
Les Pays-Bas confirment le premier cas d’euthanasie d’un enfant de moins de 12 ans
La ministre néerlandaise de la Santé a annoncé au Parlement le décès assisté d’un enfant gravement malade, survenu fin 2025, et le renvoi du dossier au parquet pour vérifier le respect du cadre légal étendu en 2024.
Les autorités néerlandaises ont confirmé, par la voix de la ministre de la Santé Sophie Hermans devant le Parlement, le premier recours à l’euthanasie pour un enfant âgé de moins de 12 ans depuis l’élargissement de la loi en 2024. Le décès, survenu à la fin de l’année 2025, concerne un patient atteint d’une maladie incurable en phase terminale, dont l’identité, l’âge exact et le sexe n’ont pas été divulgués. Conformément à la procédure néerlandaise de contrôle a posteriori, le comité régional d’évaluation des euthanasies a examiné le dossier médical et entendu le médecin traitant avant de transmettre son avis au ministère public, chargé de déterminer si les exigences légales ont été respectées.
Depuis 2002, les Pays-Bas ont été le premier pays à légaliser l’euthanasie, d’abord pour les adultes et les adolescents de plus de 12 ans capables de discernement, puis pour les nouveau-nés de moins d’un an en 2014. L’extension de février 2024 aux enfants de 1 à 12 ans, justifiée selon le gouvernement par la nécessité de répondre à des situations de souffrance insupportable que les soins palliatifs ne parviennent pas à soulager, impose des conditions strictes : confirmation du caractère terminal et de l’absence d’alternative thérapeutique par au moins deux médecins, consentement des parents et, lorsque cela est possible, association de l’enfant à la décision. Les autorités estimaient alors que cette disposition concernerait chaque année un groupe restreint de cinq à dix patients pédiatriques.
Cette annonce intervient dans un paysage européen fragmenté. En Belgique, l’euthanasie est autorisée sans limite d’âge depuis 2014, y compris pour des pathologies psychiatriques ou des démences, tandis que le Luxembourg, l’Espagne et le Portugal ont également légalisé la pratique sous conditions. L’Allemagne et la Suisse, pour leur part, n’autorisent que le suicide assisté, la Suisse acceptant même des ressortissants étrangers. Au Royaume-Uni, un projet de loi visant à permettre l’aide à mourir pour les adultes en phase terminale doit être réexaminé par la Chambre des communes en septembre, après un blocage à la Chambre des lords. En Amérique latine, l’Équateur a reconnu ce droit par décision constitutionnelle en février 2025, tandis que Cuba l’a inscrit dans sa législation en 2023 et que le Pérou a accordé une autorisation judiciaire exceptionnelle en 2024. Le Brésil, en revanche, continue d’interdire toute forme d’euthanasie ou de suicide assisté, les qualifiant pénalement d’homicide.
Le comité d’évaluation néerlandais devrait rendre publiques ses conclusions prochainement, et la décision du parquet sur la conformité de l’acte médical est attendue dans les semaines à venir. Au-delà de ce cas individuel, l’extension de 2024 continue de susciter des interrogations dans les milieux médicaux et éthiques européens, notamment sur la capacité à évaluer la souffrance chez de très jeunes enfants et sur le rôle des parents dans une décision irréversible. Les données des comités régionaux montrent par ailleurs une hausse constante du recours à l’euthanasie aux Pays-Bas, avec un record de 9 958 cas en 2024, soit 5,8 % de l’ensemble des décès, ce qui alimente les discussions sur l’évolution des pratiques dans les pays où la mort assistée est légalisée.
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Les Pays-Bas ont enregistré le premier cas d'euthanasie d'un enfant de moins de 12 ans après l'extension légale de 2024. Le cas, concernant un mineur en phase terminale sans espoir de guérison, a été présenté au Parlement en même temps que le rapport annuel sur les avortements tardifs et l'euthanasie, établissant un lien discret entre les deux pratiques. Les autorités soulignent que la procédure a respecté des critères stricts et fait désormais l'objet d'un examen par le parquet.
Aux Pays-Bas, un enfant de moins de 12 ans souffrant d'une maladie incurable et de douleurs insupportables a été euthanasié pour la première fois depuis l'extension de la loi en février 2024. Le médecin traitant a signalé l'intervention à un comité spécial, qui a examiné le dossier médical et transmis son avis au parquet pour vérifier la conformité au cadre légal. Aucun détail sur l'identité ou la situation de l'enfant n'a été divulgué, et le contrôle s'effectue a posteriori, sans autorisation préalable.
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