
Iran inviterait l’AIEA à inspecter ses sites nucléaires, selon Washington, tandis que le volet libanais fragilise l’accord
L’émissaire américain a évoqué une lettre séparée entre Téhéran et l’Agence, alors que la suspension des pourparlers iraniens en Suisse souligne les tensions autour du cessez-le-feu au Liban.
L’envoyé spécial de la Maison Blanche, Steve Witkoff, a affirmé devant des parlementaires américains que l’Iran s’apprêtait à inviter l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) à inspecter ses installations nucléaires et à entamer l’identification des sites de matériaux enrichis. Selon des sources proches du Congrès citées par l’Associated Press, une « lettre séparée » aurait été préparée entre Téhéran et l’AIEA, permettant au directeur général Rafael Grossi d’inclure des inspecteurs nucléaires américains dans ses équipes. Cette annonce intervient au lendemain de la signature d’un mémorandum d’entente entre Washington et Téhéran, qui ouvre une fenêtre de négociation de soixante jours en vue d’un accord définitif.
Du côté américain, la Maison Blanche n’a pas confirmé directement l’invitation, mais a souligné que l’accord exige de l’Iran un « engagement écrit à renoncer à ses ambitions nucléaires » et que les stocks d’uranium hautement enrichi soient dilués sous supervision internationale. Les médias iraniens ont relayé les propos de Witkoff sans démenti officiel, tout en rappelant que Téhéran a toujours exclu l’arme nucléaire de sa doctrine de défense. Parallèlement, la délégation iranienne a suspendu son déplacement en Suisse pour les pourparlers, dénonçant la poursuite des opérations militaires israéliennes au Liban comme une violation du premier article du mémorandum, qui engage les États-Unis et leurs alliés à mettre fin immédiatement et de manière permanente aux hostilités sur tous les fronts, y compris libanais.
Les responsables israéliens, engagés dans des « négociations serrées » avec Washington pour maintenir leurs forces jusqu’à dix kilomètres à l’intérieur du Liban, ont publié une nouvelle carte montrant une présence élargie au nord du fleuve Litani, près de Nabatieh. Un porte-parole militaire a indiqué que l’armée continuerait à traiter les menaces identifiées au-delà de la zone de sécurité déclarée. Ces frappes, auxquelles le Hezbollah répond par des attaques de drones, ont provoqué de vives critiques du président Donald Trump à l’encontre de Benyamin Nétanyahou, accusé d’avoir mis en péril un rapprochement avec l’Iran par des bombardements sur Beyrouth. Les médias proches du Hezbollah, comme Al-Mayadeen, rapportent que Téhéran a averti que la poursuite des incursions israéliennes constituait une violation flagrante du texte.
Le mémorandum, qui ne contient aucun engagement spécifique de l’Iran au-delà de la discussion des questions nucléaires, prévoit que la résolution finale soit entérinée par le Conseil de sécurité des Nations unies. Il stipule que les matières enrichies resteront en Iran pour y être diluées sous contrôle de l’AIEA, et non évacuées. La crédibilité de l’invitation annoncée dépend désormais d’une confirmation formelle par Téhéran et par l’Agence, tandis que la suspension des discussions en Suisse illustre l’imbrication étroite entre le volet nucléaire et la stabilisation du front libanais. La fenêtre de soixante jours s’ouvre dans un climat où la cessation des hostilités, réclamée par Donald Trump sur tous les fronts, reste l’hypothèque principale.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
2 groupes éditoriaux · 2 langues
Israël considère l'accord rapporté entre les États-Unis et l'Iran avec une profonde suspicion. La promesse d'inviter des inspecteurs de l'AIEA, y compris américains, est perçue comme une manœuvre tactique plutôt qu'une transparence sincère. Parallèlement, les pourparlers sur un cessez-le-feu au Liban se déroulent sous contrainte, Israël insistant pour conserver une zone tampon de sécurité dans le sud.
L'affirmation de l'émissaire américain selon laquelle l'Iran invitera les inspecteurs de l'AIEA est rapportée comme une allégation non confirmée. Téhéran n'a publié aucune déclaration officielle concernant une lettre parallèle ou une invitation à l'agence. L'information est présentée comme une tentative de Washington de façonner le récit autour des pourparlers nucléaires.
Articles liés
Real Madrid dément tout contact avec Olise, Bayern inflexible
7 langues · 11 sources
SportBrésil : la victoire contre Haïti ternie par la blessure musculaire de Raphinha
4 langues · 15 sources
Médias & DivertissementSous le voile de Dua Lipa, les noces de la haute couture et du mystère
5 langues · 11 sources