
Le gallon d’essence américain repasse sous 4 dollars, une première depuis le début du conflit avec l’Iran
L’accord signé entre Donald Trump et Téhéran, qui prévoit la réouverture du détroit d’Ormuz, a fait chuter les prix du brut et soulagé les automobilistes outre-Atlantique.
Pour la première fois depuis le 30 mars, le prix moyen du gallon d’essence ordinaire aux États-Unis est repassé jeudi sous la barre symbolique des 4 dollars, s’établissant à 3,999 dollars selon l’AAA. Ce reflux, aussi ténu soit-il, marque un tournant après des mois de flambée provoquée par la guerre éclair déclenchée le 28 février par une frappe américaine contre l’Iran. La chute nocturne des cours fait suite à la signature par le président Trump d’un accord avec Téhéran, qui engage la République islamique à diluer son stock d’uranium hautement enrichi et lève les sanctions pétrolières imposées par Washington.
La nouvelle a immédiatement détendu les marchés mondiaux. Le brut américain a perdu plus de 15 % ce mois-ci, tombant sous 75 dollars le baril, tandis que les contrats à terme européens sur le Brent ont suivi une trajectoire similaire. Pour les consommateurs américains, le soulagement reste toutefois inégal : si 28 États affichent désormais une moyenne inférieure à 4 dollars, avec un plancher à 3,40 dollars en Indiana, la Californie demeure bien au-dessus de ce seuil. En Asie, la donne est plus contrastée. Selon des données relayées par la presse indienne, le prix de l’essence en Inde a grimpé de 7 % au cours des trois derniers mois, rappelant que la transmission de la baisse du brut aux marchés émergents est souvent entravée par les subventions, les taxes et la volatilité des changes.
Pour les capitales européennes, la réouverture annoncée du détroit d’Ormuz constitue une bouffée d’oxygène. Ce goulet par lequel transite un cinquième du pétrole mondial était pratiquement fermé depuis le début des hostilités, alimentant une crise énergétique historique et poussant le baril au-delà des 100 dollars. La perspective d’un retour à la normale des flux rassure les économies du Vieux Continent, encore échaudées par la rupture des approvisionnements russes. Par ailleurs, l’engagement iranien à diluer son uranium enrichi évoque, pour les chancelleries francophones, un écho du Plan d’action global conjoint de 2015, même si le présent accord, qualifié de mémorandum d’entente, reste bien en deçà d’un traité formel.
Les experts tempèrent toutefois l’optimisme. Le cabinet Rapidan Energy Group, cité par la presse anglo-saxonne, estime que les prix à la pompe aux États-Unis ne redescendront pas sous la barre des 3 dollars – leur niveau d’avant-guerre – avant 2027, en raison de stocks durablement bas. Une accalmie plus marquée est attendue cet hiver, lorsque la demande saisonnière fléchit. La volatilité persistera tant que le mémorandum n’aura pas été traduit en mécanismes de vérification robustes et que l’Iran n’aura pas repris ses exportations à grande échelle. Dans l’immédiat, le passage sous les 4 dollars offre un répit psychologique aux opinions publiques, mais la route vers une normalisation énergétique mondiale reste semée d’incertitudes géopolitiques.
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Les automobilistes américains respirent un peu : le prix moyen de l'essence ordinaire repasse sous la barre des 4 dollars le gallon pour la première fois depuis mars. Cette baisse fait suite à l'accord entre les États-Unis et l'Iran pour rouvrir le détroit d'Ormuz, apaisant les craintes sur l'approvisionnement en brut et offrant un soulagement concret aux consommateurs.
Alors que l'accord entre les États-Unis et l'Iran fait passer l'essence américaine sous la barre des 4 dollars le gallon, la situation est différente pour l'Inde, où les prix du carburant ont grimpé de 7 % en seulement trois mois. La baisse du brut mondial ne s'est pas traduite par un soulagement aux pompes indiennes, mettant en lumière les retombées inégales des marchandages géopolitiques.
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