
Incendies : six morts en Algérie, records de surfaces brûlées en France
Des feux meurtriers en Algérie, des superficies record en France et en Italie, tandis que le Maroc limite les dégâts et que l'Amazonie brésilienne connaît un répit historique.
Des incendies de forêt ont causé la mort de six personnes en Algérie, selon un bilan provisoire communiqué par le ministère de l’Intérieur, alors que de vastes feux touchent simultanément plusieurs pays du pourtour méditerranéen et le Brésil.
En Algérie, les services de la protection civile ont recensé, depuis le 8 juillet, 1 437 départs de feu, dont 465 incendies de forêt ayant affecté 35 wilayas. Les opérations d’extinction, qui mobilisent d’importants moyens terrestres et aériens, se poursuivaient mardi dans plusieurs régions, notamment à Skikda, Guelma, Bouira et Médéa. Les autorités ont annoncé l’ouverture d’enquêtes de terrain pour évaluer les dégâts et indemniser les sinistrés.
Au Maroc, l’Agence nationale des eaux et forêts (ANEF) fait état, au 20 juillet, de 310 incendies ayant parcouru 1 850 hectares. Si le nombre de départs de feu a augmenté de 32 % par rapport à la moyenne décennale, la superficie brûlée a diminué de 30 %, une évolution que l’agence attribue à la rapidité de détection et d’intervention des équipes coordonnées par le ministère de l’Intérieur, la protection civile et les forces armées. Les régions de Souss-Massa et de Rabat-Salé-Kénitra sont les plus touchées.
En Europe, la France a enregistré plus de 42 000 hectares brûlés depuis le début de l’année, un record pour un mi-juillet depuis vingt ans de mesures satellitaires, selon le système européen Effis. Le ministre de l’Intérieur a évoqué « beaucoup plus que tout ce qui a été brûlé l’année dernière ». L’Italie est également confrontée à des incendies dans le Sud et les îles, notamment en Calabre, où le parc national du Pollino a été touché, et en Sardaigne, où les dégâts sont estimés à plusieurs millions d’euros par les organisations agricoles.
Au Brésil, le rapport annuel du réseau MapBiomas montre une chute brutale des surfaces brûlées en Amazonie en 2025 : 3,1 millions d’hectares, soit la plus faible superficie depuis 1985, après un pic historique de 15,8 millions d’hectares en 2024. Cette décrue, qui interrompt une série d’années d’expansion, est attribuée par les chercheurs à la réduction de la déforestation et à des conditions climatiques moins propices. Le Cerrado reste néanmoins le biome le plus affecté, avec 8,7 millions d’hectares brûlés.
Les bilans restent provisoires dans l’ensemble des pays concernés, et les dispositifs de lutte demeurent pleinement mobilisés.
| Presse arabe Levant-Maghreb | +0.10 | neutral |
|---|---|---|
| Presse européenne continentale | −0.20 | neutral |
| Presse iranienne et apparentée | −0.30 | critical |
Les autorités algériennes et marocaines s'expriment par le biais de déclarations officielles, se présentant comme compétentes et attentionnées. Elles prennent en charge le récit, mettant l'accent sur la protection des citoyens et les indemnisations.
Le bloc utilise des sources officielles et des statistiques pour créer un récit de gouvernance efficace, minimisant les échecs systémiques en se concentrant sur des résultats positifs comme la réduction des surfaces brûlées.
Le bloc omet toute critique sur la préparation ou les facteurs environnementaux qui auraient pu contribuer aux incendies, et ne mentionne pas les surfaces brûlées record en France, qui contrastent avec le tableau local positif.
Les régions touchées et les groupes environnementaux parlent, exigeant des actions et des ressources. La voix est urgente et critique, pointant une préparation insuffisante.
Le bloc utilise des comparaisons historiques et des descriptions dramatiques pour créer un sentiment d'urgence, rendant la situation exceptionnelle et nécessitant une attention immédiate.
Le bloc omet tout développement positif ou effort de confinement réussi, et ne compare pas les stratégies de gestion des incendies d'autres pays.
La protection civile et les agences de presse rapportent les incendies comme une catastrophe majeure, avec un sentiment d'urgence. La voix nationale est fière de la préparation de l'Iran.
Le bloc utilise des descriptions vivantes et des alertes officielles pour transmettre le danger, tandis que l'article national utilise une histoire de réussite pour positionner l'Iran comme capable.
Le bloc omet toute mention du record français ou des statistiques marocaines, se concentrant uniquement sur l'Algérie et la Sicile.
Élargis ton regard
Washington et Riyad scellent un accord nucléaire civil aux implications régionales
8 langues · 31 sources
Depuis Economy & MarketsAlphabet : premier cash-flow négatif depuis 2004 malgré des profits records
8 langues · 18 sources
Depuis TechnologyWashington accuse une start-up chinoise d’avoir pillé les modèles d’Anthropic
5 langues · 11 sources