
L’UE et le Royaume-Uni sanctionnent Moscou pour une campagne de cyberattaques en Europe
Neuf États membres visés, des ambassadeurs convoqués à Paris et Berlin : les capitales occidentales attribuent au FSB et au GRU une vaste opération de sabotage et d’espionnage numériques.
L’Union européenne et le Royaume-Uni ont adopté lundi un premier paquet conjoint de sanctions ciblant des responsables et des entités russes accusés d’avoir mené une campagne de cyberattaques « persistante et de plus en plus irresponsable » contre des infrastructures critiques et des institutions gouvernementales en Europe. Bruxelles a inscrit neuf individus et quatre entités sur sa liste noire, tandis que Londres a ajouté vingt-quatre noms à son régime restrictif. Dans la foulée, Paris et Berlin ont annoncé la convocation de l’ambassadeur russe dans les prochains jours, dénonçant des opérations de sabotage et d’espionnage visant une dizaine de pays, dont la France, l’Allemagne, la Pologne, les Pays-Bas, l’Autriche, la Slovaquie, la Roumanie, Chypre et la Finlande.
Selon les déclarations des chancelleries occidentales, ces cyberopérations sont orchestrées par le Centre 16 du Service fédéral de sécurité (FSB) et par des unités du renseignement militaire (GRU), en recours croissant à des réseaux de cybercriminels proxys. Le Foreign Office britannique attribue au Centre 16 une tentative d’attaque contre le réseau électrique polonais en décembre 2025, qui aurait pu priver cinq cent mille civils d’électricité en plein hiver. Les services français, par la voix du ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, évoquent des intrusions visant à « capter de l’information ou saboter le fonctionnement d’infrastructures ferroviaires, comme cela a été le cas en Pologne ». Les sanctions européennes et britanniques visent également des officiers supérieurs du GRU, des sociétés comme IMPULS accusées de recruter des hackers dans les universités russes, ainsi que le média Rybar LLC, financé par le conglomérat public Rostec et présenté comme un vecteur de désinformation pro-Kremlin dans les processus électoraux en Moldavie et en Arménie.
Les mesures annoncées s’inscrivent dans un élargissement de la riposte occidentale à ce que plusieurs capitales européennes qualifient de « guerre hybride » menée par Moscou depuis l’invasion de l’Ukraine en 2022. Du point de vue des institutions européennes, la Russie mobilise un écosystème mêlant acteurs étatiques et non étatiques – services de renseignement, groupes hacktivistes autoproclamés, entreprises privées – pour déstabiliser le continent. La France souligne avoir renforcé ses défenses via l’agence Viginum et l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi), se dotant de l’un des dispositifs « les plus aboutis en Europe ». Le Royaume-Uni, qui a quitté l’UE en 2020, met en avant la coordination transmanche inédite de ce paquet, tout en poursuivant sa propre campagne de sanctions : depuis octobre 2024, plus de quarante entités et individus ont été désignés pour ingérence informationnelle, auxquels s’ajoutent cinquante-six acteurs visés en mai 2026.
La Russie, qui a toujours rejeté les accusations de cyberattaques portées par les agences de renseignement occidentales, n’avait pas réagi officiellement au moment de l’annonce. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a qualifié la « coalition des volontaires » réunie le même jour à Paris de « coalition de va-t-en-guerre », tout en indiquant que Moscou suivrait de près ses travaux. Sur le plan diplomatique, la convocation des ambassadeurs à Paris et à Berlin constitue une nouvelle dégradation des canaux bilatéraux. L’UE examine par ailleurs un vingt-et-unième paquet de sanctions contre Moscou, dont la cheffe de la diplomatie européenne a laissé entendre qu’il pourrait inclure des noms supplémentaires liés à ces cyberactivités. Le dossier illustre la persistance d’un front numérique actif entre la Russie et les États européens, alors que les incidents attribués à Moscou – sabotages ferroviaires, intrusions dans des centrales thermiques, survols de drones près de sites sensibles – se multiplient sur le territoire de l’Alliance atlantique.
| Presse israélienne | −0.30 | critical |
|---|---|---|
| Presse indienne et sud-asiatique | −0.80 | critical |
| Presse européenne continentale | −0.40 | critical |
Russia is accused of a cyber campaign, but the evidence is yet to be verified.
The use of the term 'alleged' introduces doubt about guilt, maintaining a neutral stance.
It does not mention the specific attack on the Polish power grid nor the exact number of sanctioned individuals, downplaying the severity.
Russia is waging a hybrid war against Europe, with cyber attacks aimed at destabilizing critical infrastructure.
Emphasizing concrete details of the attack on the Polish power grid and the number of sanctions creates a sense of imminent threat.
It does not report the summoning of the Russian ambassador by France, focusing only on Anglo-European sanctions.
Europe responds united to Russian provocations, with coordinated sanctions and summoning of ambassadors.
Presenting the actions of multiple countries (France, Germany, EU, UK) as a cohesive and legitimate response.
It does not use the term 'alleged', presenting the accusations as established facts.
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