
El Niño 2026-2027 : des réseaux électriques sous tension, de Bogotá à New Delhi
L’intensification du phénomène climatique, couplée à une demande record, expose les fragilités des infrastructures énergétiques et agricoles de plusieurs régions du monde.
Le système électrique colombien opère avec une marge de manœuvre réduite à 66 jours d’autonomie hydraulique, un seuil historiquement bas, tandis que la demande nationale a atteint un pic de 261,86 GWh/jour en mai. Selon l’opérateur XM, la probabilité d’un épisode El Niño très fort d’ici janvier 2027 dépasse 60 %, avec une anomalie de température du Pacifique équatorial déjà mesurée à 1,7 °C. Cette conjonction place le réseau interconnecté colombien dans une situation que les analystes du secteur décrivent comme la plus tendue depuis la grande panne de 1992.
Le mécanisme est désormais bien documenté : le réchauffement anormal des eaux de surface du Pacifique central et oriental modifie les régimes de vents et de précipitations à l’échelle planétaire. En Inde, le Centre for Research on Energy and Clean Air (CREA) modélise un déficit de production éolienne et hydraulique pouvant atteindre 24 TWh sur un an, comblé en priorité par les centrales à charbon, ce qui entraînerait 17 millions de tonnes de CO₂ supplémentaires. Au Maroc, le bulletin du Famine Early Warning Systems Network place le royaume en alerte canicule, avec des températures supérieures à 35 °C qui accentuent le stress hydrique des cultures de printemps et menacent les rendements céréaliers. Au Pérou, le réchauffement de 7 °C des eaux côtières a déjà fait chuter la capture d’anchois à 25 % du quota autorisé, tandis que la prolifération de crabes sans valeur commerciale endommage les filets des pêcheurs artisanaux.
Les répercussions économiques et sociales se lisent dans les prix de marché et les décisions d’urgence. En Colombie, le prix spot de l’électricité a bondi de 285 % depuis le début de l’année, atteignant 900,82 pesos le kWh début juillet, et l’association des générateurs Acolgen alerte sur la disparition du « coussin » de fiabilité qui amortissait les chocs antérieurs. L’entretien simultané des centrales hydroélectriques de Chivor et Guavio entre octobre 2026 et juin 2027 fait craindre un déficit de puissance dans la région orientale, qui alimente Bogotá. En Argentine, le Service météorologique national prévoit des températures supérieures à la normale et une saison sèche pour le nord-ouest et Cuyo. L’Organisation météorologique mondiale (OMM) insiste sur la nécessité de systèmes d’alerte précoce et d’une coopération internationale renforcée, en particulier pour les pays en développement où l’agriculture vivrière et les infrastructures limitées amplifient les risques de déplacements de population et d’insécurité alimentaire.
Les prochains mois seront déterminants. En Inde, la mousson de juillet, déjà déficitaire de 20 % début juillet, conditionnera la recharge des barrages et la demande de climatisation. Au Pérou, près de 800 municipalités ont été déclarées en état d’urgence face au danger de pluies torrentielles et de glissements de terrain. En Colombie, la capacité du parc thermique à fonctionner à plein régime dépendra de l’approvisionnement en gaz et en combustibles liquides, dans un contexte de tensions financières qui pourraient limiter les achats. La directrice de l’OMM, Celeste Saulo, a rappelé que des prévisions diffusées à temps peuvent « sauver des vies et amortir l’impact sur les économies », un constat partagé par les opérateurs de réseaux et les agences humanitaires qui suivent l’évolution des anomalies de température du Pacifique comme principal indicateur avancé.
| Presse latino-américaine | −0.70 | critical |
|---|---|---|
| Presse indienne et sud-asiatique | −0.20 | neutral |
| Presse arabe Levant-Maghreb | −0.40 | critical |
Le système électrique colombien s'effondre et le pays risque le rationnement si aucune action immédiate n'est prise. Les autorités et les opérateurs avertissent que la confiance dans le système est perdue.
Il accumule une série de facteurs de crise (demande record, maintenance, sécheresse, El Niño) pour créer un sentiment d'urgence et d'inévitabilité du rationnement.
Il ne mentionne pas les impacts spécifiques sur l'Asie et l'Afrique, se concentrant uniquement sur la crise colombienne et latino-américaine.
L'Inde subira la plus grande pression électrique d'El Niño, mais le déficit est minime et gérable. Les énergies renouvelables couvrent près d'un tiers de la demande.
Il minimise la menace en quantifiant le déficit comme un pourcentage infime de la production totale, normalisant le risque.
Il ne mentionne pas la crise électrique en Colombie ni les avertissements de l'ONU sur les effets mondiaux, se limitant à une analyse technique pour l'Inde.
Le Maroc est en urgence caniculaire et la politique doit répondre. L'exemple américain du 'droit à la fraîcheur' montre une voie possible.
Il utilise une question rhétorique pour remettre en question l'inaction politique, en contrastant un exemple concret de politique.
Il ne mentionne pas la crise électrique colombienne ni les effets en Asie, se concentrant sur la canicule au Maroc et la réponse politique.
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