
Frappe américaine en Syrie : un haut dirigeant de l’État islamique éliminé dans un contexte de retrait militaire
Le 19 juin, une frappe de précision a tué Ali Husayn al-‘Ulaywi, cadre de l’EI, alors que Washington poursuit ses opérations aériennes après avoir retiré ses troupes au sol en avril 2026.
Le Commandement central des États-Unis (CENTCOM) a confirmé, mercredi 24 juin, la mort d’Ali Husayn al-‘Ulaywi, présenté comme un haut responsable de l’organisation État islamique (EI). La frappe aérienne, menée le 19 juin dans le nord-ouest de la Syrie, s’inscrit, selon les communiqués américains, dans « les efforts continus des États-Unis pour perturber et éliminer les terroristes cherchant à attaquer des Américains à l’étranger ou sur le territoire national ». L’amiral Brad Cooper, commandant du CENTCOM, a réaffirmé l’engagement à « éradiquer les restes de l’EI » et à « défendre le territoire, les forces et les alliés des États-Unis ».
Cette opération intervient dans un contexte de reconfiguration de la présence militaire américaine en Syrie. Après l’annonce, en février 2026, de la fin de la mission de combat et le retrait des troupes au sol effectif en avril, Washington maintient une capacité de frappe aérienne, souvent coordonnée avec des partenaires régionaux comme la Jordanie, selon des informations de presse. La campagne américaine s’appuie désormais sur des « frappes de précision » contre des cibles de haut rang et des réseaux de financement. En parallèle, le département du Trésor a sanctionné, le 22 juin, des individus et entités en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique de l’Ouest pour leur rôle dans des circuits financiers au profit de l’EI, incluant un Français et une plateforme d’échange de cryptomonnaies en Syrie.
Sur le plan diplomatique, la situation met en lumière des perceptions contrastées. Du côté des alliés occidentaux, les sources militaires françaises rappellent que les frappes visent à contenir des cellules dormantes dans les zones désertiques, tandis que le nouveau pouvoir syrien, dirigé par Ahmed al-Sharaa, a rejoint la coalition antijihadiste et coopère avec les forces américaines. À l’inverse, les médias russes et iraniens, tout en relayant l’annonce, soulignent les déclarations antérieures de Washington sur la « défaite durable » de l’EI pour mieux interroger la persistance de telles opérations. Ces critiques s’appuient sur le maintien d’une menace jihadiste fragmentée mais persistante, comme en témoignent les offensives d’envergure menées par les États-Unis en décembre 2025 et janvier 2026 en représailles à des attaques meurtrières, notamment à Palmyre.
L’élimination d’al-‘Ulaywi illustre la dualité de la stratégie américaine : réduire les capacités de commandement du groupe tout en s’adaptant à un environnement où l’EI n’a plus de territoire mais conserve une capacité de nuisance. Les récentes sanctions financières confirment l’attention portée aux flux économiques transnationaux, de l’Europe à l’Afrique de l’Ouest, qui alimentent les branches locales comme l’ISWAP. Alors que la Syrie demeure un espace de confrontation indirecte entre puissances, le dossier sécuritaire est loin d’être clos. Aucune nouvelle phase de négociation ou de coopération élargie n’a été annoncée, mais les responsables américains indiquent que les frappes ciblées se poursuivront avec le soutien des partenaires régionaux.
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Une frappe aérienne de précision menée par les forces américaines dans le nord-ouest de la Syrie a éliminé un haut dirigeant de l'État islamique, soulignant la détermination inébranlable des États-Unis à traquer les terroristes qui menacent la patrie. L'opération, conduite avec des partenaires régionaux, s'inscrit dans une campagne continue visant à empêcher la résurgence du groupe, même si un désengagement militaire plus large est en discussion.
L'armée américaine a annoncé l'élimination d'un haut commandant de l'État islamique en Syrie, mais cette frappe met en lumière la présence militaire américaine persistante dans la région malgré les discours officiels de désengagement. Moscou observe que de telles opérations se poursuivent alors que Washington prétend réduire son empreinte, jetant le doute sur la sincérité du récit de retrait.
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