Se connecter
Édition de 16:00 CETsamedi 20 juin 2026
307 sources · 17 langues792 briefings aujourd'hui
Économie & Marchésjeudi 18 juin 2026

Le gallon d’essence américain repasse sous 4 dollars, une première depuis le début du conflit avec l’Iran

L’accord signé entre Donald Trump et Téhéran, qui prévoit la réouverture du détroit d’Ormuz, a fait chuter les prix du brut et soulagé les automobilistes outre-Atlantique.

Pour la première fois depuis le 30 mars, le prix moyen du gallon d’essence ordinaire aux États-Unis est repassé jeudi sous la barre symbolique des 4 dollars, s’établissant à 3,999 dollars selon l’AAA. Ce reflux, aussi ténu soit-il, marque un tournant après des mois de flambée provoquée par la guerre éclair déclenchée le 28 février par une frappe américaine contre l’Iran. La chute nocturne des cours fait suite à la signature par le président Trump d’un accord avec Téhéran, qui engage la République islamique à diluer son stock d’uranium hautement enrichi et lève les sanctions pétrolières imposées par Washington.

La nouvelle a immédiatement détendu les marchés mondiaux. Le brut américain a perdu plus de 15 % ce mois-ci, tombant sous 75 dollars le baril, tandis que les contrats à terme européens sur le Brent ont suivi une trajectoire similaire. Pour les consommateurs américains, le soulagement reste toutefois inégal : si 28 États affichent désormais une moyenne inférieure à 4 dollars, avec un plancher à 3,40 dollars en Indiana, la Californie demeure bien au-dessus de ce seuil. En Asie, la donne est plus contrastée. Selon des données relayées par la presse indienne, le prix de l’essence en Inde a grimpé de 7 % au cours des trois derniers mois, rappelant que la transmission de la baisse du brut aux marchés émergents est souvent entravée par les subventions, les taxes et la volatilité des changes.

Pour les capitales européennes, la réouverture annoncée du détroit d’Ormuz constitue une bouffée d’oxygène. Ce goulet par lequel transite un cinquième du pétrole mondial était pratiquement fermé depuis le début des hostilités, alimentant une crise énergétique historique et poussant le baril au-delà des 100 dollars. La perspective d’un retour à la normale des flux rassure les économies du Vieux Continent, encore échaudées par la rupture des approvisionnements russes. Par ailleurs, l’engagement iranien à diluer son uranium enrichi évoque, pour les chancelleries francophones, un écho du Plan d’action global conjoint de 2015, même si le présent accord, qualifié de mémorandum d’entente, reste bien en deçà d’un traité formel.

Les experts tempèrent toutefois l’optimisme. Le cabinet Rapidan Energy Group, cité par la presse anglo-saxonne, estime que les prix à la pompe aux États-Unis ne redescendront pas sous la barre des 3 dollars – leur niveau d’avant-guerre – avant 2027, en raison de stocks durablement bas. Une accalmie plus marquée est attendue cet hiver, lorsque la demande saisonnière fléchit. La volatilité persistera tant que le mémorandum n’aura pas été traduit en mécanismes de vérification robustes et que l’Iran n’aura pas repris ses exportations à grande échelle. Dans l’immédiat, le passage sous les 4 dollars offre un répit psychologique aux opinions publiques, mais la route vers une normalisation énergétique mondiale reste semée d’incertitudes géopolitiques.

Comment la même histoire est racontée ailleurs.

2 groupes éditoriaux · 2 langues

51%
TonTempératureFocusPositionnementHorizon
Stampa atlantica / anglosferaStampa indiana e sudasiatica
Stampa atlantica / anglosfera
pragmatismodistacco

Les automobilistes américains respirent un peu : le prix moyen de l'essence ordinaire repasse sous la barre des 4 dollars le gallon pour la première fois depuis mars. Cette baisse fait suite à l'accord entre les États-Unis et l'Iran pour rouvrir le détroit d'Ormuz, apaisant les craintes sur l'approvisionnement en brut et offrant un soulagement concret aux consommateurs.

Stampa indiana e sudasiatica
scetticismovittimismo

Alors que l'accord entre les États-Unis et l'Iran fait passer l'essence américaine sous la barre des 4 dollars le gallon, la situation est différente pour l'Inde, où les prix du carburant ont grimpé de 7 % en seulement trois mois. La baisse du brut mondial ne s'est pas traduite par un soulagement aux pompes indiennes, mettant en lumière les retombées inégales des marchandages géopolitiques.

Articles liés

Lire plus
Dernières
Téhéran brandit la fermeture du détroit d’Ormuz après l’échec de la trêve au Liban·L’Iran proclame la fermeture du détroit d’Ormuz face à la poursuite des combats au Liban·Équateur-Curaçao, un face-à-face inédit sous le signe de l’urgence·Au-delà des cravates et des memes : ce que cache la fête des Pères·Souveraineté et nouvelles armes : la pression chinoise s'intensifie sur plusieurs fronts en mer de Chine·Fertilité en berne : quand le choix de devenir parent n’est plus une évidence·Nouveau raid russe meurtrier sur Kharkiv, Moscou promet d'intensifier ses frappes·La noce fantôme de Taylor Swift, ou la rumeur comme art populaire·Téhéran brandit la fermeture du détroit d’Ormuz après l’échec de la trêve au Liban·L’Iran proclame la fermeture du détroit d’Ormuz face à la poursuite des combats au Liban·Équateur-Curaçao, un face-à-face inédit sous le signe de l’urgence·Au-delà des cravates et des memes : ce que cache la fête des Pères·Souveraineté et nouvelles armes : la pression chinoise s'intensifie sur plusieurs fronts en mer de Chine·Fertilité en berne : quand le choix de devenir parent n’est plus une évidence·Nouveau raid russe meurtrier sur Kharkiv, Moscou promet d'intensifier ses frappes·La noce fantôme de Taylor Swift, ou la rumeur comme art populaire·
Màj 15:432 langues · 7 sources
PrécédentÉconomie & MarchésSuivant
7 sources|2 langues|3 min de lecture
jeudi 18 juin 2026

