
Gaza : l’ONU condamne le Hamas après l’irruption dans un centre de distribution alimentaire
L’incident de Jabalia, où des hommes armés ont fait irruption dans un entrepôt du Programme alimentaire mondial, illustre un « schéma dangereux » d’entraves à l’aide humanitaire, selon le coordinateur adjoint des Nations unies.
Samedi 11 juillet, des hommes armés affiliés aux autorités de fait de Gaza ont pris d’assaut le point de distribution alimentaire d’Abu Rashid, à Jabalia, dans le nord de l’enclave, et ont pénétré dans un entrepôt du Programme alimentaire mondial (PAM), agressant deux chauffeurs de camion, selon un communiqué des Nations unies. L’opération humanitaire, qui fournissait chaque jour des repas à des milliers de familles, a été suspendue. Le coordinateur spécial adjoint de l’ONU pour le processus de paix au Moyen-Orient, Ramiz Alakbarov, a condamné « avec la plus grande fermeté » ces actes, qu’il a qualifiés de « totalement inacceptables ».
Dans sa déclaration, le responsable onusien a souligné que ces événements ne sont « pas isolés » mais reflètent un « schéma de plus en plus dangereux d’intimidation, de violence et d’obstruction, y compris des tentatives de contrebande, ciblant et maltraitant les opérations humanitaires ». Tout en dénonçant les entraves imputées au Hamas – sans le nommer explicitement, selon la pratique onusienne –, M. Alakbarov a également pointé l’extension des zones sous contrôle israélien, qui « réduit encore l’espace disponible pour les civils » et rend impératif un acheminement sûr de l’aide. Cette double lecture illustre la complexité d’un territoire où, d’après les agences humanitaires, les besoins restent immenses et les conditions d’accès de plus en plus précaires.
Du côté israélien, le Coordinateur des activités gouvernementales dans les territoires (COGAT) a saisi l’occasion pour dénoncer ce qu’il présente comme une instrumentalisation cynique de l’aide par le mouvement islamiste. « Le Hamas est la partie qui sape les mécanismes de distribution, s’empare de l’aide humanitaire et l’empêche de parvenir à la population civile », a affirmé l’organisme militaire israélien, rappelant que les faits sont « clairs » : l’aide entre dans la bande de Gaza, mais elle est détournée. En réaction, le ministère de l’Intérieur de Gaza, dirigé par le Hamas, a rejeté ces accusations, les jugeant « infondées », et a assuré que ses forces de sécurité continuaient de protéger les convois et les centres de distribution.
L’incident survient dans un contexte de cessez-le-feu fragile, conclu en octobre 2025 après deux ans de guerre déclenchée par l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023. La deuxième phase de la trêve, qui prévoit le désarmement du Hamas et un retrait progressif des forces israéliennes, reste bloquée depuis des mois. Selon des sources militaires israéliennes, l’armée contrôle désormais plus de 60 % du territoire, tandis que le Hamas continue d’exercer son autorité sur les zones restantes, bien qu’il ait annoncé la dissolution de son organe de gouvernance. Dans ce paysage fragmenté, les organisations humanitaires réclament des garanties de sécurité pour poursuivre leurs opérations, alors que la population civile, d’après l’ONU, « a déjà enduré d’immenses souffrances » et ne peut être soumise à de nouveaux retards dans l’acheminement de l’aide vitale.
| Presse israélienne | −1.00 | critical |
|---|---|---|
| Presse latino-américaine | 0.00 | neutral |
| Presse atlantique / anglosphère | 0.00 | neutral |
| Presse d'Asie du Sud-Est | 0.00 | neutral |
Israël dénonce l'ONU pour ne pas avoir nommé le Hamas et souligne que l'organisation terroriste entrave l'aide.
Israël reprojette la faute sur le Hamas et critique l'ONU pour son ambiguïté, utilisant un lexique d'alarme et d'indignation.
Israël omet que l'ONU a effectivement accusé le Hamas, bien qu'en utilisant le terme 'autorités de fait'.
L'Amérique latine rapporte l'accusation de l'ONU contre le Hamas sans ajouter son propre jugement.
L'Amérique latine adopte un ton détaché et factuel, présentant l'information comme un fait diplomatique.
L'Amérique latine omet la critique israélienne de l'ONU pour ne pas avoir nommé explicitement le Hamas.
L'Occident rapporte l'allégation de l'ONU et note qu'Israël a saisi l'occasion pour réitérer sa position.
L'Occident équilibre l'information en incluant la réaction israélienne, créant un cadre de conflit entre les parties.
L'Occident omet de mentionner que l'ONU n'a pas nommé explicitement le Hamas, contrairement à ce que souligne la presse israélienne.
L'Asie du Sud-Est rapporte l'accusation de l'ONU et note que le Hamas contrôle encore des parties de Gaza.
L'Asie du Sud-Est ajoute un contexte géographique, soulignant la persistance du contrôle du Hamas malgré la présence israélienne.
L'Asie du Sud-Est omet la critique israélienne de l'ONU et la réaction d'Israël à l'incident.
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