
Lula ironise sur Neymar, « premier joueur en télétravail » du Mondial
Le président brésilien a plaisanté sur l'absence de la star blessée, ravivant les débats sur sa convocation et les clivages politiques autour du maillot jaune.
Le vendredi 19 juin, lors d’une cérémonie dans un hôpital de Belo Horizonte, le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a qualifié Neymar de « premier joueur convoqué en home office au monde ». S’adressant à un enfant qui venait de citer le nom de l’attaquant, Lula a répliqué : « Neymar ? Il ne joue même pas ! » avant de reprendre une formule aperçue sur internet. La scène a provoqué les rires, mais elle est intervenue alors que le numéro 10 de la Seleção, toujours convalescent, n’a pas fait le déplacement à Philadelphie pour le match contre Haïti prévu le soir même.
Les faits sportifs sont sans équivoque. Neymar, 34 ans, souffre d’une lésion de grade 2 à la panturrilha droite contractée le 17 mai, la veille de l’annonce de la liste pour le Mondial 2026. Il a manqué le match d’ouverture face au Maroc (1-1) et, selon la Confédération brésilienne de football, il est resté à New Jersey pour optimiser sa récupération. Le délai de trois semaines fixé par le staff médical a expiré jeudi, et si le joueur a repris partiellement l’entraînement avec ballon, il manque encore de rythme. L’entraîneur Carlo Ancelotti vise une éventuelle participation lors du troisième match de poule, contre l’Écosse le 24 juin à Miami.
Au-delà de la boutade, l’épisode ravive les lectures politiques qui entourent la Seleção. La presse brésilienne rappelle que Neymar avait publiquement soutenu Jair Bolsonaro en 2022, tandis que le maillot jaune était devenu un emblème du camp conservateur. Le quotidien argentin La Nación souligne que la « chicana » de Lula expose une relation tendue et replace la plaisanterie dans une série de sorties présidentielles : en 2006, Lula avait demandé au sélectionneur Parreira si Ronaldo était « gros », provoquant l’irritation du buteur. Les médias arabophones, comme Sky News Arabia et An-Nahar, reprennent la saillie en la présentant comme une moquerie légère, tandis que la presse nigériane (The Punch) relaie l’information sans insister sur les sous-entendus politiques.
La sortie de Lula a immédiatement suscité des réactions dans un Brésil polarisé. L’ex-gouverneur du Minas Gerais, Romeu Zema, a riposté en souhaitant que la première dame, Janja, soit elle aussi « en home office » pour réaliser des économies. Sur le plan sportif, le débat autour de la convocation de Neymar reste vif : certains s’interrogent sur l’opportunité d’inclure un élément si diminué, quand d’autres espèrent son retour. La Seleção, après un nul décevant contre le Maroc, doit impérativement s’imposer face à Haïti pour aborder la suite du groupe C en position favorable.
La prochaine échéance concrète est le match contre l’Écosse, où la présence de Neymar pourrait changer la donne. D’ici là, le Brésil aura disputé son deuxième match sans son meilleur buteur historique, qui n’a plus porté le maillot national depuis octobre 2023. La gestion de son retour conditionnera le parcours brésilien dans ce Mondial nord-américain.
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Lula a lancé une plaisanterie acérée sur Neymar, le qualifiant de premier joueur convoqué en 'télétravail', reprenant un mème. La pique, échangée avec un enfant lors d'un événement, ravive les tensions politiques entre le président de gauche et la star qui avait ouvertement soutenu Bolsonaro en 2022. Certains médias rappellent aussi un précédent moment gênant avec Ronaldo en 2006, présentant l'épisode comme une nouvelle gaffe présidentielle avec les idoles du football.
Le président brésilien a décrit en plaisantant Neymar comme le premier joueur convoqué en équipe nationale à travailler à distance, faisant allusion à son absence pour blessure. La remarque est née d'un échange léger avec un enfant, et le compte rendu se concentre sur le rétablissement de Neymar et les matchs manqués, sans contexte politique.
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