
Israël : la protection à vie de Nétanyahou et de sa famille approuvée malgré les réserves du Shin Bet
La commission ministérielle a entériné une sécurité élargie pour le Premier ministre, son épouse et leurs fils, suscitant des critiques sur la politisation de l’appareil sécuritaire.
La commission ministérielle israélienne chargée des affaires du Shin Bet a approuvé, jeudi, l’octroi d’une protection rapprochée à vie pour le Premier ministre Benyamin Nétanyahou, ainsi que pour son épouse Sara jusqu’au décès de ce dernier, avec une possibilité de prolongation au-delà. Les deux fils du couple, Yaïr et Avner, bénéficieront quant à eux d’une sécurité d’État pendant cinq ans après la fin du mandat de leur père, quel que soit le résultat des élections législatives prévues le 27 octobre. Cette décision, qui engage des moyens budgétaires et logistiques considérables, a été adoptée sur la seule recommandation du chef du Shin Bet, David Zini, contre l’avis de plusieurs responsables professionnels du service, selon des révélations concordantes de la presse israélienne.
Du côté des instances sécuritaires, la décision a mis en lumière des divergences internes. D’après les médias israéliens, des évaluations conjointes du Shin Bet et du Mossad estiment que la famille Nétanyahou fait face à un « niveau de menace à vie » en raison des récents conflits menés par l’État hébreu, des ennemis régionaux cherchant à exercer des représailles. Toutefois, d’anciens cadres du Shin Bet, comme Yaron Blum, coordinateur des questions de prisonniers et de disparus, ont qualifié la mesure de « non pertinente, peu sérieuse et proche du délire », soulignant qu’une protection de vingt ans ne correspond ni aux pratiques habituelles du service ni à une évaluation réaliste des risques. M. Blum a également mis en cause la composition de la commission ministérielle, présidée par M. Nétanyahou lui-même et incluant des ministres sans expertise sécuritaire, et a déploré l’absence de voie de recours contre ses décisions.
Sur le plan politique, l’opposition a immédiatement réagi. Un haut responsable du parti « Ensemble » dirigé par l’ancien Premier ministre Naftali Bennett a déclaré au quotidien Haaretz que, en cas de victoire électorale, la prochaine commission ministérielle annulerait cette extension, à moins que des menaces immédiates et avérées ne soient démontrées. Cette position reflète, selon des analystes de la presse israélienne, un clivage plus large sur l’usage des fonds publics pour la protection des familles des dirigeants, déjà critiqué lors des séjours prolongés des proches de M. Nétanyahou à l’étranger. La décision actuelle, en dissociant la durée de la protection de l’évaluation continue des menaces, crée un précédent que les futures majorités pourraient être tentées de remettre en cause.
Le dossier s’inscrit dans un contexte de fortes tensions entre le gouvernement et une partie de l’appareil sécuritaire, alors que M. Nétanyahou est par ailleurs poursuivi pour corruption. La commission a précisé que cette mesure ne s’applique qu’à la famille Nétanyahou, les cas des anciens Premiers ministres – Naftali Bennett, Yaïr Lapid, Ehoud Olmert ou Ehoud Barak – devant être examinés séparément. En l’état, la protection élargie est acquise, mais sa pérennité dépendra du rapport de force issu des urnes en octobre, laissant entrevoir un possible réexamen dès la formation d’un nouveau gouvernement.
| Presse israélienne | −0.30 | critical |
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| Presse iranienne et apparentée | −0.80 | critical |
| Presse du Golfe arabe | −0.40 | critical |
L'establishment de sécurité israélien met en garde contre une décision politique qui ignore les évaluations professionnelles.
En mettant l'accent sur la dissension interne entre les chefs de la sécurité et la décision politique, un récit de conflit entre professionnalisme et politique est créé.
Le régime sioniste révèle son insécurité chronique en accordant une protection à vie à ses dirigeants.
En généralisant l'insécurité du leader à l'ensemble du régime, une image de fragilité systémique est construite.
Ne mentionne pas l'opposition interne des professionnels du Shin Bet et le débat en Israël, présentant la décision comme un acte unilatéral d'un régime paranoïaque.
Un ancien haut responsable du Shin Bet qualifie de délirante la demande de protection à vie de la famille Netanyahu.
En citant une source interne autorisée pour délégitimer la décision sans prendre de position directe.
Omet la décision officielle et la recommandation du chef du Shin Bet, se concentrant uniquement sur les critiques d'un ancien responsable.
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