
Liban : le Premier ministre Nawaf Salam annonce le début du retrait israélien depuis le sud
En visite à Zawtar al-Gharbiya, le chef du gouvernement libanais a affirmé que l’objectif de Beyrouth reste un retrait israélien complet, au premier jour du déploiement de l’armée libanaise dans les « zones pilotes » prévues par l’accord tripartite avec Washington et Tel-Aviv.
Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s’est rendu le 22 juillet 2026 à Zawtar al-Gharbiya, village du Liban-Sud où l’armée libanaise venait de se déployer la veille, marquant ce que le gouvernement de Beyrouth qualifie de début du retrait israélien. Selon les déclarations officielles reprises par plusieurs médias libanais et internationaux, M. Salam a insisté sur la mobilisation de tous les efforts politiques et diplomatiques pour obtenir un retrait israélien total du territoire libanais, tout en annonçant le lancement de travaux de déblaiement, de rétablissement des services essentiels et de préparation de logements provisoires pour faciliter le retour des populations déplacées.
Ce déploiement s’inscrit dans le cadre d’un accord parrainé par les États-Unis et signé le mois précédent, qui prévoit la création de « zones pilotes » – dont Zawtar al-Gharbiya, Froun et Srifa – où l’armée libanaise doit prendre le contrôle, désarmer le Hezbollah et interdire toute activité militaire non étatique, en échange d’un retrait israélien progressif. Des responsables américains cités par le portail Axios et repris par Naharnet précisent que l’armée libanaise est chargée de « nettoyer ces zones des armes et infrastructures du Hezbollah » et d’y mener des opérations de vérification. Le Hezbollah, de son côté, rejette publiquement cet accord et refuse de déposer les armes, une position relayée par Al-Manar et d’autres sources proches du parti chiite.
La visite de M. Salam s’est déroulée dans un climat de tension sur le terrain. L’armée libanaise a indiqué que des soldats israéliens avaient ouvert le feu à proximité de ses unités lors du déploiement, ce que l’armée israélienne a décrit comme des « tirs de semonce en l’air » après que des militaires libanais eurent pénétré dans une zone non incluse dans le périmètre pilote. Par ailleurs, des habitants de Zawtar al-Gharbiya et du village voisin occupé de Zawtar al-Sharqiya, interrogés par l’AFP et par le correspondant d’Al-Manar, ont exprimé leur frustration de ne pas avoir été associés à la visite du Premier ministre, certains déplorant qu’il soit entré sans les habitants, d’autres attendant toujours l’autorisation de regagner leurs foyers.
Ce premier test de l’accord intervient au lendemain d’une rencontre à la Maison-Blanche entre le président libanais Joseph Aoun et son homologue américain Donald Trump. Selon des sources américaines et libanaises, M. Aoun a souligné la nécessité urgente d’un retrait israélien complet et a plaidé pour un soutien accru aux Forces armées libanaises, présentées comme la clé de voûte de la stabilité du pays. L’administration Trump, qui s’est fortement impliquée dans le dossier libanais ces derniers mois, voit dans ces zones pilotes un moyen de « construire la confiance » entre les parties et de créer une dynamique en vue d’un élargissement du processus, tout en avertissant que toute tentative du Hezbollah de s’y réarmer compromettrait les perspectives de reconstruction et de paix.
Le conflit, déclenché par l’attaque du Hezbollah contre Israël le 2 mars 2026 en soutien à l’Iran, a fait plus de 4 300 morts au Liban selon les autorités locales et provoqué le déplacement de plus d’un million de personnes. La violence a nettement diminué depuis la signature d’un accord-cadre entre Washington et Téhéran le mois dernier, et plus de 700 000 déplacés sont déjà rentrés chez eux, d’après les Nations unies. La mise en œuvre des zones pilotes constitue ainsi un tournant dans la gestion de l’après-guerre, mais la divergence persistante entre l’engagement de l’État libanais à étendre son autorité et le refus du Hezbollah de se désarmer laisse planer l’incertitude sur la suite du retrait israélien et la consolidation de la souveraineté libanaise.
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| Presse atlantique / anglosphère | 0.00 | neutral |
Le Liban, par l'intermédiaire de son Premier ministre, réaffirme sa souveraineté et exige un retrait israélien complet, se présentant comme un acteur légitime et déterminé.
Le récit utilise la visite du Premier ministre et le plantage du drapeau comme des actes symboliques de reconquête du territoire, renforçant la légitimité de l'État libanais et sa capacité à agir diplomatiquement.
Le bloc omet le contexte de l'accord exigeant le désarmement du Hezbollah par l'armée libanaise, se concentrant uniquement sur le retrait israélien et la souveraineté nationale.
L'agence de presse rapporte la déclaration du Premier ministre libanais comme un fait, sans prendre parti, et souligne le mécanisme de l'accord parrainé par les États-Unis et le rôle de l'armée dans le désarmement du Hezbollah.
La nouvelle est encadrée comme un compte rendu objectif, citant des sources officielles et des détails de l'accord, sans mettre l'accent sur la signification symbolique ou nationale.
Le bloc omet les éléments symboliques et le message direct aux habitants du sud, se concentrant sur les aspects procéduraux de l'accord.
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