
Mikel Merino, joker de luxe, envoie l’Espagne en demi-finale du Mondial
Grâce à un but tardif de son remplaçant Mikel Merino, l’Espagne a écarté la Belgique (2-1) et affrontera la France pour une place en finale, seize ans après son sacre.
À la 88e minute, Mikel Merino, entré en jeu cent vingt secondes plus tôt, a transformé en liesse l’angoisse espagnole. Le milieu d’Arsenal, déjà buteur décisif contre le Portugal au tour précédent, a profité d’une faute de main du gardien belge Senne Lammens – qui venait de remplacer Thibaut Courtois, blessé – pour qualifier la Roja. La presse ibérique célèbre un « héros » récurrent, quand les médias belges évoquent une « catastrophe » et une issue cruelle pour la génération dorée des Diables Rouges.
La rencontre, disputée au SoFi Stadium de Los Angeles, avait pourtant épousé un scénario plus classique. L’Espagne, fidèle à son ADN de possession, a longtemps buté sur un bloc belge compact. Fabián Ruiz a ouvert le score à la demi-heure en reprenant un tir de Dani Olmo repoussé par Courtois. Contre le cours du jeu, Charles De Ketelaere a égalisé de la tête juste avant la pause, mettant fin à la série record de 650 minutes sans encaisser de but du portier Unai Simón. Le match semblait alors se diriger vers une prolongation.
Le tournant est survenu à la 71e minute : Courtois, touché à la cuisse, a cédé sa place en larmes, laissant Lammens disputer ses premières minutes dans ce Mondial. Le jeune gardien de Manchester United n’a pu que repousser mollement une frappe lointaine de Pau Cubarsí, offrant le but vainqueur à Merino. La presse francophone de Belgique souligne la malchance accumulée, avec également la blessure du capitaine Youri Tielemans lors de l’échauffement. Courtois, lui, a laissé entendre qu’il pourrait mettre un terme à sa carrière internationale, tandis que les commentateurs espagnols saluent la résilience d’une équipe invaincue depuis trente-six rencontres.
Cette victoire offre à l’Espagne une demi-finale de prestige contre la France, le 14 juillet à Dallas. Les deux sélections se sont affrontées à ce même stade de l’Euro 2024 et de la Ligue des nations, à chaque fois à l’avantage des Ibériques. La presse française note que les Bleus, emmenés par un Kylian Mbappé étincelant, auront une revanche à prendre. Pour la Belgique, c’est la fin d’un cycle, et les observateurs européens s’interrogent sur l’avenir d’une génération qui n’aura jamais concrétisé son potentiel en titre majeur.
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L'Espagne cherche une revanche après l'élimination de 1986, une occasion de boucler un cercle historique.
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