
Goblin, dix ans après : retrouvailles en Corée, premiers pas à Bollywood
Entre célébrations nostalgiques et nouveaux départs familiaux, les industries du divertissement asiatique renouent avec les transmissions générationnelles.
Sur la digue de Jumunjin, balayée par le vent de la mer du Japon, Gong Yoo a déroulé une écharpe rouge autour du cou de Kim Go-eun, comme il y a dix ans. Pour l'émission spéciale « Together, We Shine – Goblin 10th Anniversary Journey », diffusée le 11 juillet sur la chaîne sud-coréenne tvN, les deux acteurs ont rejoué la scène mythique de leur première rencontre dans la série fantastique Goblin. Gestes suspendus, sourires complices : l'instant a aussitôt ravivé la flamme d'un public qui, depuis 2016, n'a cessé de faire de ce drame un phénomène mondial, transformant les lieux de tournage en destinations touristiques prisées.
Le programme a réuni pour la première fois l'intégralité du quatuor principal — Gong Yoo, Lee Dong-wook, Kim Go-eun et Yoo In-na — autour d'un voyage à Gangneung, là où plusieurs scènes clés furent filmées. Selon la presse coréenne, les confidences ont émaillé le pèlerinage : Lee Dong-wook a révélé que l'idée de ces retrouvailles était née lors d'un dîner entre amis, tandis que Gong Yoo a admis que la fameuse demande en mariage — « Veux-tu devenir la promise de cet homme de Goryeo ? » — fut l'une des répliques les plus ardues à livrer. L'émotion a atteint son paroxysme lorsqu'un message vidéo d'anciens collègues absents a tiré des larmes aux comédiens, signe que, derrière la magie du petit écran, des liens réels se sont tissés.
Cette nostalgie des origines irrigue également d'autres contenus asiatiques. À Bombay, la femme de l'acteur Govinda, Sunita Ahuja, s'apprête à débuter au cinéma aux côtés de son fils Yash dans un long-métrage produit par Ektaa Kapoor. « Je joue sa mère, et peut-être est-ce une première qu'une mère et son fils soient lancés ensemble », a-t-elle confié à l'agence ANI. Prévu en septembre, ce film sans titre dévoilé mise sur la transmission familiale, à l'image de la vague de récits intergénérationnels qui traverse l'Asie.
En Corée du Sud, où la télévision multiplie les sagas autour des traumatismes familiaux, les séries Love in Sync, Dream to You ou The Husband explorent, au moyen de connexions surnaturelles ou de face-à-face tendus, les héritages douloureux et les réconciliations impossibles. En Iran, le film Estakhr (La Piscine) du réalisateur Soroosh Sehat, attendu en salles le 24 tir (14 juillet), réunit un casting étoilé pour une comédie dramatique, tandis que la pièce Dastan-e Ou plonge le public dans les replis obscurs d'un passé coupable. Partout, le même mouvement : revisiter les fantômes, littéraux ou métaphoriques, pour mieux éclairer le présent.
L'affiche du film Portrait of a Family (au cinéma le 2 septembre), conçue comme une carte du jeu traditionnel hwatu, en donne peut-être la clé visuelle : une main lumineuse s'élève dans l'obscurité, promesse que la famille reste un recours quand tout vacille. Une image qui pourrait résumer cette saison culturelle asiatique, où les écrans se font miroirs des transmissions — persistantes, blessées ou réinventées.
| Presse indienne et sud-asiatique | +0.60 | aligned |
|---|---|---|
| Presse d'Asie du Sud-Est | +0.65 | aligned |
The Goblin cast revisits its most beloved locations, reaffirming the drama's timeless charm and fan devotion.
By focusing on the actors' personal memories and reenacting iconic moments, the narrative creates a sense of shared nostalgia that validates the drama's lasting impact.
The drama's most iconic moment is brought back to life on the very set, proving that Goblin's magic remains intact after a decade.
By highlighting the exact reenactment of a famous scene, the coverage transforms a simple anniversary event into a proof of the drama's undiminished appeal.
Élargis ton regard
États-Unis : le Trésor lance la frappe d’une pièce d’un dollar à l’effigie de Donald Trump
6 langues · 19 sources
Depuis Economy & MarketsAfrique : la course à l’IA révèle l’urgence d’une gouvernance des données
6 langues · 16 sources
Depuis TechnologyUn astronaute américain d’origine indienne s’envole vers l’ISS à bord d’un Soyouz russe
3 langues · 9 sources