
Liban : Joseph Aoun alerte l’ONU sur l’impact des opérations israéliennes sur l’accord-cadre
Le président libanais a dénoncé les destructions de maisons et le nivellement de villages dans le sud du pays comme des violations directes des droits humains, tout en réaffirmant l’engagement de Beyrouth envers l’accord-cadre.
Le président libanais Joseph Aoun a reçu lundi le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, et a dénoncé la poursuite des opérations militaires israéliennes au Liban-Sud, les qualifiant de violations directes des droits humains et d’infractions aux lois internationales. Tout en réaffirmant l’engagement du Liban envers l’accord-cadre, il a mis en garde contre le risque que ces pratiques israéliennes n’en sapent l’efficacité, refusant que Beyrouth accepte la violation continue de ses dispositions.
Selon la présidence libanaise, les destructions systématiques de maisons et le bulldozerage de villages ainsi que le ciblage de sites religieux et patrimoniaux trahissent des « intentions préméditées contre les personnes et les biens », ces lieux étant dépourvus de toute présence armée. L’armée libanaise a, dans un communiqué distinct, condamné des attaques israéliennes « continues » qui entravent son déploiement complet prévu par l’accord et empêchent le retour des habitants. Le Haut-Commissariat a indiqué suivre de près les événements, notamment depuis le 2 mars, en vue de la rédaction d’un rapport détaillé sur les violations des droits de l’homme.
L’accord-cadre, conclu sous médiation américaine à l’issue de négociations directes entre le Liban et Israël, a pour objectif de stabiliser le sud du pays en y rétablissant l’autorité de l’État, ce qui passe par le désarmement du Hezbollah et un retrait israélien. La présidence libanaise a explicitement conditionné les progrès dans ces domaines à un retrait complet d’Israël et au renforcement des capacités de l’armée. Or, des sources proches du Hezbollah, citées par des médias régionaux, continuent de refuser l’abandon des armes et de contester les négociations directes avec Israël, introduisant un risque de confrontation interne.
Dans ce contexte tendu, le gouvernement libanais assure poursuivre les réformes structurelles, non pour complaire à la communauté internationale mais en réponse à « un besoin libanais pressant », selon les termes du président Aoun. Le déploiement de l’armée a débuté dans des zones pilotes, tandis que la perspective du rapport onusien pourrait ajouter une pression diplomatique. La mise en œuvre de l’accord dépend désormais de la capacité de l’État à tenir ses engagements sécuritaires, entre la contestation intérieure et la poursuite des opérations israéliennes.
| Presse du Golfe arabe | −0.90 | critical |
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| Presse arabe Levant-Maghreb | −0.90 | critical |
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Le Liban dénonce les violations israéliennes et appelle à une intervention internationale immédiate pour mettre fin à la destruction systématique dans le sud.
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