
Iran-États-Unis : levée immédiate des sanctions pétrolières et réouverture du détroit d’Ormuz
Un mémorandum signé le 19 juin en Suisse ouvre une trêve de 60 jours, autorise Téhéran à exporter son brut et promet un fonds de développement de 300 milliards de dollars.
Le 14 juin, Washington et Téhéran ont paraphé électroniquement un mémorandum d’entente qui sera officialisé le 19 juin dans le resort suisse de Bürgenstock, sous médiation pakistanaise et qatarie. Selon des documents consultés par Bloomberg, le Wall Street Journal et la chaîne saoudienne Al-Arabiya, l’Iran pourra immédiatement reprendre ses exportations de pétrole et de carburant, les sanctions américaines sur les transactions bancaires, le transport et l’assurance étant levées dès la signature. Le texte, distribué aux alliés lors du sommet du G7 en France, prévoit également la réouverture complète du détroit d’Ormuz, bloqué par l’Iran depuis le début du conflit, et un cessez-le-feu immédiat sur tous les fronts, y compris au Liban.
Cette avancée met fin à près de quatre mois d’affrontements déclenchés par des frappes américano-israéliennes contre l’Iran fin février. Le blocus du détroit, par où transite un cinquième du brut mondial et près de la moitié des fertilisants, avait provoqué une flambée des cours du pétrole et une poussée inflationniste ressentie jusqu’en Afrique subsaharienne, dépendante des engrais. La presse européenne note que les prix à la pompe en Allemagne retrouvent leur niveau d’avant-guerre, tandis que les marchés asiatiques saluent une détente susceptible de stabiliser les chaînes d’approvisionnement. En Amérique latine, l’attention se porte sur le soulagement des importateurs de fertilisants, durement touchés par la paralysie du Golfe.
Au-delà de l’urgence énergétique, le mémorandum esquisse une feuille de route économique et nucléaire. Téhéran obtiendra à terme l’accès à un fonds de développement d’au moins 300 milliards de dollars, tandis que Washington s’engage à retirer ses forces navales dans un délai de trente jours après un accord final. Les négociations qui s’ouvrent pour soixante jours aborderont le programme nucléaire iranien, le retour des inspecteurs de l’AIEA et les niveaux d’enrichissement. L’Iran réaffirme qu’il ne cherchera jamais l’arme atomique, une concession scrutée par les capitales européennes, Paris et Berlin en tête, qui redoutent une prolifération régionale. En parallèle, Donald Trump a publiquement critiqué les bombardements israéliens d’immeubles entiers au Liban, signalant un rééquilibrage américain au détriment de l’allié historique.
L’optimisme reste toutefois fragile. Le commandement militaire iranien a mis en garde Israël contre toute nouvelle « réponse sévère », alors que des frappes israéliennes continuaient de cibler le sud du Liban. Les détails techniques du mémorandum sont encore en cours de finalisation, et la levée des sanctions pétrolières est conditionnée au respect par Téhéran de l’ouverture d’Ormuz et des engagements nucléaires. Pour les chancelleries européennes, ce pacte représente une opportunité de stabiliser les prix énergétiques et de relancer une diplomatie nucléaire, mais il expose aussi les fragilités d’un processus où la confiance reste mince. Les soixante jours à venir diront si cette trêve peut se muer en paix durable ou si, comme le redoutent les observateurs du Golfe, les tensions libanaises feront dérailler le calendrier.
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Trump conclut un accord avec l'Iran, s'éloignant de Tel-Aviv et se rapprochant de Téhéran. Le mémorandum sera signé dans un resort suisse, rouvrira le détroit d'Ormuz, lèvera les sanctions et lancera des négociations nucléaires de 60 jours.
L'accord entre les États-Unis et l'Iran prévoit la levée de toutes les sanctions, la réouverture du détroit d'Ormuz et la reprise des exportations de pétrole. Un fonds économique est prévu, et les prix des carburants en Allemagne se rapprochent des niveaux d'avant-guerre, tandis que le Hezbollah attaque des soldats israéliens et que Netanyahou insiste sur le maintien des troupes au Liban.
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