
Israël investit l’IA pour lire le cerveau et peser sur l’opinion américaine
Une start-up israélienne lève 52 millions de dollars pour traduire les ondes cérébrales en diagnostic, tandis que le gouvernement dépense 45 millions pour influencer les Américains via des messages générés par intelligence artificielle.
La start-up israélienne Hemispheric a annoncé avoir levé 52 millions de dollars en trois tours de table pour développer un modèle d’intelligence artificielle capable de décoder l’activité électrique du cerveau. Baptisé Descartes, ce modèle a été entraîné sur plus de 250 000 heures d’électroencéphalogrammes (EEG) recueillies auprès de 100 000 volontaires dans des laboratoires installés en Israël, aux États-Unis et aux Philippines. L’objectif est de fournir aux cliniciens un outil d’aide au diagnostic pour des troubles comme la dépression, le stress post-traumatique, la maladie de Parkinson ou les premiers signes de déclin cognitif. La technologie, encore en phase d’études cliniques, repose sur un casque léger porté une quinzaine de minutes. Hemispheric, qui emploie 112 personnes, prévoit de soumettre un premier produit destiné au diagnostic du stress post-traumatique à l’Agence américaine des médicaments (FDA) au début de l’année prochaine, pour une mise sur le marché espérée fin 2027. L’un des cofondateurs, Gidi Littwin, est un ancien d’Apple où il a participé à l’invention du système de reconnaissance faciale Face ID.
Parallèlement, le gouvernement israélien a engagé plus de 45 millions de dollars dans une campagne d’influence numérique ciblant l’opinion publique américaine, selon des révélations du Wall Street Journal reprises par des médias indonésiens et iraniens. Pilotée par une société de Brad Parscale, ex-conseiller stratégique de Donald Trump, cette opération utilise l’intelligence artificielle pour générer des millions de messages textes envoyés à des citoyens américains sous de fausses identités, comme « Emma » ou « Sarah » du groupe « Friends for Peace ». Elle vise aussi à saturer l’écosystème numérique de contenus pro-israéliens afin d’orienter les réponses des chatbots comme ChatGPT. Cette offensive intervient alors qu’un sondage du Pew Research Center de mars dernier indique que 60 % des adultes américains ont une opinion défavorable d’Israël, en raison de la guerre à Gaza et des tensions avec l’Iran. Le ministre israélien des Affaires étrangères a par ailleurs annoncé un budget de plus de 700 millions de dollars pour 2026 afin d’améliorer l’image du pays à l’étranger.
Ces deux initiatives illustrent la manière dont des acteurs israéliens mobilisent l’intelligence artificielle à des fins très différentes. D’un côté, Hemispheric s’inscrit dans une dynamique de recherche médicale internationale, avec des données collectées sur trois continents et une validation clinique en cours. De l’autre, la campagne d’influence, décrite par la presse américaine, relève d’une stratégie de persuasion politique dont l’efficacité reste incertaine : l’ancien stratège de Trump, Steve Bannon, a estimé qu’Israël « essaie de vendre quelque chose qui ne peut pas être vendu ». Des citoyens américains ont d’ailleurs exprimé leur méfiance face à ces messages automatisés, certains les jugeant « mécaniques » et peu convaincants.
La prochaine étape pour Hemispheric sera le dépôt de dossier auprès de la FDA, un jalon réglementaire qui déterminera si cet outil de lecture de l’activité cérébrale pourra entrer en pratique clinique d’ici la fin de la décennie. Du côté de la campagne d’influence, les montants engagés suggèrent une volonté de pérenniser l’effort, mais les réactions mitigées du public américain pourraient en limiter la portée.
| Presse iranienne et apparentée | −0.80 | critical |
|---|---|---|
| Presse israélienne | −0.20 | neutral |
| Presse atlantique / anglosphère | +0.50 | aligned |
| Presse d'Asie du Sud-Est | 0.00 | neutral |
The Zionist regime orchestrates a media manipulation campaign with AI to buy American consent.
By using the term 'plot' and emphasizing the secretive nature and the large sum of money, the narrative creates a sense of threat and moral outrage, positioning Israel as a deceptive actor.
The Iranian frame omits the existence of the Israeli startup Hemispheric and its legitimate medical AI research, which is part of the same story, thereby presenting a one-sided view of Israel's AI activities.
Israel admits the failure of its public relations campaigns, but at the same time claims the success of its technological innovation in neuroscience.
By juxtaposing a critical report on government spending with a celebratory startup story, the Israeli press creates a balanced but ultimately self-justifying narrative: the state's efforts may be ineffective, but Israeli ingenuity still shines.
The Israeli frame omits the connection between the two stories: the fact that the same AI technology used for medical research is also being deployed for influence operations, which could raise ethical questions.
The Israeli startup Hemispheric revolutionizes neurological diagnostics with AI that deciphers brain activity, promising diagnoses as simple as a blood test.
By emphasizing the credentials of the founders (Apple Face ID inventor) and the large funding, the narrative builds credibility and frames the technology as a legitimate scientific advancement, avoiding any political context.
The Atlantic frame omits the other half of the story: the Israeli government's AI-driven influence campaign in the US, which is also part of the headline. This omission allows the narrative to remain purely scientific and apolitical.
Israel spends 731 billion rupiah on a digital influence campaign in the United States, using AI to send messages to millions of Americans.
By using precise numbers and describing the operation in a straightforward manner, the narrative achieves an appearance of objectivity, while implicitly normalizing the use of AI for political influence.
The Southeast Asian frame omits the medical AI startup story, thus presenting the Israeli AI activities solely as a tool for propaganda, without the counterbalance of scientific innovation.
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