
Heurts à Genève contre le G7 : Tesla incendiée, vitres brisées à l’ONU
À la veille du sommet du G7 à Évian, une manifestation de 20 000 personnes à Genève a dégénéré en violences, mêlant militants pacifiques et casseurs, dans un climat de contestation du capitalisme et du multilatéralisme.
Dimanche 14 juin, à la veille de l’ouverture du sommet du G7 à Évian-les-Bains, une manifestation d’environ 20 000 personnes a dégénéré dans les rues de Genève, contraignant la police à faire usage de gaz lacrymogène et de canons à eau. Parti dans un climat revendicatif mais pacifique, le cortège — organisé par la coalition « No G7 » regroupant syndicats, associations et partis de gauche — a été infiltré par des groupes radicaux. Selon les autorités genevoises, quelque 600 militants cagoulés, identifiés comme « black blocs », ont brisé les vitres d’une agence des Nations unies et incendié une Tesla stationnée près d’un arrêt de bus central, avant de s’en prendre à des banques et de lancer des pavés sur les forces de l’ordre.
Ce déchaînement de violence rappelle, pour la presse italienne, les affrontements du G8 de Gênes en 2001, un traumatisme toujours vif dans la mémoire altermondialiste européenne. Les slogans de la marche dénonçaient pêle-mêle l’impérialisme, le fascisme, le capitalisme et le patriarcat, et affirmaient un soutien aux causes palestinienne et kurde. En marge du sommet, où les chefs d’État et de gouvernement du G7 — dont le président américain, dont l’arrivée était particulièrement attendue — devaient discuter des guerres en Ukraine et au Moyen-Orient, du dossier iranien et de l’intelligence artificielle, cette contestation a pris pour cible des symboles du multilatéralisme et du techno-capitalisme.
Les médias russes et américains ont insisté sur la dimension anticapitaliste de l’action, la Tesla en feu incarnant le rejet d’une mondialisation incarnée par Elon Musk, tandis que les fenêtres brisées d’une institution onusienne signalent une défiance profonde envers les mécanismes de gouvernance mondiale. La presse indienne a pour sa part souligné le déploiement policier massif et l’impact des heurts sur le centre-ville de Genève, barricadé pour protéger les délégations officielles logées dans la cité lémanique avant de gagner la Haute-Savoie voisine.
Au-delà du choc des images, ce regain de violence en marge d’un sommet du G7 pose la question récurrente de la légitimité de ces réunions des grandes puissances économiques, souvent accusées de décider à huis clos du sort de la planète. La réponse sécuritaire, avec une ville transformée en camp retranché, risque d’alimenter un peu plus le ressentiment des mouvements contestataires. Alors que les dirigeants entament leurs travaux sur les bords du lac Léman, l’onde de choc genevoise rappelle que la rue, elle aussi, entend faire entendre sa voix — fût-ce par la violence aveugle de minorités radicales.
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À la veille du G7 à Évian, une manifestation à Genève de 20 000 personnes a dégénéré : des militants black bloc ont pris pour cible les symboles du capitalisme, brisant les fenêtres de l'ONU et incendiant une Tesla, rappelant les heurts du G8 de Gênes. La police a tiré des gaz lacrymogènes et bouclé la ville.
La police genevoise a fait usage de gaz lacrymogène contre des milliers de manifestants anti-G7. Les protestataires ont jeté des pierres, brisé des vitres de l'ONU et incendié une Tesla, ce qui a conduit à des interpellations.
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