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Défense & Sécuritévendredi 19 juin 2026

L'accord Washington-Téhéran fragilisé par la poursuite des combats au Liban

Au lendemain de la signature d'un mémorandum américano-iranien, des frappes israéliennes ont tué au moins 16 personnes dans le sud du Liban, tandis que le Hezbollah revendique la destruction de chars et la mort de quatre soldats israéliens.

Moins de vingt-quatre heures après la signature, le 18 juin, d’un mémorandum d’entente entre les États-Unis et l’Iran, les bombardements israéliens sur le sud du Liban ont fait au moins 16 morts, selon l’Agence nationale d’information libanaise. L’accord, paraphé numériquement par les présidents Donald Trump et Massoud Pezeshkian, prévoit l’arrêt immédiat et permanent de toutes les opérations militaires au Moyen-Orient, y compris au Liban, ainsi qu’une levée progressive des sanctions américaines contre Téhéran en échange d’engagements sur le nucléaire iranien. Pourtant, dans la nuit de jeudi à vendredi, l’aviation et l’artillerie israéliennes ont visé plusieurs localités du district de Nabatieh, dans ce que les médias locaux décrivent comme l’un des épisodes les plus intenses depuis des semaines. Le Hezbollah a revendiqué la destruction de trois chars Merkava et la mort de quatre soldats israéliens, dont un lieutenant-colonel, lors d’affrontements près de Kfar Tibnit.

Du côté israélien, l’état-major justifie ces frappes par des « violations répétées du cessez-le-feu » de la part du Hezbollah et a publié une carte délimitant une zone de sécurité de dix kilomètres à l’intérieur du territoire libanais, où les troupes resteront déployées. Le ministre de la sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, a appelé à ce que « tout le Liban brûle », tandis que le ministre des finances, Bezalel Smotrich, a exhorté à « ouvrir les portes de l’enfer ». À Beyrouth, le chef du bloc parlementaire du Hezbollah, Mohammad Raad, a estimé que la guerre israélienne avait « échoué » à éliminer le mouvement et a plaidé pour des négociations indirectes en vue d’un retrait israélien sous soixante jours. Téhéran, selon la chaîne panarabe Al-Mayadeen, proche du Hezbollah, aurait retardé l’envoi de sa délégation aux pourparlers prévus en Suisse en raison de la poursuite de la campagne militaire israélienne.

L’architecture de l’accord américano-iranien ne mentionne pas explicitement un retrait israélien du Liban, ce qui constitue un point de friction majeur. Washington a rouvert le détroit d’Ormuz, permettant le passage de plus de 12 millions de barils de pétrole dès mercredi soir, mais la viabilité de l’ensemble du mémorandum dépend de l’arrêt effectif des hostilités. L’ONU a recensé jeudi 143 tirs de projectiles dans le sud du Liban, dont 119 attribués à l’armée israélienne. Le président Trump a publiquement critiqué le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, lui enjoignant d’être « plus responsable à l’égard du Liban », tandis que le vice-président JD Vance a reporté sine die son déplacement en Suisse, officiellement pour des raisons logistiques. Au Congrès américain, certains républicains s’inquiètent des concessions faites à l’Iran, notamment un fonds de reconstruction de 300 milliards de dollars, alors qu’à Téhéran, le guide suprême, l’ayatollah Mojtaba Khamenei, a approuvé le principe de négociations directes tout en excluant toute acceptation de « l’opinion de l’ennemi ».

En l’état, les pourparlers de suivi prévus en Suisse ont été annulés, et l’armée israélienne a indiqué qu’elle poursuivrait ses opérations au-delà de la zone de sécurité qu’elle s’est unilatéralement attribuée. Le gouvernement libanais n’a pas encore adopté de cadre de négociation, et les affrontements se poursuivent, laissant planer le doute sur la capacité de l’accord du 18 juin à produire une désescalade durable.

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Quelques heures après l'accord USA-Iran, l'ennemi israélien a lancé des raids nocturnes surprise dans le sud du Liban, tuant au moins 16 civils et en blessant des dizaines dans de véritables massacres. Les bombardements ont rasé des maisons tandis qu'une poussée terrestre vers les collines d'Ali al-Taher a échoué sous les coups de la résistance.

