
Fermeture du détroit d’Ormuz : le baril de Brent repasse au-dessus de 80 dollars
L'Iran a de nouveau bloqué le passage stratégique, provoquant une hausse des cours et ravivant les craintes d'une escalade au Moyen-Orient.
Les prix du pétrole ont bondi ce lundi 22 juin, le baril de Brent progressant de 0,67 % à 81,11 dollars et le WTI américain de 2,64 % à 78,62 dollars, après l’annonce par Téhéran d’une nouvelle fermeture du détroit d’Ormuz. En dépit de la circulation de quelques supertankers durant le week-end, le nombre de navires transitant par ce corridor stratégique a fortement chuté, ravivant les primes de risque géopolitique qui s’étaient atténuées la semaine précédente.\n\nCette décision iranienne, justifiée par des « violations israéliennes et américaines » de l’accord de paix intérimaire, coïncide avec les premières négociations directes entre Washington et Téhéran en Suisse. Les pourparlers ont toutefois été ébranlés par la menace du président Trump de reprendre les frappes contre l’Iran, poussant la délégation iranienne à quitter la séance. Selon des analystes nord-américains, le marché avait trop vite escompté une réouverture complète du détroit, sous-estimant la volonté de l’Iran de conserver ce levier de pression dans les tractations.\n\nLa perspective d’une perturbation prolongée inquiète : le PDG de Saudi Aramco a averti qu’un blocage durable pourrait compromettre jusqu’à 100 millions de barils par semaine et repousser la stabilisation des marchés à 2027. Morgan Stanley évoque une « course contre la montre » pour éviter un resserrement de l’offre mondiale au-delà du mois de juin. Du côté asiatique, on souligne que la production irakienne, koweïtienne et émiratie additionnelle pourrait partiellement amortir le choc, mais que les stocks mondiaux s’épuisent plus vite qu’ils ne se reconstituent.\n\nLes répercussions ne se limitent pas aux marchés physiques : Goldman Sachs estime que des tensions persistantes pourraient accélérer le basculement vers les véhicules électriques, réduisant à terme la demande de brut et exposant les cours à un risque baissier structurel. Dans l’immédiat, tous les regards se tournent vers la suite des discussions helvétiques et le respect du fragile cessez-le-feu au Liban, où des frappes israéliennes ont fait vingt morts samedi. Le moindre dérapage raviverait une volatilité que les investisseurs avaient cru voir s’éloigner.
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Les prix du pétrole ont augmenté après que l'Iran a de nouveau fermé le détroit d'Ormuz, accusant Israël et les États-Unis de violer l'accord de paix intérimaire. Les données de navigation montrent une forte baisse du trafic. Le Brent a atteint 81,11 dollars, tandis que le WTI a gagné plus de 2 %.
Les tensions se sont intensifiées après que l'Iran a fermé Ormuz et que Trump a menacé de nouvelles frappes militaires, faisant grimper les prix du pétrole. Les premiers pourparlers dans le cadre de l'accord intérimaire ont mal commencé, l'Iran ayant apparemment quitté la table. Le détroit d'Ormuz, vital pour l'énergie mondiale, est à nouveau au cœur d'un bras de fer dangereux.
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