
Les tensions entre Washington et Téhéran font chuter l’or, les marchés anticipent un nouveau tour de vis monétaire
La reprise des frappes américaines en Iran et les représailles contre le Koweït et Bahreïn ont ravivé les craintes inflationnistes, poussant les investisseurs à anticiper de nouvelles hausses des taux de la Fed.
Le prix de l’once d’or a cédé 0,4 % jeudi 9 juillet, s’établissant à 4 060,46 dollars sur les marchés au comptant, non loin de son plus bas niveau depuis le début du mois. Ce repli, qui contraste avec le rôle traditionnel de valeur refuge du métal jaune, est directement lié à l’escalade militaire entre les États-Unis et l’Iran. L’armée américaine a confirmé de nouvelles frappes visant à maintenir ouvert le détroit d’Ormuz, entraînant des attaques iraniennes contre le Koweït et Bahreïn, et fragilisant encore l’accord de cessez-le-feu temporaire.
La flambée des cours du pétrole qui en résulte alimente les anticipations d’une inflation persistante. Dans ce contexte, les marchés obligataires intègrent un durcissement monétaire plus marqué : selon l’outil FedWatch du CME Group à Chicago, la probabilité d’un relèvement des taux directeurs américains dès septembre atteint 68 %, et celle d’une nouvelle hausse en janvier 2027 s’élève à 87 %. Les analystes de la plateforme OANDA, basée à Singapour, observent que la tendance baissière de l’or est portée par cette réévaluation d’un second tour de vis de la Réserve fédérale, possible dès le premier trimestre de l’année prochaine. Le renforcement du dollar, valeur rémunérée, pénalise mécaniquement l’or, actif sans rendement.
Sur les places du Golfe, la prime de risque géopolitique reste élevée, mais elle ne profite guère au métal précieux, supplantée par la dynamique des taux. En Iran, la situation est inverse : selon les chiffres de l’Union des bijoutiers de Téhéran, le cours de la pièce d’or « Emami » a progressé jeudi pour atteindre 181 millions de tomans, tandis que le demi-souverain s’échangeait à 94,5 millions de tomans. Cette divergence illustre la pression spécifique exercée par la dépréciation du rial sur les actifs tangibles locaux. Les autres métaux précieux évoluent en ordre dispersé : l’argent recule de 0,9 % à 57,77 dollars l’once, alors que le platine et le palladium gagnent chacun 0,8 %.
Les investisseurs se tournent désormais vers la publication du compte rendu de la réunion de politique monétaire de la Fed des 16 et 17 juin. Ce document sera scruté pour tout indice sur la trajectoire future des taux, alors que la banque centrale américaine doit composer avec une inflation élargie et des prix de l’énergie orientés à la hausse.
| Presse iranienne et apparentée | −0.60 | critical |
|---|---|---|
| Presse du Golfe arabe | −0.50 | critical |
| Presse atlantique / anglosphère | −0.20 | neutral |
Iran speaks as a victim of external aggression, highlighting the resilience of its market despite sanctions and pressure.
Presents mixed data on local gold prices to suggest that sanctions are ineffective, using victimhood to justify domestic policies and deflect blame.
Omits mention of Iranian attacks on Kuwait and Bahrain that triggered further US strikes, which would undermine the victim narrative.
Gulf states speak as targets of Iranian aggression, demanding security and portraying Iran as the destabilizing force.
By foregrounding Iranian attacks on Kuwait and Bahrain, the narrative paints Iran as aggressor and legitimizes US military response as defensive.
Downplays the initial US strikes on Iran that preceded the Iranian attacks, omitting context that could justify Iran's actions as retaliation.
The Atlantic observer speaks as an economic analyst, focusing on inflation risks and market movements.
Uses a technical and detached tone to normalize military intervention as a factor in financial calculations, thereby depoliticizing the conflict.
Omits regional perspectives and civilian casualties, reducing the tension to a financial calculus.
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