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L'accord de paix USA-Iran est déjà assombri : des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont tué au moins 16 personnes lors d'une des nuits les plus meurtrières de ces derniers mois. Avec le refus de Netanyahu de se retirer, les pourparlers ont été repoussés et le cessez-le-feu vacille.

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vendredi 19 juin 2026

L'accord Washington-Téhéran fragilisé par la poursuite des combats au Liban

Au lendemain de la signature d'un mémorandum américano-iranien, des frappes israéliennes ont tué au moins 16 personnes dans le sud du Liban, tandis que le Hezbollah revendique la destruction de chars et la mort de quatre soldats israéliens.

Moins de vingt-quatre heures après la signature, le 18 juin, d’un mémorandum d’entente entre les États-Unis et l’Iran, les bombardements israéliens sur le sud du Liban ont fait au moins 16 morts, selon l’Agence nationale d’information libanaise. L’accord, paraphé numériquement par les présidents Donald Trump et Massoud Pezeshkian, prévoit l’arrêt immédiat et permanent de toutes les opérations militaires au Moyen-Orient, y compris au Liban, ainsi qu’une levée progressive des sanctions américaines contre Téhéran en échange d’engagements sur le nucléaire iranien. Pourtant, dans la nuit de jeudi à vendredi, l’aviation et l’artillerie israéliennes ont visé plusieurs localités du district de Nabatieh, dans ce que les médias locaux décrivent comme l’un des épisodes les plus intenses depuis des semaines. Le Hezbollah a revendiqué la destruction de trois chars Merkava et la mort de quatre soldats israéliens, dont un lieutenant-colonel, lors d’affrontements près de Kfar Tibnit.

Du côté israélien, l’état-major justifie ces frappes par des « violations répétées du cessez-le-feu » de la part du Hezbollah et a publié une carte délimitant une zone de sécurité de dix kilomètres à l’intérieur du territoire libanais, où les troupes resteront déployées. Le ministre de la sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, a appelé à ce que « tout le Liban brûle », tandis que le ministre des finances, Bezalel Smotrich, a exhorté à « ouvrir les portes de l’enfer ». À Beyrouth, le chef du bloc parlementaire du Hezbollah, Mohammad Raad, a estimé que la guerre israélienne avait « échoué » à éliminer le mouvement et a plaidé pour des négociations indirectes en vue d’un retrait israélien sous soixante jours. Téhéran, selon la chaîne panarabe Al-Mayadeen, proche du Hezbollah, aurait retardé l’envoi de sa délégation aux pourparlers prévus en Suisse en raison de la poursuite de la campagne militaire israélienne.

L’architecture de l’accord américano-iranien ne mentionne pas explicitement un retrait israélien du Liban, ce qui constitue un point de friction majeur. Washington a rouvert le détroit d’Ormuz, permettant le passage de plus de 12 millions de barils de pétrole dès mercredi soir, mais la viabilité de l’ensemble du mémorandum dépend de l’arrêt effectif des hostilités. L’ONU a recensé jeudi 143 tirs de projectiles dans le sud du Liban, dont 119 attribués à l’armée israélienne. Le président Trump a publiquement critiqué le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, lui enjoignant d’être « plus responsable à l’égard du Liban », tandis que le vice-président JD Vance a reporté sine die son déplacement en Suisse, officiellement pour des raisons logistiques. Au Congrès américain, certains républicains s’inquiètent des concessions faites à l’Iran, notamment un fonds de reconstruction de 300 milliards de dollars, alors qu’à Téhéran, le guide suprême, l’ayatollah Mojtaba Khamenei, a approuvé le principe de négociations directes tout en excluant toute acceptation de « l’opinion de l’ennemi ».

En l’état, les pourparlers de suivi prévus en Suisse ont été annulés, et l’armée israélienne a indiqué qu’elle poursuivrait ses opérations au-delà de la zone de sécurité qu’elle s’est unilatéralement attribuée. Le gouvernement libanais n’a pas encore adopté de cadre de négociation, et les affrontements se poursuivent, laissant planer le doute sur la capacité de l’accord du 18 juin à produire une désescalade durable.

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