
Evil Dead Burn, ou l’horreur sans frontières d’une franchise inusable
Le sixième volet de la saga, confié au Français Sébastien Vaniček, confirme la vitalité d’un cinéma gore qui bouscule les records et les écrans du monde entier.
Au bord d’un lac, deux pêcheurs voient leur journée brisée par l’apparition d’une jeune femme possédée, Jessica, rescapée du film précédent. En quelques minutes, le métal d’un appuie-tête de voiture devient une arme, les corps sont éviscérés, et le ton est donné : Evil Dead Burn ne fait pas dans la demi-mesure. Cette séquence inaugurale, qui prolonge directement Evil Dead Rise, plonge le spectateur dans l’univers sadique des Deadites, ces démons parasites qui, depuis 1981, hantent une cabane au fond des bois et les esprits des cinéphiles.
L’intrigue se resserre ensuite autour d’Alice, jeune veuve d’origine étrangère, contrainte de passer un dernier repas avec sa belle-famille américaine dans une demeure isolée. Les non-dits et les rancœurs précèdent l’irruption du Necronomicon, le livre des morts, déniché par un beau-frère trop curieux. Le réalisateur français Sébastien Vaniček, remarqué pour Vermines, insuffle à ce sixième opus une « French touch » revendiquée, entre chansons de Brel et déchaînement de violence graphique. La critique française salue la maîtrise technique mais pointe un scénario qui s’essouffle, étouffant un timide commentaire sur les violences faites aux femmes sous un déluge d’hémoglobine.
Pourtant, le film s’inscrit dans un mouvement plus large qui voit le cinéma d’horreur indépendant bousculer les hiérarchies. En Amérique latine, les médias célèbrent le phénomène Backrooms, dont la version longue ressort en salles après avoir récolté 357 millions de dollars, et Obsession, produit pour 750 000 dollars et qui a dépassé les 400 millions de recettes. Aux États-Unis, les observateurs notent qu’avec Evil Dead Burn, la franchise devient la première série horrifique à compter six films tous certifiés « frais » sur Rotten Tomatoes, loin devant les éternels Halloween ou Vendredi 13. Le public, lui, se presse dans les cinémas : le film, doté d’un budget de 20 millions, en a rapporté entre 20 et 30 millions dès son premier week-end.
La diffusion ne s’arrête pas aux salles obscures. Selon la stratégie désormais rodée de Warner Bros., le long-métrage devrait rejoindre la vidéo à la demande premium cinq semaines après sa sortie, puis la plateforme HBO Max à l’automne. Les scènes post-générique, quant à elles, entretiennent la flamme : on y voit une grand-mère Deadite amputée ramper sur une route et s’en prendre à une automobiliste charitable, tandis qu’une fillette croise le reflet d’Ellie, la mère démoniaque d’Evil Dead Rise, dans un miroir de morgue. Autant de promesses pour un univers qui, loin de s’éteindre, semble se consumer sans fin.
| Presse latino-américaine | +1.00 | aligned |
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| Presse atlantique / anglosphère | 0.00 | neutral |
Le film est un triomphe, un retour aux sources qui satisfait les fans avec du sang et de la terreur.
Utilise un langage hyperbolique et des appels émotionnels pour créer de l'attente et de l'engagement, sans offrir d'analyse critique.
Ne mentionne pas les critiques négatives ou les reproches sur le manque d'originalité, présents dans la couverture atlantique.
Le film est un mélange : d'un côté un succès au box-office, de l'autre une œuvre en déclin qui ne correspond pas à l'original.
Présente des points de vue contrastés pour donner une impression d'objectivité, mais la critique négative est plus incisive.
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