
Gavin Newsom accuse Trump d’instrumentaliser la justice pour contrer ses ambitions présidentielles
Le gouverneur de Californie dénonce une enquête fédérale visant son épouse et lui-même, qu’il juge politiquement motivée à l’approche de l’élection de 2028.
Le gouverneur démocrate de Californie, Gavin Newsom, a publiquement accusé le président Donald Trump d’avoir ordonné au ministère de la Justice d’ouvrir une enquête contre lui et son épouse, Jennifer Siebel Newsom. Dans une vidéo diffusée lundi sur le réseau X, celui qui est perçu comme un candidat potentiel à la présidentielle de 2028 a affirmé que des agents fédéraux s’étaient récemment présentés au domicile de membres de sa famille, d’amis et d’anciens collaborateurs, exigeant des documents sans avoir identifié le moindre délit. « Ils n’ont pas trouvé de crime, ils essaient simplement d’en trouver un », a-t-il dénoncé, inscrivant cette démarche dans une logique de persécution politique.
Cette offensive judiciaire s’inscrit dans un climat de tensions croissantes entre l’administration Trump et les figures démocrates. La presse américaine, notamment le Los Angeles Times, rappelle que les médias conservateurs ciblent depuis des mois l’épouse du gouverneur, tandis que d’anciens responsables comme Letitia James ou Adam Schiff ont déjà fait l’objet de représailles. Pour de nombreux observateurs, franchir le seuil de la sphère familiale marque une escalade inquiétante, symptomatique d’une dérive autoritaire où l’appareil d’État est mis au service des rancunes personnelles du président.
Les réactions internationales soulignent la gravité de cette affaire. En Allemagne, le quotidien Bild titre sur la « liste noire » de Trump, tandis que la Süddeutsche Zeitung y voit une volonté d’intimider l’opposition. En Amérique latine, des journaux comme La Nación en Argentine ou El Universal au Mexique mettent l’accent sur le lien explicite avec les ambitions présidentielles de Newsom. La presse australienne, de son côté, relève le caractère inédit d’une enquête visant un rival potentiel, évoquant un précédent dangereux pour la démocratie américaine. Ces regards croisés confirment que l’affaire dépasse le simple conflit partisan pour toucher à l’intégrité des institutions.
Face au silence persistant du ministère de la Justice et de la Maison Blanche, Gavin Newsom a adopté une posture de défi, affirmant que Trump avait « choisi la mauvaise cible » et appelant le pays à observer la situation. Cette stratégie de contre-attaque pourrait galvaniser le camp démocrate, mais elle expose aussi la fragilité des garde-fous institutionnels aux États-Unis. Alors que la campagne pour 2028 se dessine en filigrane, l’instrumentalisation de la justice à des fins électorales devient un enjeu central, scruté bien au-delà des frontières américaines.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
2 groupes éditoriaux · 9 langues
Le gouverneur de Californie Gavin Newsom accuse le président Trump d'avoir ordonné une enquête pénale contre lui et son épouse, la qualifiant de représailles politiques liées à ses ambitions présidentielles. Des agents fédéraux auraient contacté sa famille, ses amis et d'anciens collaborateurs, réclamant des documents sans avoir constaté de crime. Cette démarche est présentée comme un détournement de la justice pour cibler des opposants politiques.
Le gouverneur de Californie Gavin Newsom a déclaré que le président Trump avait ordonné au ministère de la Justice d'enquêter sur lui, sans fournir de détails supplémentaires.
Articles liés
Mondial 2026 : l’Espagne tenue en échec par le Cap-Vert, une surprise historique
6 langues · 37 sources
ÉconomieLe Japon relève son taux directeur à 1 %, un sommet depuis 1995
8 langues · 17 sources
SportIran arrache le nul face à la Nouvelle-Zélande dans un Mondial sous tension géopolitique
5 langues · 24 sources