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Économie & Marchésmercredi 8 juillet 2026

Investissements directs étrangers : la reprise mondiale profite à quelques hubs sélectifs

Les Émirats arabes unis et le Kenya enregistrent des flux records en 2025, illustrant une recomposition des chaînes de capitaux vers les économies misant sur le numérique, l’énergie propre et les réformes réglementaires.

La reprise des flux mondiaux d’investissements directs étrangers (IDE), en hausse de 6 % en 2025 pour atteindre 1 600 milliards de dollars selon la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced), masque une concentration inédite. Le rapport sur l’investissement mondial 2026 souligne que la croissance s’est limitée à un petit nombre d’économies hôtes et à des secteurs à forte intensité capitalistique et technologique, au détriment de l’industrie manufacturière traditionnelle. Cette sélectivité redessine la carte des destinations privilégiées, où quelques pays émergent comme pôles d’attraction pour les infrastructures numériques, l’intelligence artificielle et les énergies renouvelables.

Les Émirats arabes unis incarnent cette dynamique. Avec 48,3 milliards de dollars de flux entrants (177,3 milliards de dirhams), en hausse de 6 % sur un an, le pays se hisse au neuvième rang mondial et conserve la deuxième place pour le nombre de projets greenfield, derrière les États-Unis. Le stock total d’IDE atteint 1 170 milliards de dirhams. Les autorités émiraties attribuent cette performance à une stratégie nationale d’investissement 2031 qui fixe des cibles ambitieuses – 65 milliards de dollars de flux annuels et un stock de 600 milliards – et à des réformes réglementaires continues : baisse des frais de licence sur la place financière d’Abou Dhabi, clarification du traitement fiscal des fonds, unification de la régulation financière. La composition des entrées reflète une diversification sectorielle : l’industrie manufacturière (30 % des dépenses d’investissement greenfield), les communications (29 %, portées par le projet de centre de données d’IA Stargate UAE) et l’immobilier (7 %) dominent, tandis que les fusions-acquisitions et les réinvestissements gagnent en part relative.

En Afrique de l’Est, le Kenya a également atteint un niveau record avec 3,2 milliards de dollars d’IDE, en progression de 37,7 %. Le pays a capté plus de la moitié de la hausse régionale, portant sa part de marché est-africaine à 21,9 %. La Cnuced lie cette performance à des réformes fiscales – baisse de l’impôt sur les sociétés, exonérations de dividendes pour les entreprises accréditées au Centre financier international de Nairobi – et à un avantage énergétique distinctif : un système électrique alimenté à près de 90 % par des sources renouvelables, principalement la géothermie. Ce profil a attiré un paquet d’investissement d’un milliard de dollars incluant un centre de données alimenté par géothermie, positionnant le pays comme un hub numérique sobre en carbone. Le développement de la technopole de Konza et l’usage de bacs à sable réglementaires dans les TIC complètent ce dispositif.

La comparaison régionale souligne des trajectoires contrastées. En Afrique de l’Est, l’Ouganda et la Tanzanie progressent modestement, tandis que l’Éthiopie recule. Au Moyen-Orient, l’Arabie saoudite voit ses flux entrants bondir de 52,9 % à 32,6 milliards de dollars, et le Qatar enregistre une hausse spectaculaire de 559 % – à relativiser compte tenu d’une base très faible. Les flux sortants émiratis, bien qu’en repli de 17,9 % après une année 2024 exceptionnelle, restent massifs, avec un stock d’investissements à l’étranger de 402,7 milliards de dollars, supérieur au stock entrant. Les projets greenfield émiratis à l’étranger ont augmenté de 53,6 %, confirmant le rôle de plaque tournante de capitaux que joue la fédération.

Le prochain jalon à observer sera la capacité de ces économies à maintenir leur attractivité dans un contexte de compétition mondiale accrue pour les industries de haute valeur. Pour les Émirats, l’atteinte des objectifs 2031 dépendra de la concrétisation des mégaprojets technologiques et de la poursuite de l’approfondissement du marché intérieur des capitaux, évoqué lors des consultations avec le FMI. Pour le Kenya, l’enjeu réside dans la transformation d’un avantage énergétique conjoncturel en un écosystème d’innovation pérenne, alors que la Cnuced prévient que les flux records ne dissipent pas les interrogations sur la compétitivité à long terme.

