
Bruxelles inflige à AliExpress une amende record de 550 millions d’euros
La Commission européenne a condamné la plateforme chinoise pour manquements au Digital Services Act, lui reprochant de ne pas avoir suffisamment lutté contre la vente de produits contrefaits, dangereux ou illicites.
La Commission européenne a annoncé, lundi 20 juillet, une amende de 550 millions d’euros à l’encontre de la plateforme de commerce en ligne AliExpress, filiale du groupe chinois Alibaba. Il s’agit de la sanction la plus élevée jamais prononcée au titre du règlement européen sur les services numériques (Digital Services Act, DSA), entré en vigueur en 2022. L’enquête, ouverte en mars 2024, a conclu que l’entreprise n’avait pas « évalué et atténué avec diligence les risques liés à la vente sur sa plateforme de produits illégaux, dangereux ou contrefaits ». AliExpress dispose jusqu’au 20 octobre 2026 pour présenter un plan d’action correctif, sous peine de nouvelles astreintes.
Selon les conclusions de l’exécutif européen, les défaillances sont multiples. La plateforme aurait surestimé l’efficacité de ses systèmes automatisés de détection tout en sous-dimensionnant ses équipes de modération humaine. Les algorithmes de recommandation et les espaces publicitaires continuaient de promouvoir des articles illicites – vêtements contrefaits, jouets dangereux, cosmétiques à risque – plusieurs semaines après leur identification. Le système de sanctions à l’égard des vendeurs récidivistes est jugé inefficace, de même que le dispositif d’« autorisation de marque » censé endiguer la contrefaçon, aisément contourné par des commerçants classant délibérément leurs produits dans des catégories erronées. La vice-présidente de la Commission, Henna Virkkunen, a déclaré que « la diffusion de produits illégaux n’est pas un coût inévitable des achats en ligne, mais un manquement aux obligations du DSA ».
AliExpress a qualifié l’amende de « disproportionnée » et affirmé qu’elle « ne reflète pas adéquatement le cadre réglementaire établi ni les améliorations proactives significatives » mises en œuvre. La société, qui revendique 193 millions d’utilisateurs dans l’Union européenne, dit examiner « toutes les options disponibles » et rappelle les « ressources considérables » investies dans la sécurité des produits. Cette sanction s’inscrit dans une série de décisions visant les grandes plateformes numériques : Temu, autre acteur chinois du e-commerce, a écopé de 200 millions d’euros en mai pour des motifs similaires, tandis que le réseau social X s’est vu infliger 120 millions d’euros fin 2025 pour manquements à la transparence.
Au-delà de l’application du DSA, la décision de Bruxelles intervient dans un contexte de tensions commerciales croissantes avec la Chine. Les détaillants européens dénoncent de longue date une concurrence déloyale de la part de plateformes qui, selon leurs fédérations professionnelles, contournent les normes de sécurité et de propriété intellectuelle. Des tests menés par des associations de consommateurs en Autriche et ailleurs ont révélé des taux élevés de produits non conformes, des crèmes solaires aux chargeurs électriques. Depuis juillet, l’UE a instauré une taxe forfaitaire de 3 euros sur les colis d’une valeur inférieure à 150 euros importés de pays tiers, une mesure qui vise en premier lieu le flux massif d’envois en provenance de Chine. La Commission assure toutefois ne pas cibler les entreprises en fonction de leur origine, rappelant que « tous ceux qui veulent opérer en Europe doivent respecter les mêmes règles ». Le dossier AliExpress reste ouvert : après la remise du plan d’action, le Comité européen des services numériques disposera d’un mois pour émettre un avis, avant une décision définitive de Bruxelles.
| Presse européenne continentale | −0.40 | critical |
|---|---|---|
| Presse arabe Levant-Maghreb | 0.00 | neutral |
| Presse chinoise | 0.00 | neutral |
L'Union européenne sanctionne fermement AliExpress pour ne pas avoir protégé les consommateurs, imposant une amende record et exigeant un plan correctif.
Le récit s'appuie sur la légitimité de l'action réglementaire européenne, présentant l'amende comme une conséquence logique et nécessaire des violations constatées.
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AliExpress conteste l'amende de l'UE comme disproportionnée et souligne ses propres efforts de conformité.
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La Commission européenne a infligé une amende à AliExpress pour violations du DSA, sans exprimer de jugement sur la légitimité de la sanction.
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