Avant les séismes, elle avait reçu au palais de Miraflores des représentants de multinationales intéressées par le marché vénézuélien, signe d’un intérêt ravivé par l’assouplissement réglementaire. Les capitales européennes, soucieuses de diversification énergétique, observent ces ouvertures avec attention, bien que les risques politiques et opérationnels restent élevés.
Le défi immédiat pour Caracas est double : mener la reconstruction des zones sinistrées, où plus de 20 000 personnes vivent dans des camps et où 25 000 logements sont nécessaires, tout en consolidant la confiance des marchés. La prochaine étape factuelle à surveiller sera la publication des données de production du mois de juillet, qui confirmeront ou non la résistance de l’appareil extractif face à la crise humanitaire et aux tensions persistantes avec les États-Unis.
| Presse latino-américaine | +0.20 | neutral |
|---|---|---|
| Presse européenne continentale | 0.00 | neutral |
| Presse africaine subsaharienne | 0.00 | neutral |
La présidente par intérim Delcy Rodríguez rassure les entreprises et le marché : la production pétrolière n'a pas été touchée et augmente même, démontrant la résilience de l'économie vénézuélienne.
Elle met l'accent sur les données de production et la comparaison avec le mois précédent, citant des sources de l'OPEP, pour donner de la crédibilité à la reprise, tout en minimisant l'impact de la catastrophe en mentionnant les dommages de l'ONU uniquement comme contexte.
Elle ne mentionne pas le nombre de victimes du séisme (plus de 4 500 morts) qui apparaît dans les rapports européens et africains.
La présidente par intérim Delcy Rodriguez affirme que la production pétrolière n'est pas affectée, mais le rapport met en avant le lourd bilan humain de plus de 4 500 morts.
En juxtaposant le nombre de morts à la déclaration officielle, le récit crée un contraste implicite entre la priorité gouvernementale (pétrole) et la souffrance humaine.
Il ne rapporte pas l'augmentation de 10 % de la production ni la comparaison avec les données de l'OPEP, ce qui aurait renforcé le récit gouvernemental.
La présidente par intérim Delcy Rodriguez déclare que la production pétrolière n'est pas affectée et augmente, et le rapport présente cela comme un fait simple sans remettre en question les affirmations du gouvernement.
En répétant la déclaration du gouvernement sans contexte supplémentaire ni sources critiques, le rapport lui confère une aura d'autorité et de normalité.
Il ne mentionne pas l'estimation des dommages de l'ONU de 37 milliards de dollars ni le nombre de morts, ce qui introduirait une note de crise.
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