
La Galerie d’Apollon rouvre au Louvre, neuf mois après le vol des joyaux de la Couronne
Vidée de ses trésors, la salle historique retrouve sa fonction cérémonielle du XVIIe siècle, tandis que les enquêteurs poursuivent la traque des bijoux disparus.
Mercredi, dans la Galerie d’Apollon du Louvre, la lumière dorée des plafonds peints par Charles Le Brun se reflétait sur un parquet désormais dégagé de toute vitrine. Une guide coréenne, Jenny Lee, confiait à l’Agence France-Presse son « honneur » d’être là le premier jour, tandis qu’une ancienne policière écossaise, Alison Leslie, avouait préférer la salle « vide, sans les bijoux ». Les visiteurs, venus parfois pour le simple attrait du lieu du crime, découvraient un espace rendu à sa seule architecture, comme un fragment de palais royal soudain mis à nu.
Le nouveau directeur du musée, Christophe Leribault, nommé en février après la démission de Laurence des Cars, a fait le choix de ne pas laisser de vitrines vides en guise de mémorial. Les pièces qui n’ont pas été dérobées ont été transférées dans une chambre forte sans fenêtre, en attendant l’aménagement d’une salle de haute sécurité. La galerie renoue ainsi avec sa fonction cérémonielle d’origine, celle d’un lieu de promenade imaginé sous Louis XIV et qui inspira plus tard la galerie des Glaces de Versailles. Le 19 octobre 2025, en moins de huit minutes, des hommes masqués avaient pourtant brisé cette continuité historique : juchés sur une nacelle, ils avaient découpé une fenêtre et des présentoirs à la disqueuse, emportant huit joyaux de la Couronne estimés à 88 millions d’euros, avant de s’enfuir à scooter.
L’onde de choc a largement dépassé les frontières françaises. La presse anglo-saxonne a souligné l’« embarras » d’un pays dont le musée le plus visité au monde – neuf millions d’entrées en 2025 – exposait des failles de sécurité pourtant signalées dès 2019 par un audit interne resté lettre morte. Les médias italiens et belges ont suivi avec attention la coopération policière transfrontalière, les enquêteurs ayant échangé avec leurs homologues de Bruxelles à Rome sans parvenir à localiser le butin. Seule la couronne de l’impératrice Eugénie, sertie de plus de 1 300 diamants, a été retrouvée brisée à proximité du musée ; elle est aujourd’hui en restauration. Les quatre suspects interpellés, originaires de la région parisienne et déjà connus de la justice, ont reconnu leur participation mais se disent simples exécutants d’un commanditaire dont l’existence reste incertaine.
La réouverture s’inscrit dans un vaste plan de modernisation, le « Louvre Nouvelle Renaissance », doté de 800 millions d’euros sur dix ans. Caméras de surveillance et systèmes anti-intrusion ont été renforcés, tandis qu’une galerie dédiée à la Joconde doit voir le jour d’ici 2031. Pour l’heure, la Galerie d’Apollon, dépouillée de ses joyaux, offre aux regards ses décors de Le Brun et de Delacroix, comme une toile de fond devenue malgré elle le théâtre d’un récit criminel mondialisé. Des touristes coréens aux retraités écossais, chacun semble y chercher moins les traces d’un faste monarchique que l’empreinte d’un fait divers entré dans la légende du Louvre.
| Presse atlantique / anglosphère | −0.10 | neutral |
|---|---|---|
| Presse européenne continentale | −0.30 | critical |
| Presse d'Asie du Sud-Est | +0.10 | neutral |
The dramatic heist and the museum's response are the centerpiece; the narrative emphasizes the audacity and the security failure.
By focusing on the brazen nature of the theft and the subsequent security upgrades, the story creates a sense of urgency and vulnerability, making the reopening a news event rather than a cultural milestone.
The critical perspective on the Louvre's broader management issues and the long-term deterioration of the building is omitted, as is the fact that the gallery's return to its 17th-century function is a positive reframing.
The museum's priorities are questioned; the reopening is framed as a missed opportunity to address deeper structural problems.
By including a critical expert voice (Rykner) and contrasting the security expense with the neglected infrastructure, the narrative shifts from a simple reopening to a debate on institutional governance.
The positive tourist experience and the beauty of the gallery are downplayed; the human interest angle is largely absent.
The visitor's perspective takes center stage; the heist becomes a footnote to the gallery's enduring beauty and historical significance.
By quoting a tourist guide who calls the robbery 'new history', the story normalizes the event and reframes it as an added layer of interest rather than a security failure.
The security concerns, the ongoing investigation, and the critical views on museum management are omitted; the focus is solely on the positive visitor experience.
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