Divergence — qui la raconte comment
25%Moyenne
3 blocs · positions de +0.30 à +0.90
CritiqueFavorable
AFRGLFALM
Divergence entre blocs de presse
Presse africaine subsaharienne+0.30aligned
Presse du Golfe arabe+0.90aligned
Presse arabe Levant-Maghreb+0.50aligned
Presse africaine subsaharienne+0.30
Voix

Le Kenya se présente comme une destination d'investissement émergente et résiliente, capable d'attirer des capitaux grâce à des réformes internes et des secteurs innovants.

Mécanismepersonificazione dello stato

Le bloc utilise des données concrètes et un ton factuel pour légitimer le récit d'un succès national, sans comparaison avec d'autres pays.

Omission

Le bloc omet le contexte global du record des Émirats arabes unis, qui aurait relativisé l'unicité du résultat kenyan.

PragmatismeTriomphe
Presse du Golfe arabe+0.90
Voix

Les Émirats arabes unis se proclament puissance mondiale de l'investissement, attribuant le succès à un leadership éclairé et à la stabilité économique.

Mécanismepersonificazione dello stato

Le bloc utilise des déclarations de hauts responsables et des chiffres impressionnants pour créer un récit de triomphe inévitable, sans mentionner les critiques ou les comparaisons avec d'autres pays en développement.

Omission

Le bloc omet le record du Kenya et d'autres pays, qui montreraient une tendance mondiale plus large et non exclusive aux Émirats.

TriomphePaternalisme
Presse arabe Levant-Maghreb+0.50
Voix

Les Émirats arabes unis s'affirment comme le leader incontesté des investissements en Asie occidentale, utilisant la comparaison avec les voisins pour renforcer leur position.

Mécanismegerarchia di minacce

Le bloc adopte une stratégie de hiérarchie régionale, comparant les données des Émirats avec celles de l'Arabie saoudite et du Qatar pour démontrer une supériorité systémique.

Omission

Le bloc omet le record du Kenya, qui aurait offert une comparaison avec un pays non du Golfe et montré une concurrence plus large.

PragmatismeScepticisme

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mercredi 8 juillet 2026

Investissements directs étrangers : la reprise mondiale profite à quelques hubs sélectifs

Les Émirats arabes unis et le Kenya enregistrent des flux records en 2025, illustrant une recomposition des chaînes de capitaux vers les économies misant sur le numérique, l’énergie propre et les réformes réglementaires.

La reprise des flux mondiaux d’investissements directs étrangers (IDE), en hausse de 6 % en 2025 pour atteindre 1 600 milliards de dollars selon la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced), masque une concentration inédite. Le rapport sur l’investissement mondial 2026 souligne que la croissance s’est limitée à un petit nombre d’économies hôtes et à des secteurs à forte intensité capitalistique et technologique, au détriment de l’industrie manufacturière traditionnelle. Cette sélectivité redessine la carte des destinations privilégiées, où quelques pays émergent comme pôles d’attraction pour les infrastructures numériques, l’intelligence artificielle et les énergies renouvelables.

Les Émirats arabes unis incarnent cette dynamique. Avec 48,3 milliards de dollars de flux entrants (177,3 milliards de dirhams), en hausse de 6 % sur un an, le pays se hisse au neuvième rang mondial et conserve la deuxième place pour le nombre de projets greenfield, derrière les États-Unis. Le stock total d’IDE atteint 1 170 milliards de dirhams. Les autorités émiraties attribuent cette performance à une stratégie nationale d’investissement 2031 qui fixe des cibles ambitieuses – 65 milliards de dollars de flux annuels et un stock de 600 milliards – et à des réformes réglementaires continues : baisse des frais de licence sur la place financière d’Abou Dhabi, clarification du traitement fiscal des fonds, unification de la régulation financière. La composition des entrées reflète une diversification sectorielle : l’industrie manufacturière (30 % des dépenses d’investissement greenfield), les communications (29 %, portées par le projet de centre de données d’IA Stargate UAE) et l’immobilier (7 %) dominent, tandis que les fusions-acquisitions et les réinvestissements gagnent en part relative.

