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Géopolitique et Politiquejeudi 18 juin 2026

Profanation de mosquées en Cisjordanie : huit États musulmans unis dans la condamnation

Les ministres des Affaires étrangères de l’Indonésie, du Pakistan, de la Turquie et de cinq pays arabes ont dénoncé les incendies criminels contre deux lieux de culte près de Ramallah, exigeant la fin de l’impunité des colons.

Le 17 juin, des colons israéliens ont incendié partiellement la Grande Mosquée du village de Jiljilya et la mosquée Al-Farouq à Mazar’a al-Nubani, au nord de Ramallah, en Cisjordanie occupée. Des slogans en hébreu ont été tagués sur les murs noircis par les flammes, selon des témoins et des journalistes de l’AFP. Dès le lendemain, les chefs de la diplomatie de huit pays – Émirats arabes unis, Jordanie, Turquie, Égypte, Indonésie, Pakistan, Arabie saoudite et Qatar – publiaient une déclaration commune condamnant « dans les termes les plus fermes » ces attaques, qualifiées de violation flagrante du caractère sacré des lieux de culte, du droit international humanitaire et des résolutions des Nations unies.

Cette protestation coordonnée, qui réunit des États du Moyen-Orient, d’Asie du Sud et du Sud-Est, s’inscrit dans un contexte d’intensification des violences perpétrées par les colons depuis le début de la guerre à Gaza en 2023. Les ministres ont exprimé leur rejet absolu des « mesures israéliennes unilatérales et illégales » dans les territoires palestiniens occupés, accusées d’alimenter l’instabilité, l’extrémisme et de saper les efforts de paix. Ils tiennent Israël, en tant que puissance occupante, pour pleinement responsable et appellent la communauté internationale à assumer ses responsabilités juridiques et morales pour contraindre l’État hébreu à cesser l’escalade, à mettre fin aux pratiques illégales et à garantir que les auteurs de ces crimes ne jouissent d’aucune impunité.

En parallèle, l’Iran, qui ne figure pas parmi les signataires, a élevé une voix distincte mais convergente sur le fond. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a dénoncé une « politique de génocide colonial » et fustigé le silence persistant des instances onusiennes et du Conseil de sécurité. Téhéran a exhorté les gouvernements islamiques et l’Organisation de la coopération islamique à prendre des mesures concrètes pour protéger la mosquée Al-Aqsa et les autres sites religieux, et à traduire en justice les commanditaires et exécutants. Cette double réaction – multilatérale d’un côté, unilatérale de l’autre – illustre à la fois l’indignation partagée dans le monde musulman et les fractures géopolitiques qui traversent celui-ci.

La déclaration des huit ministres réaffirme les piliers du consensus diplomatique : droit à l’autodétermination du peuple palestinien, création d’un État indépendant et souverain dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est pour capitale, solution à deux États conforme à l’Initiative de paix arabe. Ces principes, régulièrement rappelés par les capitales européennes et par la Francophonie, trouvent ici un écho venu du Sud global. Le fait que des pays ayant normalisé leurs relations avec Israël, comme les Émirats, s’associent à une telle mise en cause publique indique que la poursuite de la colonisation et des violences extrémistes érode les bases mêmes des accords d’Abraham et des dynamiques de normalisation régionale.

Reste à savoir si cette condamnation unanime se traduira par des pressions diplomatiques accrues, notamment au sein des forums onusiens ou via des canaux bilatéraux. Pour l’heure, l’exigence de responsabilité et de fin de l’impunité se heurte à l’absence de mécanismes contraignants. Dans les capitales francophones, de Paris à Bruxelles en passant par Ottawa, où les condamnations de la colonisation sont récurrentes, cette initiative venue de huit nations musulmanes pourrait offrir une nouvelle impulsion à une action multilatérale plus résolue.

Comment la même histoire est racontée ailleurs.

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Stampa del Golfo araboStampa iraniana e affini
Stampa del Golfo arabo/ saudita
indignazionepragmatismo

Un communiqué conjoint de huit ministres des Affaires étrangères arabes et islamiques condamne avec la plus grande fermeté la violence croissante des colons contre les Palestiniens et les attaques contre les mosquées en Cisjordanie, les qualifiant de violation flagrante du droit international et du caractère sacré des lieux de culte. Les ministres rejettent les mesures unilatérales israéliennes et appellent la communauté internationale à agir pour mettre fin à ces agressions.

