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Crimes et catastrophesmercredi 24 juin 2026

El Niño 2026 : vers un épisode « très fort » aux conséquences multiples

Les agences météorologiques confirment l’arrivée du phénomène, qui pourrait atteindre une intensité exceptionnelle et menacer les ressources en eau, l’agriculture et la qualité de l’air dans plusieurs régions du monde.

Le phénomène climatique El Niño, officiellement déclaré début juin 2026 par les instituts météorologiques colombien et américain, s’intensifie plus rapidement qu’anticipé. Selon l’Administration océanique et atmosphérique des États-Unis (NOAA), la probabilité qu’il atteigne une intensité « très forte » entre novembre 2026 et janvier 2027 s’élève à 63 %, tandis que l’Organisation météorologique mondiale estime à 80 % la probabilité de son installation entre juin et août. Les anomalies de température du Pacifique équatorial, déjà supérieures à 1,3 °C, et l’affaiblissement des vents aliziers confirment un événement de grande ampleur, susceptible de dépasser l’épisode de 2023-2024, le plus intense en sept décennies selon des chercheurs de l’Université fédérale de l’Acre, au Brésil.

En Colombie, l’opérateur du réseau électrique XM alerte sur un risque de rationnement : dans un scénario de sécheresse extrême, le niveau agrégé des réservoirs pourrait chuter à 19,3 %, bien en deçà du minimum historique de 27 % atteint en 2024. La demande d’électricité a crû de près de 6 % en juin par rapport à l’année précédente, et les simulations exigent un recours prolongé aux centrales thermiques – jusqu’à 100 gigawattheures par jour pendant dix mois, une sollicitation sans précédent. Au Mexique, une analyse de la firme Startup Renaissance prévoit l’un des étés les plus chauds de l’histoire du pays, avec des sécheresses sévères dans les États du nord et du nord-ouest (Sonora, Chihuahua, Basse-Californie, entre autres), des pluies torrentielles ailleurs, et des pertes de récoltes qui pourraient faire grimper les prix alimentaires.

Les conséquences agricoles et hydriques s’annoncent également marquées dans l’État brésilien de l’Acre, où les scientifiques anticipent des vagues de chaleur, des niveaux de rivières extrêmement bas et une aggravation des incendies de forêt à partir de septembre. L’épisode précédent y avait conduit le Rio Acre à sa cote minimale historique de 1,23 mètre. En Asie du Sud-Est, l’Institut des affaires internationales de Singapour (SIIA) a émis une « alerte rouge » au risque de brume transfrontalière sévère pour le second semestre 2026, en raison de l’allongement de la saison sèche par El Niño et un dipôle positif de l’océan Indien. La déforestation liée à la demande de biocarburants et les budgets de lutte contre les incendies déjà amputés en Indonésie accroissent la vulnérabilité, selon le centre météorologique spécialisé de l’ASEAN.

Les autorités nationales appellent à une gestion préventive des réserves d’eau, au renforcement des capacités thermiques et à des mesures d’économie d’énergie, tandis que les scientifiques continuent de surveiller l’évolution des températures océaniques. L’incertitude demeure quant à la durée et à la sévérité exactes de l’épisode, mais les premières conséquences sont déjà visibles dans plusieurs régions tropicales.

Comment la même histoire est racontée ailleurs.

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Presse latino-américainePresse d'Asie du Sud-Est
Presse latino-américaine
AlarmeUrgence

L'Amérique latine se prépare à un El Niño exceptionnellement fort, menaçant de pannes d'électricité, de rationnement d'eau et de pertes agricoles. Les réservoirs colombiens pourraient tomber à 19 %, tandis que le Mexique s'attend à un été record de chaleur avec des récoltes dévastées. Les autorités se dépêchent pour éviter l'effondrement du réseau et garantir nourriture et eau.

Presse d'Asie du Sud-Est
AlarmePragmatisme

Le retour d'El Niño accroît le risque d'une grave brume transfrontalière en Asie du Sud-Est au second semestre 2026. La combinaison d'une saison sèche prolongée, de la déforestation liée à la demande de biocarburants et de budgets de prévention des incendies limités pourrait déclencher de vastes feux. Les experts avertissent que la capacité d'intervention est affaiblie par l'incertitude économique.