En Afrique de l’Est, le Kenya a également atteint un niveau record avec 3,2 milliards de dollars d’IDE, en progression de 37,7 %. Le pays a capté plus de la moitié de la hausse régionale, portant sa part de marché est-africaine à 21,9 %. La Cnuced lie cette performance à des réformes fiscales – baisse de l’impôt sur les sociétés, exonérations de dividendes pour les entreprises accréditées au Centre financier international de Nairobi – et à un avantage énergétique distinctif : un système électrique alimenté à près de 90 % par des sources renouvelables, principalement la géothermie. Ce profil a attiré un paquet d’investissement d’un milliard de dollars incluant un centre de données alimenté par géothermie, positionnant le pays comme un hub numérique sobre en carbone. Le développement de la technopole de Konza et l’usage de bacs à sable réglementaires dans les TIC complètent ce dispositif.

La comparaison régionale souligne des trajectoires contrastées. En Afrique de l’Est, l’Ouganda et la Tanzanie progressent modestement, tandis que l’Éthiopie recule. Au Moyen-Orient, l’Arabie saoudite voit ses flux entrants bondir de 52,9 % à 32,6 milliards de dollars, et le Qatar enregistre une hausse spectaculaire de 559 % – à relativiser compte tenu d’une base très faible. Les flux sortants émiratis, bien qu’en repli de 17,9 % après une année 2024 exceptionnelle, restent massifs, avec un stock d’investissements à l’étranger de 402,7 milliards de dollars, supérieur au stock entrant. Les projets greenfield émiratis à l’étranger ont augmenté de 53,6 %, confirmant le rôle de plaque tournante de capitaux que joue la fédération.

Le prochain jalon à observer sera la capacité de ces économies à maintenir leur attractivité dans un contexte de compétition mondiale accrue pour les industries de haute valeur. Pour les Émirats, l’atteinte des objectifs 2031 dépendra de la concrétisation des mégaprojets technologiques et de la poursuite de l’approfondissement du marché intérieur des capitaux, évoqué lors des consultations avec le FMI. Pour le Kenya, l’enjeu réside dans la transformation d’un avantage énergétique conjoncturel en un écosystème d’innovation pérenne, alors que la Cnuced prévient que les flux records ne dissipent pas les interrogations sur la compétitivité à long terme.

Divergence — qui la raconte comment
25%Moyenne
3 blocs · positions de +0.30 à +0.90
CritiqueFavorable
AFRGLFALM
Divergence entre blocs de presse
Presse africaine subsaharienne+0.30aligned
Presse du Golfe arabe+0.90aligned
Presse arabe Levant-Maghreb+0.50aligned
Presse africaine subsaharienne+0.30
Voix

Le Kenya se présente comme une destination d'investissement émergente et résiliente, capable d'attirer des capitaux grâce à des réformes internes et des secteurs innovants.

Mécanismepersonificazione dello stato

Le bloc utilise des données concrètes et un ton factuel pour légitimer le récit d'un succès national, sans comparaison avec d'autres pays.

Omission

Le bloc omet le contexte global du record des Émirats arabes unis, qui aurait relativisé l'unicité du résultat kenyan.

PragmatismeTriomphe
Presse du Golfe arabe+0.90
Voix

Les Émirats arabes unis se proclament puissance mondiale de l'investissement, attribuant le succès à un leadership éclairé et à la stabilité économique.

Mécanismepersonificazione dello stato

Le bloc utilise des déclarations de hauts responsables et des chiffres impressionnants pour créer un récit de triomphe inévitable, sans mentionner les critiques ou les comparaisons avec d'autres pays en développement.

Omission

Le bloc omet le record du Kenya et d'autres pays, qui montreraient une tendance mondiale plus large et non exclusive aux Émirats.

TriomphePaternalisme
Presse arabe Levant-Maghreb+0.50
Voix

Les Émirats arabes unis s'affirment comme le leader incontesté des investissements en Asie occidentale, utilisant la comparaison avec les voisins pour renforcer leur position.

Mécanismegerarchia di minacce

Le bloc adopte une stratégie de hiérarchie régionale, comparant les données des Émirats avec celles de l'Arabie saoudite et du Qatar pour démontrer une supériorité systémique.

Omission

Le bloc omet le record du Kenya, qui aurait offert une comparaison avec un pays non du Golfe et montré une concurrence plus large.

PragmatismeScepticisme

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