Stampa iraniana e affini/ regime
allarmerevanscismovittimismo

Des responsables iraniens dénoncent les attaques des colons contre les mosquées comme la poursuite de la politique de génocide colonial du régime sioniste en Palestine occupée. Ils expriment un profond regret face au silence continu des organes internationaux des droits de l'homme et du Conseil de sécurité de l'ONU, qui, selon eux, encourage l'illégalité du régime et les crimes contre les Palestiniens et d'autres nations de la région. Le devoir religieux et juridique des gouvernements islamiques de soutenir le peuple palestinien jusqu'à l'autodétermination et l'arrêt de la machine à tuer est souligné.

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jeudi 18 juin 2026

Profanation de mosquées en Cisjordanie : huit États musulmans unis dans la condamnation

Les ministres des Affaires étrangères de l’Indonésie, du Pakistan, de la Turquie et de cinq pays arabes ont dénoncé les incendies criminels contre deux lieux de culte près de Ramallah, exigeant la fin de l’impunité des colons.

Le 17 juin, des colons israéliens ont incendié partiellement la Grande Mosquée du village de Jiljilya et la mosquée Al-Farouq à Mazar’a al-Nubani, au nord de Ramallah, en Cisjordanie occupée. Des slogans en hébreu ont été tagués sur les murs noircis par les flammes, selon des témoins et des journalistes de l’AFP. Dès le lendemain, les chefs de la diplomatie de huit pays – Émirats arabes unis, Jordanie, Turquie, Égypte, Indonésie, Pakistan, Arabie saoudite et Qatar – publiaient une déclaration commune condamnant « dans les termes les plus fermes » ces attaques, qualifiées de violation flagrante du caractère sacré des lieux de culte, du droit international humanitaire et des résolutions des Nations unies.

Cette protestation coordonnée, qui réunit des États du Moyen-Orient, d’Asie du Sud et du Sud-Est, s’inscrit dans un contexte d’intensification des violences perpétrées par les colons depuis le début de la guerre à Gaza en 2023. Les ministres ont exprimé leur rejet absolu des « mesures israéliennes unilatérales et illégales » dans les territoires palestiniens occupés, accusées d’alimenter l’instabilité, l’extrémisme et de saper les efforts de paix. Ils tiennent Israël, en tant que puissance occupante, pour pleinement responsable et appellent la communauté internationale à assumer ses responsabilités juridiques et morales pour contraindre l’État hébreu à cesser l’escalade, à mettre fin aux pratiques illégales et à garantir que les auteurs de ces crimes ne jouissent d’aucune impunité.

En parallèle, l’Iran, qui ne figure pas parmi les signataires, a élevé une voix distincte mais convergente sur le fond. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a dénoncé une « politique de génocide colonial » et fustigé le silence persistant des instances onusiennes et du Conseil de sécurité. Téhéran a exhorté les gouvernements islamiques et l’Organisation de la coopération islamique à prendre des mesures concrètes pour protéger la mosquée Al-Aqsa et les autres sites religieux, et à traduire en justice les commanditaires et exécutants. Cette double réaction – multilatérale d’un côté, unilatérale de l’autre – illustre à la fois l’indignation partagée dans le monde musulman et les fractures géopolitiques qui traversent celui-ci.

La déclaration des huit ministres réaffirme les piliers du consensus diplomatique : droit à l’autodétermination du peuple palestinien, création d’un État indépendant et souverain dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est pour capitale, solution à deux États conforme à l’Initiative de paix arabe. Ces principes, régulièrement rappelés par les capitales européennes et par la Francophonie, trouvent ici un écho venu du Sud global. Le fait que des pays ayant normalisé leurs relations avec Israël, comme les Émirats, s’associent à une telle mise en cause publique indique que la poursuite de la colonisation et des violences extrémistes érode les bases mêmes des accords d’Abraham et des dynamiques de normalisation régionale.

Reste à savoir si cette condamnation unanime se traduira par des pressions diplomatiques accrues, notamment au sein des forums onusiens ou via des canaux bilatéraux. Pour l’heure, l’exigence de responsabilité et de fin de l’impunité se heurte à l’absence de mécanismes contraignants. Dans les capitales francophones, de Paris à Bruxelles en passant par Ottawa, où les condamnations de la colonisation sont récurrentes, cette initiative venue de huit nations musulmanes pourrait offrir une nouvelle impulsion à une action multilatérale plus résolue.

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Des responsables iraniens dénoncent les attaques des colons contre les mosquées comme la poursuite de la politique de génocide colonial du régime sioniste en Palestine occupée. Ils expriment un profond regret face au silence continu des organes internationaux des droits de l'homme et du Conseil de sécurité de l'ONU, qui, selon eux, encourage l'illégalité du régime et les crimes contre les Palestiniens et d'autres nations de la région. Le devoir religieux et juridique des gouvernements islamiques de soutenir le peuple palestinien jusqu'à l'autodétermination et l'arrêt de la machine à tuer est souligné.

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