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Économie & Marchésmardi 23 juin 2026

Malgré la trêve au Moyen-Orient, la BCE prévoit une inflation prolongée en zone euro

La hausse des prix de l'énergie maintient l'inflation au-dessus de 3 %, incitant Francfort à conserver une politique monétaire restrictive, même si les marchés n'anticipent pas de nouvelle hausse avant décembre.

L'inflation dans la zone euro a atteint 3,2 % en mai, contre 3 % en avril, tirée par une inflation énergétique supérieure à 10 %. La Banque centrale européenne (BCE) a relevé ses taux directeurs de 25 points de base en juin, mais son économiste en chef, Philip Lane, a prévenu mardi devant la commission des affaires économiques du Parlement européen que l'inflation pourrait rester au-dessus de l'objectif de 2 % « pendant un certain temps », peut-être jusqu'au premier semestre 2027, même si la paix au Moyen-Orient se consolide. L'incertitude demeure élevée et les risques de nouvelle escalade persistent, a-t-il souligné, tout en saluant les progrès vers une résolution du conflit.

Le choc énergétique actuel diffère de celui de 2021-2022 : il porte principalement sur les carburants de transport (diesel, essence) et non sur l'électricité ou le gaz domestique. Cette spécificité explique en partie la remontée récente de l'inflation alimentaire, que la BCE prévoit de voir augmenter après une brève accalmie à 1,9 %, les coûts de transport se répercutant sur les prix des denrées. L'inflation sous-jacente (hors énergie et alimentation) a progressé à 2,6 % en mai, signalant des effets indirects initiaux. Face à cette dynamique, la BCE adopte une approche « mesurée » et « calibrée », selon M. Lane, et non une réponse massive. Les marchés financiers n'accordent qu'une probabilité de 20 % à une nouvelle hausse dès juillet, la prochaine mesure étant pleinement intégrée dans les prix pour décembre.

À Bratislava, le gouverneur de la banque centrale slovaque, Peter Kazimir, l'une des voix les plus restrictives du conseil des gouverneurs, a estimé que « la direction est claire et notre travail n'est pas terminé », la paix ne pouvant effacer instantanément les dégâts inflationnistes. À Madrid, son homologue espagnol José Luis Escrivá a pointé la diffusion des hausses des prix de l'énergie vers les chaînes de production, notamment les transports et l'alimentation. M. Lane a toutefois relativisé l'impact sur la croissance : le marché du travail reste solide, les investissements dans l'intelligence artificielle et les dépenses publiques dans la défense et les infrastructures devraient amortir le choc, maintenant une dynamique économique « bien au-dessus d'une économie stagnante ».

La prochaine réunion de politique monétaire de la BCE, en juillet, sera scrutée pour tout signal sur le rythme du resserrement. La baisse récente des cours du pétrole, qui rapproche le scénario de référence d'une trajectoire plus modérée, réduit la pression pour une action immédiate, mais la persistance d'une inflation supérieure à l'objectif maintient le cap restrictif.

Comment la même histoire est racontée ailleurs.

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La BCE avertit que l'inflation alimentaire dans la zone euro est appelée à remonter, sous l'effet des hausses des prix de l'énergie provoquées par la guerre en Iran, qui n'a abouti qu'à une trêve fragile. Malgré une baisse récente, les prix des denrées alimentaires vont augmenter, maintenant l'inflation globale à un niveau élevé. La situation reste précaire.

Presse latino-américaine/ Marché
ScepticismePragmatisme

La BCE reconnaît que l'inflation pourrait rester au-dessus de l'objectif pendant un certain temps, mais des perspectives plus modérées réduisent l'urgence de la hausse des taux prévue le mois prochain. Les marchés voient moins de nécessité d'un resserrement immédiat, car les prix de l'énergie ont baissé. L'accent est mis sur les implications politiques et la pression réduite sur la banque centrale.

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mardi 23 juin 2026

Malgré la trêve au Moyen-Orient, la BCE prévoit une inflation prolongée en zone euro

La hausse des prix de l'énergie maintient l'inflation au-dessus de 3 %, incitant Francfort à conserver une politique monétaire restrictive, même si les marchés n'anticipent pas de nouvelle hausse avant décembre.

L'inflation dans la zone euro a atteint 3,2 % en mai, contre 3 % en avril, tirée par une inflation énergétique supérieure à 10 %. La Banque centrale européenne (BCE) a relevé ses taux directeurs de 25 points de base en juin, mais son économiste en chef, Philip Lane, a prévenu mardi devant la commission des affaires économiques du Parlement européen que l'inflation pourrait rester au-dessus de l'objectif de 2 % « pendant un certain temps », peut-être jusqu'au premier semestre 2027, même si la paix au Moyen-Orient se consolide. L'incertitude demeure élevée et les risques de nouvelle escalade persistent, a-t-il souligné, tout en saluant les progrès vers une résolution du conflit.

Le choc énergétique actuel diffère de celui de 2021-2022 : il porte principalement sur les carburants de transport (diesel, essence) et non sur l'électricité ou le gaz domestique. Cette spécificité explique en partie la remontée récente de l'inflation alimentaire, que la BCE prévoit de voir augmenter après une brève accalmie à 1,9 %, les coûts de transport se répercutant sur les prix des denrées. L'inflation sous-jacente (hors énergie et alimentation) a progressé à 2,6 % en mai, signalant des effets indirects initiaux. Face à cette dynamique, la BCE adopte une approche « mesurée » et « calibrée », selon M. Lane, et non une réponse massive. Les marchés financiers n'accordent qu'une probabilité de 20 % à une nouvelle hausse dès juillet, la prochaine mesure étant pleinement intégrée dans les prix pour décembre.

À Bratislava, le gouverneur de la banque centrale slovaque, Peter Kazimir, l'une des voix les plus restrictives du conseil des gouverneurs, a estimé que « la direction est claire et notre travail n'est pas terminé », la paix ne pouvant effacer instantanément les dégâts inflationnistes. À Madrid, son homologue espagnol José Luis Escrivá a pointé la diffusion des hausses des prix de l'énergie vers les chaînes de production, notamment les transports et l'alimentation. M. Lane a toutefois relativisé l'impact sur la croissance : le marché du travail reste solide, les investissements dans l'intelligence artificielle et les dépenses publiques dans la défense et les infrastructures devraient amortir le choc, maintenant une dynamique économique « bien au-dessus d'une économie stagnante ».

La prochaine réunion de politique monétaire de la BCE, en juillet, sera scrutée pour tout signal sur le rythme du resserrement. La baisse récente des cours du pétrole, qui rapproche le scénario de référence d'une trajectoire plus modérée, réduit la pression pour une action immédiate, mais la persistance d'une inflation supérieure à l'objectif maintient le cap restrictif.

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La BCE avertit que l'inflation alimentaire dans la zone euro est appelée à remonter, sous l'effet des hausses des prix de l'énergie provoquées par la guerre en Iran, qui n'a abouti qu'à une trêve fragile. Malgré une baisse récente, les prix des denrées alimentaires vont augmenter, maintenant l'inflation globale à un niveau élevé. La situation reste précaire.

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La BCE reconnaît que l'inflation pourrait rester au-dessus de l'objectif pendant un certain temps, mais des perspectives plus modérées réduisent l'urgence de la hausse des taux prévue le mois prochain. Les marchés voient moins de nécessité d'un resserrement immédiat, car les prix de l'énergie ont baissé. L'accent est mis sur les implications politiques et la pression réduite sur la banque centrale.

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