
Vague de révélations sur des abus sexuels impliquant des enseignants et des proches, du Brésil à l’Indonésie
De l’archipel indonésien au nord-est brésilien, la révélation quasi simultanée d’abus sexuels sur des enfants par des figures d’autorité suscite indignation et réponses judiciaires rapides, alors que des violences politiques secouent le Bangladesh.
Plusieurs affaires de violences sexuelles sur mineurs, mettant en cause des adultes en position d’autorité, ont éclaté ces derniers jours en Indonésie, au Brésil et au Canada. Les autorités de ces pays ont procédé à des arrestations et ouvert des enquêtes, tandis qu’au Bangladesh, des incidents de violences politiques ont également défrayé la chronique.
En Indonésie, deux cas distincts ont retenu l’attention. À Tanjungbalai, dans le nord de Sumatra, un homme a été arrêté et sa femme, enseignante fonctionnaire, est entendue comme témoin après la diffusion d’une vidéo montrant des habitants en colère devant leur domicile. Selon la police locale, le mari est soupçonné d’avoir agressé sexuellement un garçon de 12 ans, orphelin, que l’enseignante aurait attiré chez eux sous prétexte de lui prêter un téléphone. L’élu national Ahmad Doli Kurnia Tandjung s’est engagé à superviser le traitement judiciaire de cette affaire. Par ailleurs, près de Tangerang, un professeur de cours particuliers de 28 ans a été placé en détention provisoire pour des abus sexuels présumés sur 29 garçons âgés de 11 à 15 ans, attirés avec de la nourriture et invités à dormir dans son logement.
Le Brésil concentre une série de procédures récentes. À Salto (État de São Paulo), un homme de 52 ans a été arrêté en flagrant délit après que son épouse l’a surpris à peine vêtu avec leur petite-fille de 13 ans ; il est poursuivi pour viol sur personne vulnérable. Dans la même région, à São José do Rio Preto, un enseignant du primaire a été interpellé dans le cadre de l’opération « Cassiel » pour stockage et diffusion de contenus pédopornographiques – il aurait déjà été visé par une opération antérieure. Dans le Ceará, une femme ayant filmé un acte sexuel avec un adolescent de 13 ans et envoyé la vidéo à son ex-compagnon a été incarcérée ; trois autres adultes, dont un cousin de la victime et l’ex-compagnon, ont été mis en examen pour viol ou diffusion de matériel pédopornographique. Enfin, dans l’État du Maranhão, un homme marié à la grand-mère d’une fillette de 11 ans a été arrêté pour viol sur personne vulnérable : des photos de l’enfant dénudée avaient été retrouvées dans la corbeille de son téléphone, et des armes à feu illégales ont été saisies à son domicile.
Au Canada, un professeur de musique de Markham, près de Toronto, est accusé d’agression sexuelle, d’exploitation sexuelle et de contacts sexuels sur une élève : selon la police régionale, la jeune femme a déclaré avoir entretenu une relation avec lui depuis 2022, alors qu’elle avait 15 ans. Les enquêteurs estiment qu’il pourrait y avoir d’autres victimes.
Au Bangladesh, l’actualité a été marquée par des violences à caractère politique. Un dirigeant local du Parti nationaliste (BNP) a été poignardé à Dhaka, peu après sa sortie de prison sous caution, par un homme impliqué dans plusieurs affaires pénales et contre lequel la victime avait présidé une médiation de quartier. Parallèlement, un député du Jamaat-e-Islami, Gazi Nazrul Islam, a été exclu de son parti après la diffusion de vidéos intimes avec une jeune femme ; il est par ailleurs mis en cause dans une tentative de meurtre visant son ancien chauffeur, soupçonné d’avoir fait fuiter les images. Les procédures judiciaires se poursuivent dans les deux cas.
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