Le gallon d’essence américain repasse sous 4 dollars, une première depuis le début du conflit avec l’Iran

L’accord signé entre Donald Trump et Téhéran, qui prévoit la réouverture du détroit d’Ormuz, a fait chuter les prix du brut et soulagé les automobilistes outre-Atlantique.

Pour la première fois depuis le 30 mars, le prix moyen du gallon d’essence ordinaire aux États-Unis est repassé jeudi sous la barre symbolique des 4 dollars, s’établissant à 3,999 dollars selon l’AAA. Ce reflux, aussi ténu soit-il, marque un tournant après des mois de flambée provoquée par la guerre éclair déclenchée le 28 février par une frappe américaine contre l’Iran. La chute nocturne des cours fait suite à la signature par le président Trump d’un accord avec Téhéran, qui engage la République islamique à diluer son stock d’uranium hautement enrichi et lève les sanctions pétrolières imposées par Washington.

La nouvelle a immédiatement détendu les marchés mondiaux. Le brut américain a perdu plus de 15 % ce mois-ci, tombant sous 75 dollars le baril, tandis que les contrats à terme européens sur le Brent ont suivi une trajectoire similaire. Pour les consommateurs américains, le soulagement reste toutefois inégal : si 28 États affichent désormais une moyenne inférieure à 4 dollars, avec un plancher à 3,40 dollars en Indiana, la Californie demeure bien au-dessus de ce seuil. En Asie, la donne est plus contrastée. Selon des données relayées par la presse indienne, le prix de l’essence en Inde a grimpé de 7 % au cours des trois derniers mois, rappelant que la transmission de la baisse du brut aux marchés émergents est souvent entravée par les subventions, les taxes et la volatilité des changes.

Pour les capitales européennes, la réouverture annoncée du détroit d’Ormuz constitue une bouffée d’oxygène. Ce goulet par lequel transite un cinquième du pétrole mondial était pratiquement fermé depuis le début des hostilités, alimentant une crise énergétique historique et poussant le baril au-delà des 100 dollars. La perspective d’un retour à la normale des flux rassure les économies du Vieux Continent, encore échaudées par la rupture des approvisionnements russes. Par ailleurs, l’engagement iranien à diluer son uranium enrichi évoque, pour les chancelleries francophones, un écho du Plan d’action global conjoint de 2015, même si le présent accord, qualifié de mémorandum d’entente, reste bien en deçà d’un traité formel.

Les experts tempèrent toutefois l’optimisme. Le cabinet Rapidan Energy Group, cité par la presse anglo-saxonne, estime que les prix à la pompe aux États-Unis ne redescendront pas sous la barre des 3 dollars – leur niveau d’avant-guerre – avant 2027, en raison de stocks durablement bas. Une accalmie plus marquée est attendue cet hiver, lorsque la demande saisonnière fléchit. La volatilité persistera tant que le mémorandum n’aura pas été traduit en mécanismes de vérification robustes et que l’Iran n’aura pas repris ses exportations à grande échelle. Dans l’immédiat, le passage sous les 4 dollars offre un répit psychologique aux opinions publiques, mais la route vers une normalisation énergétique mondiale reste semée d’incertitudes géopolitiques.

Divergence des sources

Économie & Marchés · 7 sources · 2 langues

51%Moyenne

À quel point les sources racontent les mêmes faits de manière différente.

Comment ils se divisent

Favorable66%
Neutre17%
Critique17%

Comment la même histoire est racontée ailleurs.

2 groupes éditoriaux · 2 langues

TonTempératureFocusPositionnementHorizon
Stampa atlantica / anglosferaStampa indiana e sudasiatica
Stampa atlantica / anglosfera
pragmatismodistacco

Les automobilistes américains respirent un peu : le prix moyen de l'essence ordinaire repasse sous la barre des 4 dollars le gallon pour la première fois depuis mars. Cette baisse fait suite à l'accord entre les États-Unis et l'Iran pour rouvrir le détroit d'Ormuz, apaisant les craintes sur l'approvisionnement en brut et offrant un soulagement concret aux consommateurs.

Stampa indiana e sudasiatica
scetticismovittimismo

Alors que l'accord entre les États-Unis et l'Iran fait passer l'essence américaine sous la barre des 4 dollars le gallon, la situation est différente pour l'Inde, où les prix du carburant ont grimpé de 7 % en seulement trois mois. La baisse du brut mondial ne s'est pas traduite par un soulagement aux pompes indiennes, mettant en lumière les retombées inégales des marchandages géopolitiques.

Cette actualité est parue dans

7 sources · 2 langues

Articles liés

Géopolitique et Politique

L’Iran proclame la fermeture du détroit d’Ormuz face à la poursuite des combats au Liban

7 langues · 37 sources

Crimes et catastrophes

Munich : collision de deux trains de fret, un mort et deux wagons précipités d’un pont

11 langues · 20 sources

Sport

Derrière Cunha et Vinícius, le Brésil écarte Haïti et prend la tête du groupe C

6 langues · 23 sources

Lire plus