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mercredi 24 juin 2026

El Niño 2026 : vers un épisode « très fort » aux conséquences multiples

Les agences météorologiques confirment l’arrivée du phénomène, qui pourrait atteindre une intensité exceptionnelle et menacer les ressources en eau, l’agriculture et la qualité de l’air dans plusieurs régions du monde.

Le phénomène climatique El Niño, officiellement déclaré début juin 2026 par les instituts météorologiques colombien et américain, s’intensifie plus rapidement qu’anticipé. Selon l’Administration océanique et atmosphérique des États-Unis (NOAA), la probabilité qu’il atteigne une intensité « très forte » entre novembre 2026 et janvier 2027 s’élève à 63 %, tandis que l’Organisation météorologique mondiale estime à 80 % la probabilité de son installation entre juin et août. Les anomalies de température du Pacifique équatorial, déjà supérieures à 1,3 °C, et l’affaiblissement des vents aliziers confirment un événement de grande ampleur, susceptible de dépasser l’épisode de 2023-2024, le plus intense en sept décennies selon des chercheurs de l’Université fédérale de l’Acre, au Brésil.

En Colombie, l’opérateur du réseau électrique XM alerte sur un risque de rationnement : dans un scénario de sécheresse extrême, le niveau agrégé des réservoirs pourrait chuter à 19,3 %, bien en deçà du minimum historique de 27 % atteint en 2024. La demande d’électricité a crû de près de 6 % en juin par rapport à l’année précédente, et les simulations exigent un recours prolongé aux centrales thermiques – jusqu’à 100 gigawattheures par jour pendant dix mois, une sollicitation sans précédent. Au Mexique, une analyse de la firme Startup Renaissance prévoit l’un des étés les plus chauds de l’histoire du pays, avec des sécheresses sévères dans les États du nord et du nord-ouest (Sonora, Chihuahua, Basse-Californie, entre autres), des pluies torrentielles ailleurs, et des pertes de récoltes qui pourraient faire grimper les prix alimentaires.

Les conséquences agricoles et hydriques s’annoncent également marquées dans l’État brésilien de l’Acre, où les scientifiques anticipent des vagues de chaleur, des niveaux de rivières extrêmement bas et une aggravation des incendies de forêt à partir de septembre. L’épisode précédent y avait conduit le Rio Acre à sa cote minimale historique de 1,23 mètre. En Asie du Sud-Est, l’Institut des affaires internationales de Singapour (SIIA) a émis une « alerte rouge » au risque de brume transfrontalière sévère pour le second semestre 2026, en raison de l’allongement de la saison sèche par El Niño et un dipôle positif de l’océan Indien. La déforestation liée à la demande de biocarburants et les budgets de lutte contre les incendies déjà amputés en Indonésie accroissent la vulnérabilité, selon le centre météorologique spécialisé de l’ASEAN.

Les autorités nationales appellent à une gestion préventive des réserves d’eau, au renforcement des capacités thermiques et à des mesures d’économie d’énergie, tandis que les scientifiques continuent de surveiller l’évolution des températures océaniques. L’incertitude demeure quant à la durée et à la sévérité exactes de l’épisode, mais les premières conséquences sont déjà visibles dans plusieurs régions tropicales.

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L'Amérique latine se prépare à un El Niño exceptionnellement fort, menaçant de pannes d'électricité, de rationnement d'eau et de pertes agricoles. Les réservoirs colombiens pourraient tomber à 19 %, tandis que le Mexique s'attend à un été record de chaleur avec des récoltes dévastées. Les autorités se dépêchent pour éviter l'effondrement du réseau et garantir nourriture et eau.

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Le retour d'El Niño accroît le risque d'une grave brume transfrontalière en Asie du Sud-Est au second semestre 2026. La combinaison d'une saison sèche prolongée, de la déforestation liée à la demande de biocarburants et de budgets de prévention des incendies limités pourrait déclencher de vastes feux. Les experts avertissent que la capacité d'intervention est affaiblie par l'incertitude économique.

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