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Défense & Sécuritémercredi 24 juin 2026

Berlin renonce aux frégates F126, Rheinmetall chute en Bourse

L’abandon du plus grand programme naval allemand depuis la Seconde Guerre mondiale, pour des raisons techniques et financières, secoue les marchés de la défense et relance les critiques sur la gestion des grands projets d’armement.

Le ministère allemand de la Défense a confirmé, mercredi 24 juin, l’arrêt du programme de six frégates F126, un projet mené avec le chantier naval néerlandais Damen et évalué à plus de 11 milliards d’euros. L’annonce, relayée par la presse allemande, a immédiatement provoqué une onde de choc sur les places boursières européennes : l’action du groupe de défense Rheinmetall, qui devait reprendre la maîtrise d’œuvre du contrat, a perdu jusqu’à 18,65 % en séance, sa plus forte baisse quotidienne en vingt-cinq ans. D’autres valeurs du secteur, comme Hensoldt, Renk ou l’italien Leonardo, ont également reculé, tandis que le titre du constructeur allemand TKMS, pressenti pour fournir une alternative, bondissait de près de 15 %.

Selon des sources gouvernementales citées par le Spiegel et la Frankfurter Allgemeine Zeitung, le ministre Boris Pistorius a justifié cette décision par l’incapacité du consortium à respecter les délais et le cadre financier, alors que 2,3 milliards d’euros ont déjà été versés. Le projet, lancé en 2020, devait doter la marine allemande d’un navire polyvalent de 166 mètres et 10 000 tonnes, mais s’est heurté à des difficultés techniques et à un manque de coopération entre les partenaires. Du côté politique, le député vert Robin Wagner a salué une « décision attendue depuis longtemps », tout en dénonçant un « gouffre financier » pour le contribuable. La presse allemande souligne que cet échec s’ajoute à celui du système de combat aérien FCAS, abandonné deux semaines plus tôt, portant à environ quatre milliards d’euros les pertes sèches pour les finances publiques en un seul mois.

Au-delà des conséquences boursières, l’arrêt du F126 illustre les difficultés structurelles de la politique d’armement allemande, en dépit d’un budget militaire en forte expansion depuis l’invasion de l’Ukraine. D’après la FAZ, la suspension de la règle constitutionnelle du frein à l’endettement pour les dépenses de défense aurait favorisé une gestion dispendieuse, sans garantie de résultats opérationnels. Le projet de numérisation des forces terrestres, doté de 20 milliards d’euros, n’a par exemple toujours pas abouti à un système de communication fonctionnel entre blindés. Les médias russes, comme Kommersant, interprètent ces revers comme le signe d’une modernisation militaire allemande chaotique, tandis que la presse iranienne y voit un échec majeur de l’approvisionnement en équipements.

Pour remplacer les F126, Berlin envisage désormais l’achat de huit frégates MEKO A-200 auprès de TKMS, pour un coût estimé à 12 milliards d’euros, supérieur à l’enveloppe initiale. Le comité budgétaire du Bundestag a déjà débloqué 250 millions d’euros pour permettre aux chantiers de précommander des matériaux. Selon les analystes de JPMorgan, cités par la presse brésilienne, cette réorientation pourrait compromettre les objectifs annuels de prises de commandes de Rheinmetall. Le ministère de la Défense n’a pas communiqué de calendrier précis, mais les premières commandes de MEKO sont attendues dans les prochains mois, tandis que le sort des sommes déjà engagées dans le programme F126 reste incertain.

Comment la même histoire est racontée ailleurs.

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Presse européenne continentalePresse russe et CEI
Presse européenne continentale/ DACH+
IndignationAlarmeScepticisme

Le ministre allemand de la Défense a torpillé le projet de frégate F126, le plus grand programme naval depuis la Seconde Guerre mondiale, après des dépassements de coûts et des échecs techniques. Les contribuables subissent des milliards de coûts irrécupérables, tandis que l'industrie de la défense a connu un plongeon boursier historique, Rheinmetall perdant 17 % en une seule journée. C'est le dernier d'une série de projets d'armement de prestige ratés, qui soulève de sérieux doutes sur la compétence des achats de défense allemands.

Presse russe et CEI/ État
SchadenfreudeIronieDétachement

L'Allemagne a abandonné son programme de navire de guerre le plus ambitieux depuis la Seconde Guerre mondiale, le projet de frégate F126 s'effondrant sous les problèmes de coûts et de coordination. Le maître d'œuvre Rheinmetall voit ses actions dégringoler, tandis que Berlin efface des milliards. L'épisode met en lumière les difficultés des industries de défense occidentales à livrer des plateformes navales complexes.

