
L’Angleterre dompte le Mexique dans un Azteca incandescent et file en quarts
Réduits à dix pendant plus d’une demi-heure, les Three Lions s’imposent 3-2 face au pays hôte et retrouveront la Norvège, tandis que la ferveur mexicaine se mêle aux échos d’Oasis.
L’équipe d’Angleterre a arraché sa qualification pour les quarts de finale de la Coupe du monde 2026 en s’imposant 3-2 face au Mexique, dimanche 5 juillet, dans un stade Azteca survolté. Un doublé éclair de Jude Bellingham (36e, 38e) puis un penalty de Harry Kane (60e) ont suffi aux hommes de Thomas Tuchel, qui ont pourtant dû évoluer en infériorité numérique pendant trente-six minutes après l’expulsion de Jarell Quansah pour une semelle sur Jesús Gallardo. La sélection mexicaine, portée par plus de 80 000 spectateurs, a entretenu l’espoir grâce à des réalisations de Julián Quiñones juste avant la pause et de Raúl Jiménez sur penalty à la 69e minute, mais n’a pu renverser une rencontre marquée par de multiples interventions de l’assistance vidéo.
La presse mexicaine a souligné la combativité du Tri, qui a poussé l’Angleterre dans ses derniers retranchements malgré l’élimination. Le capitaine anglais, auteur de son sixième but dans le tournoi, a lui-même reconnu que « tout était contre nous » et a critiqué un arbitrage qu’il a jugé défavorable, notamment sur le penalty concédé. Les médias britanniques ont mis en avant la résilience d’une équipe qui a su « trouver un chemin » selon les mots de Kane, tandis que les commentateurs internationaux ont relevé la portée symbolique de ce succès : quarante ans après la main de Maradona, l’Angleterre a pris une revanche historique dans l’enceinte mythique de la capitale mexicaine.
Au-delà du terrain, la confrontation a été rythmée par un duel à distance entre Liam Gallagher, chanteur d’Oasis, et Fher Olvera, leader de Maná. Le premier avait prédit une victoire anglaise 5-0, provoquant une réponse ironique du second, qui après la rencontre a lancé « ¿No que 5-0? » sur les réseaux sociaux. Gallagher a célébré le succès des siens en publiant « It’s hard work that singing Harry Kane, cmon ENGLAND, cmon WONDERWALL », tandis que l’hymne du groupe de Manchester, devenu le chant de ralliement officieux des Three Lions sous l’ère Tuchel, résonnait dans les tribunes. Harry Kane, qui a perdu la voix à force de chanter avec les supporters, a offert une interview d’après-match devenue virale, sa voix haut perchée suscitant des comparaisons avec Mickey Mouse dans la presse mexicaine et des plaisanteries jusque dans les médias indiens et indonésiens.
Cette victoire envoie l’Angleterre en quart de finale, où elle affrontera la Norvège d’Erling Haaland le 11 juillet à Miami. Le Mexique, qui disputait son troisième Mondial à domicile, quitte la compétition la tête haute : le sélectionneur Javier Aguirre a annoncé son départ, passant le relais à Rafael Márquez, tandis que la presse colombienne et italienne a relevé l’hommage appuyé de Donald Trump à Harry Kane sur son réseau Truth Social. La soirée a toutefois été assombrie par la blessure du milieu anglais Jordan Henderson, évacué sur civière après une chute lors des célébrations et transporté à l’hôpital.
| Presse latino-américaine | −0.70 | critical |
|---|---|---|
| Presse atlantique / anglosphère | +0.90 | aligned |
| Presse indienne et sud-asiatique | +0.80 | aligned |
L'arbitrage a volé au Mexique un résultat équitable. Le penalty de Kane était discutable et ses plaintes sont hypocrites. Le Mexique méritait mieux.
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