
Naufrage meurtrier d’un ferry en Guyane : 67 rescapés, des dizaines de disparus
Le MV Barima a chaviré au large de la région pétrolifère d’Essequibo, revendiquée par le Venezuela ; deux corps ont été retrouvés et l’équipage est soupçonné de consommation de stupéfiants.
Un ferry transportant 133 personnes – 116 passagers et 17 membres d’équipage – a fait naufrage dans la nuit du samedi 18 juillet au large de la Guyane, seul pays anglophone d’Amérique du Sud. Soixante-sept personnes, dont 15 enfants, ont été secourues, selon les autorités guyaniennes. Un premier bilan, communiqué dimanche soir par le gouvernement, fait état de deux corps retrouvés sans vie, alors que les recherches se poursuivent pour localiser les dizaines de disparus.
Le MV Barima, construit en 1939, avait quitté la capitale Georgetown à destination de Port Kaituma, dans la région d’Essequibo. L’alerte a été donnée vers 23 heures, heure locale, après que le navire a émis un signal de détresse. D’après le ministre des Travaux publics, Juan Edghill, les premières investigations écartent une surcharge ou une avarie mécanique : le ferry était certifié pour 397 passagers et transportait une cargaison inférieure à sa capacité autorisée. Les témoignages recueillis évoquent une « très grosse vague » qui aurait fait chavirer l’embarcation. Toutefois, les autorités ont révélé que le capitaine et plusieurs membres d’équipage ont été testés positifs au cannabis après le drame, et que le manifeste des passagers ne reflétait pas fidèlement les personnes à bord, ce qui pourrait alourdir le bilan.
La zone du naufrage se situe au large de l’Essequibo, territoire de 160 000 km² riche en hydrocarbures, administré par Georgetown mais revendiqué par le Venezuela voisin. Cette route maritime, qui longe la côte atlantique avant de remonter un fleuve, constitue un axe économique vital pour les communautés de l’intérieur. Le MV Barima, équipé de 250 gilets de sauvetage et de huit radeaux, avait subi une maintenance en 2024 et restait en conformité avec les normes de sécurité, selon le gouvernement.
Les opérations de secours, mobilisant garde-côtes, navires privés et pêcheurs locaux, ont vu leur périmètre étendu de 400 à plus de 1 000 km². Des survivants ont raconté avoir nagé pendant des heures dans l’obscurité, certains ayant perdu des proches. Les centres d’assistance ouverts à Port Kaituma et à Georgetown accueillent les familles dans l’attente d’un décompte définitif. Une enquête a été ouverte pour déterminer les responsabilités, et les membres d’équipage placés en garde à vue pourraient faire l’objet de poursuites.
| Presse latino-américaine | −0.20 | neutral |
|---|---|---|
| Presse atlantique / anglosphère | 0.00 | neutral |
| Presse africaine subsaharienne | −0.40 | critical |
Guyana mobilizes all available resources to rescue passengers.
By emphasizing the speed and scale of the rescue deployment, a shipwreck is turned into a story of efficient humanitarian response.
The ferry's age (built in 1939) is not mentioned, which could raise safety concerns.
Guyanese authorities update rescue numbers and continue search.
By presenting bare facts without judgment, the news becomes an objective chronicle devoid of critical implications.
The ferry's age and any safety criticisms are not mentioned.
An 80-year-old ferry sinks, highlighting negligence in maintenance.
By citing the construction year and limited survivors, a criticism of safety conditions is implied without being explicit.
The later rescue of 53 people is not reported, which would reduce the perceived severity.
Élargis ton regard
Hamas élit Khalil al-Hayya, négociateur et tenant de la ligne dure, à sa tête
9 langues · 27 sources
Depuis Economy & MarketsLe pétrole franchit les 90 dollars, porté par l’embrasement du golfe Persique
8 langues · 21 sources
Depuis TechnologyKimi K3 : le modèle chinois qui ébranle la suprématie américaine en IA
5 langues · 8 sources