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Berlin renonce aux frégates F126, Rheinmetall chute en Bourse

L’abandon du plus grand programme naval allemand depuis la Seconde Guerre mondiale, pour des raisons techniques et financières, secoue les marchés de la défense et relance les critiques sur la gestion des grands projets d’armement.

Le ministère allemand de la Défense a confirmé, mercredi 24 juin, l’arrêt du programme de six frégates F126, un projet mené avec le chantier naval néerlandais Damen et évalué à plus de 11 milliards d’euros. L’annonce, relayée par la presse allemande, a immédiatement provoqué une onde de choc sur les places boursières européennes : l’action du groupe de défense Rheinmetall, qui devait reprendre la maîtrise d’œuvre du contrat, a perdu jusqu’à 18,65 % en séance, sa plus forte baisse quotidienne en vingt-cinq ans. D’autres valeurs du secteur, comme Hensoldt, Renk ou l’italien Leonardo, ont également reculé, tandis que le titre du constructeur allemand TKMS, pressenti pour fournir une alternative, bondissait de près de 15 %.

Selon des sources gouvernementales citées par le Spiegel et la Frankfurter Allgemeine Zeitung, le ministre Boris Pistorius a justifié cette décision par l’incapacité du consortium à respecter les délais et le cadre financier, alors que 2,3 milliards d’euros ont déjà été versés. Le projet, lancé en 2020, devait doter la marine allemande d’un navire polyvalent de 166 mètres et 10 000 tonnes, mais s’est heurté à des difficultés techniques et à un manque de coopération entre les partenaires. Du côté politique, le député vert Robin Wagner a salué une « décision attendue depuis longtemps », tout en dénonçant un « gouffre financier » pour le contribuable. La presse allemande souligne que cet échec s’ajoute à celui du système de combat aérien FCAS, abandonné deux semaines plus tôt, portant à environ quatre milliards d’euros les pertes sèches pour les finances publiques en un seul mois.

Au-delà des conséquences boursières, l’arrêt du F126 illustre les difficultés structurelles de la politique d’armement allemande, en dépit d’un budget militaire en forte expansion depuis l’invasion de l’Ukraine. D’après la FAZ, la suspension de la règle constitutionnelle du frein à l’endettement pour les dépenses de défense aurait favorisé une gestion dispendieuse, sans garantie de résultats opérationnels. Le projet de numérisation des forces terrestres, doté de 20 milliards d’euros, n’a par exemple toujours pas abouti à un système de communication fonctionnel entre blindés. Les médias russes, comme Kommersant, interprètent ces revers comme le signe d’une modernisation militaire allemande chaotique, tandis que la presse iranienne y voit un échec majeur de l’approvisionnement en équipements.

Pour remplacer les F126, Berlin envisage désormais l’achat de huit frégates MEKO A-200 auprès de TKMS, pour un coût estimé à 12 milliards d’euros, supérieur à l’enveloppe initiale. Le comité budgétaire du Bundestag a déjà débloqué 250 millions d’euros pour permettre aux chantiers de précommander des matériaux. Selon les analystes de JPMorgan, cités par la presse brésilienne, cette réorientation pourrait compromettre les objectifs annuels de prises de commandes de Rheinmetall. Le ministère de la Défense n’a pas communiqué de calendrier précis, mais les premières commandes de MEKO sont attendues dans les prochains mois, tandis que le sort des sommes déjà engagées dans le programme F126 reste incertain.

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Critique67%

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IndignationAlarmeScepticisme

Le ministre allemand de la Défense a torpillé le projet de frégate F126, le plus grand programme naval depuis la Seconde Guerre mondiale, après des dépassements de coûts et des échecs techniques. Les contribuables subissent des milliards de coûts irrécupérables, tandis que l'industrie de la défense a connu un plongeon boursier historique, Rheinmetall perdant 17 % en une seule journée. C'est le dernier d'une série de projets d'armement de prestige ratés, qui soulève de sérieux doutes sur la compétence des achats de défense allemands.

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SchadenfreudeIronieDétachement

L'Allemagne a abandonné son programme de navire de guerre le plus ambitieux depuis la Seconde Guerre mondiale, le projet de frégate F126 s'effondrant sous les problèmes de coûts et de coordination. Le maître d'œuvre Rheinmetall voit ses actions dégringoler, tandis que Berlin efface des milliards. L'épisode met en lumière les difficultés des industries de défense occidentales à livrer des plateformes navales complexes.

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